
Respectons les vers! Ils nous sont supérieurs dans la chaîne alimentaire.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Des citations similaires
L'empathie, qui pour certains est un fardeau, ou même une marque de faiblesse, sait se différencier de la compassion qui n'est qu'éphémère. L'empathie se trouve en chacun de nous et fait de nous en partie ce que nous sommes car ses aspects, les bons comme les mauvais démontre notre force de vie. Reniez la, et vous plongerez dans l'indifférence collective. L'accepter c'est faire un pas vers l'acceptation de soit.
citation de Samuel Hornberg
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre.
Henry Miller dans Dimanche après la guerre
Ajouté par Simona Enache
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Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.
Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.
- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
poésie de Paul Verlaine de Fêtes galantes (1869)
Ajouté par Dan Costinaş
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Nous sommes comme les nuages. Ils passent et se mélangent, se fondent les uns dans les autres. Nous ne nous survivrons pas. Nous ne pouvons nous accrocher à rien.
Bernardo Carvalho dans Les ivrognes et les somnambules (1996), traduction par Maryvonne Lapouge-Pettorelli
Ajouté par Dan Costinaş
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La grecque poésie orgueilleuse se vante
La grecque poésie orgueilleuse se vante
Du los* qu'à son Homère Alexandre donna,
Et les vers que César de Virgile sonna,
La latine aujourd'hui les chante et les rechante.
La française qui n'est tant que ces deux savante,
Comme qui son Homère et son Virgile n'a,
Maintient que le laurier qui François couronna
Baste seul pour la rendre à tout jamais vivante.
Mais les vers qui l'ont mise encore en plus haut prix
Sont les vôtres, Madame, et ces divins écrits
Que mourant nous laissa la reine votre mère.
Ô poésie heureuse, et bien digne des rois,
De te pouvoir vanter des écrits navarrois,
Qui t'honorent trop plus qu'un Virgile ou Homère !
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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La Chanson des amoureuses
Nos soupirs s’en vont dans la tombe
Comme des souffles dans la nuit,
Et nos plaintes sont un vain bruit
Comme celles de la colombe.
Tout prend son vol et tout retombe,
Tout s’enracine et tout s’enfuit !
Nos soupirs s’en vont dans la tombe
Comme des souffles dans la nuit.
C’est toujours la mort qui surplombe
Le nouvel amour qui séduit,
Et pas à pas, elle nous suit
Dans la volupté qui nous plombe.
Nos soupirs s’en vont dans la tombe.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Le rythme de vie
Je marche dans le rythme entraînant de la musique,
Je vis dans le rythme vibrant de la ville,
Je me déplace dans le rythme mystérieux de la vie.
Mais ton rythme n’est pas le mien
Ni le sien ,
Bien que nous nous synchronisons parfois ...
Je respire dans le rythme passionnant de la danse,
Je pense dans le rythme alerte de son pas
Je regarde le rythme de la vie de ceux qui m’entourent
Différent du sien et du tien
Et cependant synchro avec le rythme sans interruption des jours
qui se succèdent l'un après d'autre.
Nous combattons dans le tourbillon impressionnant de la vie
Nous vibrons pour chaque seconde gagnée,
Nous courons après les mirages dans le désert ,
Que nous nous choisissons comme une réalité idéale
Mais ma fille Morgane n'est pas la même que la tienne,que la sienne
Et sûr que toujours touche l'une ou l'autre, mais jamais toutes...
poésie de Cornelia Păun Heinzel (29 mars 2014)
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Bien que nous voyageons dans le monde entier pour trouver la beauté, nous devons la porter en nous, ou nous ne la trouverons pas.
citation de Ralph Waldo Emerson
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La Conscience
La Conscience voit dans nous
Comme le chat dans les ténèbres.
Tous ! les obscurs et les célèbres,
L’impie et le moine à genoux,
Nous cachons en vain nos dessous
À ses regards froids et funèbres !
La Conscience voit dans nous
Comme le chat dans les ténèbres.
Tant que l’Esprit n’est pas dissous,
Et que le sang bat les vertèbres,
Elle déchiffre nos Algèbres,
Et plonge au fond de nos remous.
La Conscience voit dans nous !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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On ne doit jamais être aveuglé par cette philosophie futile qui prétend qu'on est que les infortunés victimes de notre héritage, de notre propre expérience de vie et de notre environnement - que ce sont là les seules forces qui prennent des décisions pour nous. Là n'est pas la voie vers la liberté. On doit croire qu'on peut vraiment choisir.
citation de Bill Wilson
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Les chorégraphes ne sont pas des créateurs. Nous sommes des chercheurs. À chaque musique correspond une danse. Nous nous efforçons de la trouver. La danse est faite pour les femmes. Les hommes devraient rester à la maison et faire la cuisine.
citation de George Balanchine
Ajouté par Simona Enache
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La plupart des êtres sont assoupis et l’ignorent. Ils sont nés endormis. Ils vivent dans leur sommeil et meurent sans même se rendre compte qu’ils ont passé leur vie endormis. Ils ne saisissent jamais le charme et la beauté de cette aventure que nous appelons l’existence.
citation de Anthony de Mello
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Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los
Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los,
Et si le mien encor tu ne dédaignes dire,
D'être enclos en mes vers ton honneur ne désire,
Et par là je ne cherche en tes vers être enclos.
Laissons donc, je te prie, laissons causer ces sots,
Et ces petits galants, qui, ne sachant que dire,
Disent, voyant Ronsard et Bellay s'entr'écrire,
Que ce sont deux mulets qui se grattent le dos.
Nos louanges, Ronsard, ne font tort à personne :
Et quelle loi défend que l'un à l'autre en donne,
Si les amis entre eux des présents se font bien ?
On peut comme l'argent trafiquer la louange,
Et les louanges sont comme lettres de change,
Dont le change et le port, Ronsard, ne coûte rien.
poésie de Joachim du Bellay
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Bonheur ou malheur sont l'expression de ce que nous sommes, non le résultat de ce que nous avons.
citation de Arnaud Desjardins
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Nous descendons vers certains idéaux.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Nous ne voyons jamais les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes.
citation de Anais Nin
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Le forgeron
Dans sa forge aux murs bas d'où le jour va s'enfuir.
Haut, roide, et sec du cou, des jambes et du buste,
Il tire, mécanique, en tablier de cuir,
La chaîne d'acier clair du grand soufflet robuste.
Il regarde fourcher, rougeoyer et bleuir
Les langues de la flamme en leur fourneau tout fruste,
Et voici que des glas tintent sinistres... juste :
Le crépuscule alors vient de s'évanouir.
Croisant ses maigres bras poilus,
Il songe à celle qui n'est plus.
Dans ses yeux creux des larmes roulent.
Et le brasier dont il reluit,
Sur sa joue osseuse les cuit
A mesure qu'elles y coulent.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Forgeron
Dans sa forge aux murs bas d’où le jour va s’enfuir,
Haut, roide, et sec du cou, des jambes et du buste,
Il tire, mécanique, en tablier de cuir,
La chaîne d’acier clair du grand soufflet robuste.
Il regarde fourcher, rougeoyer et bleuir
Les langues de la flamme en leur fourneau tout fruste,
Et voici que des glas tintent sinistres... juste :
Le crépuscule alors vient de s’évanouir.
Croisant ses maigres bras poilus,
Il songe à celle qui n’est plus.
Dans ses yeux creux des larmes roulent.
Et le brasier dont il reluit,
Sur sa joue osseuse les cuit
À mesure qu’elles y coulent.
poésie de Maurice Rollinat
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Cependant que tu suis le lièvre par la plaine
Cependant que tu suis le lièvre par la plaine,
Le sanglier par les bois et le milan par l'air,
Et que voyant le sacre ou l'épervier voler,
Tu t'exerces le corps d'une plaisante peine,
Nous autres malheureux suivons la cour romaine,
Ou, comme de ton temps, nous n'oyons plus parler
De rire, de sauter, de danser et baller,
Mais de sang, et de feu, et de guerre inhumaine.
Pendant, tout le plaisir de ton Gorde et de moi,
C'est de te regretter et de parler de toi,
De lire quelque auteur ou quelque vers écrire.
Au reste, mon Dagaut, nous n'éprouvons ici
Que peine, que travail, que regret et souci,
Et rien, que Le Breton, ne nous peut faire rire,
poésie de Joachim du Bellay
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Après avoir longtemps erré sur le rivage
Après avoir longtemps erré sur le rivage
Où l'on voit lamenter tant de chétifs de cour,
Tu as atteint le bord où tout le monde court,
Fuyant de pauvreté le pénible servage.
Nous autres cependant, le long de cette plage,
En vain tendons les mains vers le nautonnier sourd,
Qui nous chasse bien loin ; car, pour le faire court,
Nous n'avons un quatrain pour payer le naulage.
Ainsi donc tu jouis du repos bienheureux,
Et comme font là -bas ces doctes amoureux,
Bien avant dans un bois te perds avec ta dame :
Tu bois le long oubli de tes travaux passés,
Sans plus penser en ceux que tu as délaissés,
Criant dessus le port ou tirant à la rame.
poésie de Joachim du Bellay
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