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Mikhaïl Kouzmine

A quelle distance du tyran lui paraîtrai-je un grand homme tandis que lui me paraîtra un bouffon?

aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie BenechSignalez un problèmeDes citations similaires
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Des citations similaires

Valeriu Butulescu

J'ai ri quand j'ai vu le visage grave du bouffon.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
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Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines

Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines
Pour couvrir leur traïson d'une humble privauté,
Ni pour masquer leur teint d'une fausse beauté,
Me fassent oublier nos nymphes angevines.

L'angevine douceur, les paroles divines,
L'habit qui ne tient rien de l'impudicité,
La grâce, la jeunesse et la simplicité
Me dégoûtent, Bouju, de ces vieilles Alcines.

Qui les voit par-dehors ne peut rien voir plus beau,
Mais le dedans ressemble au dedans d'un tombeau,
Et si rien entre nous moins honnête se nomme.

O quelle gourmandise ! ô quelle pauvreté !
O quelle horreur de voir leur immondicité !
C'est vraiment de les voir le salut d'un jeune homme.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Une odeur délicieuse portée par une personne détestable nous paraitra épouvantable et vice et versa.

citation de Serge LutensSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Mikhaïl Kouzmine

Un tyran aussi a des parents: c’est le peuple.

aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie BenechSignalez un problèmeDes citations similaires
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On ne peut rien déchiffrer, ni comprendre, sans tenir à distance : la vérité n’apparaît que dans l’éloignement.

aphorisme de François VaucluseSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Dans l'étable

Quelle paix ont les araignées
Aux solives comme aux carreaux !
Ici, des ais de tombereaux,
Là, des pioches et des cognées.

Je viens d’échanger des poignées
De main avec les pastoureaux;
Quelle paix ont les araignées
Aux solives comme aux carreaux !

Sur des litières bien soignées
Je vois ruminer les taureaux
Qui parfois entre les barreaux
Passent leurs têtes refrognées.
— Quelle paix ont les araignées !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Fuir les problèmes ne fait qu’augmenter la distance de la solution. La meilleure façon d’échapper à tes problèmes est de les résoudre.

citation de Annu TiwariSignalez un problèmeDes citations similaires
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Charles Baudelaire

La Rançon

L'homme a, pour payer sa rançon,
Deux champs au tuf profond et riche,
Qu'il faut qu'il remue et défriche
Avec le fer de la raison;

Pour obtenir la moindre rose,
Pour extorquer quelques épis,
Des pleurs salés de son front gris
Sans cesse il faut qu'il les arrose.

L'un est l'Art, et l'autre l'Amour.
— Pour rendre le juge propice,
Lorsque de la stricte justice
Paraîtra le terrible jour,

Il faudra lui montrer des granges
Pleines de moissons, et des fleurs
Dont les formes et les couleurs
Gagnent le suffrage des Anges.

poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du malSignalez un problèmeDes citations similaires
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William Shakespeare

Premier paysan: Peste soit de l’enragé farceur! Un jour il m’a versé un flacon de vin du Rhin sur la tête! Ce même crâne, monsieur, était le crâne de Yorick, le bouffon du roi.

réplique de Hamlet, Acte V, Scène 1, scénario de William Shakespeare (1599), traduction par François-Victor HugoSignalez un problèmeDes citations similaires
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A l'inaccessible

Argile toujours vierge, inburinable airain,
Magicien masqué plus tyran que la femme,
Art ! Terrible envoûteur qui martyrise l'âme,
Railleur mystérieux de l'esprit pèlerin !

Il n'est pas de poète insoumis à ton frein
Et tous ceux dont la gloire ici-bas te proclame
Savent que ton autel épuisera leur flamme
Et qu'ils récolteront ton mépris souverain.

Rageuse inquiétude et patience blême
Usent leurs ongles d'or à fouiller ton problème ;
L'homme évoque pourtant ton mirage moqueur ;

Longuement il te cherche et te poursuit sans trêve,
Abîme où s'engloutit la tendresse du coeur,
Zénith où cogne en vain l'avidité du rêve !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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À l'Inaccessible

Argile toujours vierge, inburinable airain,
Magicien masqué plus tyran que la femme,
Art ! Terrible envoûteur qui martyrise l’âme,
Railleur mystérieux de l’esprit pèlerin !

Il n’est pas de poète insoumis à ton frein :
Et tous ceux dont la gloire ici-bas te proclame
Savent que ton autel épuisera leur flamme
Et qu’ils récolteront ton mépris souverain.

Rageuse inquiétude et patience blême
Usent leurs ongles d’or à fouiller ton problème ;
L’homme évoque pourtant ton mirage moqueur ;

Longuement il te cherche et te poursuit sans trêve,
Abîme où s’engloutit la tendresse du cœur,
Zénith où cogne en vain l’avidité du rêve !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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L'Ensevelissement

On sonna fort. J’allai bien vite ouvrir la porte,
Et je vis un grand coffre horriblement oblong
Près duquel se tenait un petit homme blond,
Qui me dit : « Monsieur, c’est la bière que j’apporte.

Et je baignai de pleurs la pauvre face morte,
Tandis que les porteurs entraient par le salon.
Au dehors, un voisin raclait du violon,
Et les oiseaux chantaient : ― « Diable ! l’odeur est forte ! »

Dit l’un des hommes noirs. ― « Y sommes-nous ? ― Vas-y !
Répliqua l’autre. ― Hélas ! Et le corps fut saisi,
Et l’on allait fermer la boîte mortuaire,

Quand tous deux, avec une inoubliable voix,
Me dirent en pinçant l’un des bouts du suaire :
« Voulez-vous le revoir une dernière fois ?

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Charles Baudelaire

Don Juan aux enfers

Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine
Et lorsqu'il eut donné son obole à Charon,
Un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène,
D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron.

Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes,
Des femmes se tordaient sous le noir firmament,
Et, comme un grand troupeau de victimes offertes,
Derrière lui traînaient un long mugissement.

Sganarelle en riant lui réclamait ses gages,
Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant
Montrait à tous les morts errant sur les rivages
Le fils audacieux qui railla son front blanc.

Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire,
Près de l'époux perfide et qui fut son amant,
Semblait lui réclamer un suprême sourire
Où brillât la douceur de son premier serment.

Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre
Se tenait à la barre et coupait le flot noir;
Mais le calme héros, courbé sur sa rapière,
Regardait le sillage et ne daignait rien voir.

poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du malSignalez un problèmeDes citations similaires
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Mihai Eminescu

Quelle âme triste

Quelle âme triste m’ont donné
A porter mes parents,
Si elle a pu, sans protester,
Souffrir en secret si longtemps?
Quelle âme triste et sans ressort,
Ame de metal mort,
Si apres tant de coups du sort
Elle ne sait qu’espérer encore?
Ne sent-elle pas qu’elle est damnée
Et condamnée a desirer?
Venez, ô vagues de la mer,
Venez m’arracher a la terre!

poésie de Mihai Eminescu, traduction par Jean-Louis CourriolSignalez un problèmeDes citations similaires
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Iulia Hașdeu

Au bord de la mer

Bonsoir, amis, bonsoir, au pâle clair de lune,
Aux cris plaintifs du vent parmi la forêt brune,
Aux soupirs de la brise inclinant les roseaux,
Aux sourds mugissements du flot qui bat la grève,
Bonsoir! Le voyageur qui s’arrête et qui rêve
En écoutant la voix des eaux,

Seul, nocturne pêcheur, debout sur le roc sombre,
Regarde vers le ciel plein d’étoiles sans nombre;
Et tandis que ses yeux plongent au firmament,
Il peut se demander quelle est cette romance
Que la mer chante au ciel, achève et recommence,
Recommence éternellement!

Avez-vous entendu, quand la nuit est sans voiles,
La vaste mer chanter sa chanson aux étoiles?
Quelle musique, amis! Dieu parle en cette voix.
Sublime créateur de l’infini – son monde –
Dieu prête à l’océan cette basse profonde
Et l’océan chante ses lois.

Bonsoir, amis! Ce Dieu, par qui le flot murmure,
Par qui tout prend naissance et vit dans la nature,
Qui fit ce qu’on ne peut ni comprendre, ni voir,
Comme les flots des mers, comme les choeurs des anges,
Bénissez-le sans cesse et chantez ses louanges.
Au clair de lune, amis, bonsoir!

poésie de Iulia Hașdeu de ConfidencesSignalez un problèmeDes citations similaires
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Les Vieux Chevaux

Je suis plein de respect pour la bête de somme,
Et, pour moi, l’âne maigre et les chevaux poussifs
Marchant devant le maître affreux qui les assomme,
Sont de grands parias, résignés et pensifs.

Aux champs, dans leur jeunesse, aussi dodus qu’ingambes,
Ils avaient du foin vert, ils avaient du répit.
Ils traînent maintenant leur vieux corps décrépit,
Le séton au poitrail, et l’écorchure aux jambes.

Ils déferrent leur corne à force de tirer,
Pleins d’ulcères hideux que viennent lacérer
Les lanières du fouet et les mouches féroces.

Et l’homme, ce tyran qu’irrite la douceur,
Les flagelle à deux mains, en hurlant : « Boitez, rosses,
« Mais vous me servirez jusqu’à l’équarisseur ! »

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Le plus grand besoin de l'homme est de donner un sens à sa vie et de lui prêter un but.

citation de Viktor FranklSignalez un problèmeDes citations similaires
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Napoleon Bonaparte

L'homme n'est jamais si grand qu'à genoux devant Dieu.

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Napoleon Bonaparte

Le sot a un grand avantage sur l'homme d'esprit ; il est toujours content de lui-même.

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Un déjeuner champêtre

La Justice tardant à faire la levée
Du cadavre lardé de coups,
Les gendarmes, là-bas, mangent sur leurs genoux,
En attendant son arrivée.

L’énorme assassiné que la vermine mange
Repose encore assez loin d’eux.
Il dort au fond du val son gisement hideux
Entre quatre grands murs de grange.

Pourtant, de leur côté, passe claquante et lourde
Une brise d’orage où poind
La puanteur subtile et de moins en moins sourde
Que le corps souffle de son coin.

Puis, le miasme épaissit, substituant son goût
À celui de leurs victuailles :
Ils mangent du cadavre exhalant coup sur coup
Tout le poison de ses entrailles.

« Ma foi ! moi j’n’y tiens plus ! dit le grand au petit :
Qui diable aurait jamais cru qu’à pareill’ distance
Ça s’rait v’nu jusque-là nous couper l’appétit ? »
L’autre répond : « Pour moi ça n’a pas d’importance !

C’est vrai que l’vent, complic’ du mort,
Pour l’instant promène un peu fort
Le désagrément d’son haleine,

Mais, on s’y habitue à la fin…
Et, ma foi, tant pis ! j’ai si faim
Que j’mang’rai ma part et la tienne ! »

Le voiturier qui vient, un grave et vieux barbon,
Conclut : « Ell’ s’en fout la nature,
Q’ça sent’ mauvais ou q’ça sent’ bon !
La terr’ donn’ des fleurs et r’çoit d’la pourriture.

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