
L'amour. Tout fruit est annoncé par une fleur.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires

Le plus grand charme de l'amour est l'attrait affriandant du fruit défendu.
Eugene Sue dans Mystères de Paris
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Le Roi: La vie est une fleur, l'amour en est le miel.
réplique de Le roi s'amuse, Acte II, Scène 4, scénario de Victor Hugo (1832)
Ajouté par Dan Costinaş
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Le grand flambeau gouverneur de l'année
Le grand flambeau gouverneur de l'année,
Par la vertu de l'enflammée corne
Du blanc thaureau, prez, montz, rivaiges orne
De mainte fleur du sang des princes née.
Puis de son char la rouë estant tournée
Vers le cartier prochain du Capricorne,
Froid est le vent, la saison nue et morne,
Et toute fleur devient seiche et fanée.
Ainsi, alors que sur moy tu etens,
Ô mon Soleil ! tes clercs rayons epars,
Sentir me fais un gracieux printens.
Mais tout soudain que de moy tu depars,
Je sens en moy venir de toutes pars
Plus d'un hyver, tout en un mesme tens.
poésie de Joachim du Bellay
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Il serait indiqué qu'une jolie femme annonce le beau temps, et une laide, le mauvais.
citation de Michel Galabru (2006)
Ajouté par George Budoi
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La chair
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté
Tour à tour vert, mûr et gâté
Que le désir cueille ou ramasse.
Mystérieuse dans sa grâce,
Exquise dans son âcreté,
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté.
Pas un seul homme ne s'en lasse.
Chacun avec avidité
Y mordrait pour l'éternité.
Et pourtant, c'est un feu qui passe,
La chair de femme sèche ou grasse !
poésie de Maurice Rollinat
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La Chair
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté
Tour à tour vert, mûr et gâté
Que le désir cueille ou ramasse.
Mystérieuse dans sa grâce,
Exquise dans son âcreté,
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté.
Pas un seul homme ne s’en lasse.
Chacun avec avidité
Y mordrait pour l’éternité.
Et pourtant, c’est un feu qui passe,
La chair de femme sèche ou grasse !
poésie de Maurice Rollinat
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Déclaration
L'amour que je sens, l'amour qui me cuit,
Ce n'est pas l'amour chaste et platonique,
Sorbet à la neige avec un biscuit;
C'est l'amour de chair, c'est un plat tonique.
Ce n'est pas l'amour des blondins pâlots
Dont le rêve flotte au ciel des estampes.
C'est l'amour qui rit parmi des sanglots
Et frappe à coups drus l'enclume des tempes.
C'est l'amour brûlant comme un feu grégeois.
C'est l'amour féroce et l'amour solide.
Surtout ce n'est pas l'amour des bourgeois.
Amour de bourgeois, jardin d'invalide.
Ce n'est pas non plus l'amour de roman,
Faux, prétentieux, avec une glose
De si, de pourquoi, de mais, de comment.
C'est l'amour tout simple et pas autre chose.
C'est l'amour vivant. C'est l'amour humain.
Je serai sincère et tu seras folle,
Mon coeur sur ton coeur, ma main dans ta main.
Et cela vaut mieux que leur faribole!
C'est l'amour puissant. C'est l'amour vermeil.
Je serai le flot, tu seras la dune.
Tu seras la terre, et moi le soleil.
Et cela vaut mieux que leur clair de lune!
poésie de Jean Richepin
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Prends soin de ton corps comme d’un jardin, de ton cœur comme d’une fleur, abreuve-toi à la source de l’amitié , réchauffe-toi avec les rayons de l’amour, ainsi ta vie sera une récolte de bonheurs!
citation de Michel Dechamplain
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Toi et moi
Pour sauver ce qu'on peut,
Donne ta main si blanche, si froide.
Ne pensons plus d'hier,
Des nuages, des arbres en fleur,
De celle maisonnette là
Qui se cache au bord de la chaleur.
Un écho lointain du bonheur
A cessé déjà sa drôle escapade...
Toi et moi, douloureusement perdus et incertains
Sur les chemins du monde.
Toi et moi parmi les fantaisies et les raisons
En recherchant l'amour profond.
Quand je te vois sourire,
Écouter de Bach les préludes,
Pendant que dans mon cœur
La joie de vivre s'est enfuie,
Je passe à travers le miroir de nos souvenirs
Pour, enfin, encore devenir
L'ombre indivisible qui vainc solitude.
Toi et moi, douloureusement perdus et incertains
Sur les chemins du monde.
Toi et moi parmi les fantaisies et les raisons
En recherchant l'amour profond,
L'amour, l'amour.
chanson interprété par Dmitri Hvorostovski, la musique de Igor Krutoy, vers de Lilia Vinogradova de Deja vu (2009)
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L'Abandonnée
La belle en larmes
Pleure l’abandon de ses charmes
Dont un volage enjôleur
A cueilli la fleur.
Elle sanglote
Au bord de l’onde qui grelotte
Sous les peupliers tremblants,
Pendant que son regard flotte
Et se perd sous les nénufars blancs.
« Adieu ! dit-elle,
Ô toi qui me fus infidèle.
Je t’offre, avant de mourir,
Mon dernier soupir.
Je te pardonne,
Aussi douce que la Madone,
Je te bénis par ma mort.
Le trépas que je me donne,
Pour mon cœur c’est ton amour encor.
Mon souvenir tendre
Sait toujours te voir et t’entendre
Et, par lui, rien n’est effacé
Du bonheur passé.
Nos doux libertinages
Dans les ravins, sous les feuillages,
Au long des ruisseaux tortueux,
Sont encor de claires images
Revenant aux appels de mes yeux.
Ton fruit que je porte
Dans mon ventre de bientôt morte,
C’est toi-même, tes os, ton sang,
Ô mon cher amant !
Traits pour traits, il me semble
Si bien sentir qu’il te ressemble !
Je ne fais donc qu’une avec toi ;
Je me dis que, fondus ensemble,
Tu mourras en même temps que moi. »
Puis, blême et hagarde,
Elle se penche, elle regarde
Le plus noir profond de l’eau
Qui sera son tombeau.
Elle se pâme
Devant le gouffre qui la réclame,
Et dit le nom, en s’y jetant,
De l’homme qu’elle aimait tant
Que, sans lui, son corps n’avait plus d’âme !
poésie de Maurice Rollinat
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L'abondance est le fruit d'une bonne administration.
citation de Jean Jaures
Ajouté par Micheleflowerbomb
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L'amour est comme l'églantine sauvage, l'amitié est comme le houx, le houx est sombre lorsque l'églantine est en fleur, mais lequel fleurit avec le plus de constance?
citation de Emily Bronte
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Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.
citation de Anais Nin
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Le Liseron
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
L’éphémère y suspend son vol
Et la coccinelle s’y glisse.
Le champignon rugueux et lisse
Parfois lui sert de parasol ;
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
Or, quand les champs sont au supplice,
Brûlés par un ciel espagnol,
Il tend toujours son petit bol
Afin que l’averse l’emplisse :
Le liseron est un calice.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Plaisir d’amour
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.
J’ai tout quitté pour l’ingrate Sylvie.
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.
"Tant que cette eau coulera doucement
vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t’aimerai", me répétait Sylvie.
L’eau coule encore. Elle a changé pourtant.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.
poésie de Jean Pierre Claris De Florian (1785)
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Le Miroir
Les Dieux m'aiment, Passant; c'est pourquoi je suis morte
Dans l'éclat parfumé de ma jeunesse en fleur;
Jusqu'au trépas ma joue a gardé sa couleur,
Et mon corps est léger au destin qui l'emporte.
Que le printemps sans moi reparaisse, qu'importe!
Ne crois pas que mon sort mérite quelque pleur.
Parce que, quand viendra l'été lourd de chaleur,
Je ne m'assoirai plus sur le seuil de ma porte.
Je ne regrette rien de la clarté du jour.
J'ai vu ta face, ô Mort, et ton visage, Amour!
A qui fut doux l'amour, la mort n'est pas cruelle.
Je descends vers le Styx et non vers le Léthé,
Car, pour me souvenir que, là-haut, je fus belle,
N'ai-je point le miroir où riait ma beauté?
poésie de Henri de Régnier de Le Médaillier (1923)
Ajouté par anonyme
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Ballade de la grosse Margot
Se j'aime et sers la belle de bon hait.
M'en devez-vous tenir ne vil ne sot?
Elle a en soi des biens à fin souhait.
Pour son amour ceins bouclier et passot;
Quand viennent gens, je cours et happe un pot,
Au vin m'en vois, sans démener grand bruit;
Je leur tends eau, fromage, pain et fruit.
S'ils payent bien, je leur dis que "bien stat;
Retournez ci, quand vous serez en ruit,
En ce bordeau où tenons notre état."
Mais adoncques il y a grand déhait
Quand sans argent s'en vient coucher Margot;
Voir ne la puis, mon coeur à mort la hait.
Sa robe prends, demi-ceint et surcot,
Si lui jure qu'il tendra pour l'écot.
Par les côtés se prend cet Antéchrist,
Crie et jure par la mort Jésus-Christ
Que non fera. Lors empoigne un éclat;
Dessus son nez lui en fais un écrit,
En ce bordeau où tenons notre état.
Puis paix se fait et me fait un gros pet,
Plus enflé qu'un velimeux escarbot.
Riant, m'assied son poing sur mon sommet,
"Go! go!" me dit, et me fiert le jambot.
Tous deux ivres, dormons comme un sabot.
Et au réveil, quand le ventre lui bruit,
Monte sur moi que ne gâte son fruit.
Sous elle geins, plus qu'un ais me fais plat,
De paillarder tout elle me détruit,
En ce bordeau où tenons notre état.
Vente, grêle, gèle, j'ai mon pain cuit.
Ie suis paillard, la paillarde me suit.
Lequel vaut mieux? Chacun bien s'entresuit.
L'un l'autre vaut; c'est à mau rat mau chat.
Ordure aimons, ordure nous assuit;
Nous défuyons honneur, il nous défuit,
En ce bordeau où tenons notre état.
poésie de Francois Villon
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Ô marâtre nature
Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien,
De ne m'avoir plus sage ou plus heureux fait naître),
Pourquoi ne m'as-tu fait de moi-même le maître,
Pour suivre ma raison et vivre du tout mien ?
Je vois les deux chemins, et ce mal, et de bien :
Je sais que la vertu m'appelle à la main dextre,
Et toutefois il faut que je tourne à semestre,
Pour suivre un traître espoir, qui m'a fait du tout sien.
Et quel profit en ai-je ? O belle récompense !
Je me suis consumé d'une vaine dépense,
Et n'ai fait autre acquêt que de mal et d'ennui.
L'étranger recueillit le fruit de mon service,
je travaille mon corps d'un indigne exercice,
Et porte sur mon front la vergogne d'autrui.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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La Chanson des yeux
J’aime tes yeux d’azur qui, tout pailletés d’or,
Ont une lueur bleue et blonde,
Tes yeux câlins et clairs où le rêve s’endort,
Tes grands yeux bougeurs comme l’onde.
Jusque dans leurs regards savants et nuancés,
Si doux qu’ils te font deux fois femme,
Ils reflètent le vol de tes moindres pensers
Et sont les vitres de ton âme.
Dans la rue on subit leur charme ensorceleur ;
Ils étonnent sur ton passage,
Car ils sont plus jolis et plus fleurs que la fleur
Que tu piques à ton corsage.
Oui, tes yeux sont si frais sous ton large sourcil,
Qu’en les voyant on se demande
S’ils n’ont pas un arôme harmonieux aussi,
Tes longs yeux fendus en amande.
Dans le monde on les voit pleins de morosité,
Ils sont distraits ou sardoniques
Et n’ont pour me parler amour et volupté
Que des œillades platoniques ;
Mais, tout seuls avec moi sous les rideaux tremblants,
Ils me font te demander grâce,
Et j’aspire, enlacé par tes petits bras blancs,
Ce qu’ils me disent à voix basse.
poésie de Maurice Rollinat
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La Loutre
Bâillez donc à fleur d’eau, vieilles carpes d’étang,
Puisque j’ai résolu d’exterminer la loutre.
Je viens de décrocher mon fusil de sa poutre
Pour vous sauver la vie, à vous que j’aime tant.
Je m’embusque et j’épie, ému, le cœur battant
Vite et fort sous l’habit de chasseur qui m’accoutre.
Bâillez donc à fleur d’eau, vieilles carpes d’étang,
Puisque j’ai résolu d’exterminer la loutre.
La voici près du bord, elle va furetant…
Oh ! la gueuse ! elle est ronde et pleine comme une outre.
Visons bien ! car je veux la percer d’outre en outre…
Et je tire ! Elle roule !… Oh ! que je suis content !
Bâillez donc à fleur d’eau, vieilles carpes d’étang !
poésie de Maurice Rollinat
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