Le passé détient les clefs du présent. Chaque chapitre de l’évolution influence et laisse ses traces sur les chapitres suivants. Cela s’applique aussi bien à la personnalité humaine qu’à l’univers dans son ensemble.
citation de Hubert Reeves
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Des citations similaires
Quantique. – Dans l’univers des textes, l’aphorisme est bien une particule chargée. – Cet univers devient donc une parcelle de chaque aphorisme.
aphorisme de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.
citation de Albert Einstein
Ajouté par Vasiloiu Valerica
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Chaque fragment est une part de l’Univers. – Donc l’Univers est une part de chaque lettre.
aphorisme de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres.
citation de Boris Cyrulnik
Ajouté par Micheleflowerbomb
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L'auteur dans son oeuvre doit être comme dieu dans l'univers, présent partout et visible nulle part.
citation de Gustave Flaubert
Ajouté par Doina Maria Tudor
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Imaginez un monde dans lequel chaque personne pourrait partager librement l'ensemble des connaissances humaines.
Jimmy Wales dans Wikimedia Foundation
Ajouté par Dan Costinaş
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Vivre en pleine conscience, ralentir son pas et goûter chaque seconde et chaque respiration, cela suffit.
citation de Thich Nhat Hanh
Ajouté par Micheleflowerbomb
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En réalité, il n'existe pas ni parenté, ni amitié, ni même hostilité entre la religion et la vraie science: elles vivent sur des planètes différentes. Toute philosophie qui laisse une queue de comète religieuse s'allumer dans l'obscurité de ses perspectives ultimes donne à suspecter toute la part d'elle-même qu'elle présente comme science: tout cela aussi, on s'en doute, est de la religion, quoique parée des pompes de la science.
Friedrich Nietzsche dans Humain, trop humain
Ajouté par Simona Enache
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La roue de moulin
Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.
Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l'eau s'enfourne.
Puis, à mesure qu'il s'éteint,
Des tons de l'astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.
Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l'air de brasser une hécatombe humaine !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La Roue de moulin
Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.
Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l’eau s’enfourne.
Puis, à mesure qu’il s’éteint,
Des tons de l’astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.
Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l’air de brasser une hécatombe humaine !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Le présent n'est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l'action.
citation de Simone de Beauvoir
Ajouté par Simona Enache
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Changer, c'est une loi de l'existence. Ceux qui ne regardent que le passé et le présent peuvent être certains de louper le futur.
citation de John F. Kennedy
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Le verbe aimer est difficile à conjuguer: son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel.
citation de Jean Cocteau
Ajouté par Simona Enache
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Le Chasseur en soutane
Il tire aussi bien qu’il pérore,
Le grand curé sec et rustaud.
— Pour s’en aller chasser plus tôt,
Il dit sa messe dès l’aurore.
Ce n’est pas en vain qu’il explore
Le bois, la brande et le plateau !
Il tire aussi bien qu’il pérore,
Le grand curé sec et rustaud.
Mais son tricorne qu’il décore
D’une plume de cailleteau
Se profile au flanc du coteau.
Un coup part !… C’est un lièvre encore.
Il tire aussi bien qu’il pérore.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Le secret de la santé, mentale et physique, c'est de ne pas se lamenter sur le passé, de ne pas se préoccuper du futur, mais de vivre le présent de façon sage et sérieuse.
citation de Boudha
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Les Deux Poitrinaires
La brise en soupirant caresse l’herbe haute.
Tous les deux, bouche ouverte, ils marchent côte à côte,
Dos voûté, cou fluet ;
Près d’une haie en fleurs où l'ébène des mûres
Luit dans le fouillis vert des mignonnes ramures,
Ils vont, couple muet.
Ils ont la face blanche et les pommettes rouges ;
Comme les débauchés qui vivent dans les bouges
On les voit chanceler.
Leur œil vaguement clair dans un cercle de bistre
A cette fixité nonchalante et sinistre
Qui vous fait reculer.
Ils ont une toux sèche, aiguë, intermittente.
Elle, après chaque accès, est toute palpitante,
Et lui, crache du sang !
Et l'on flaire la mort à ces poignants symptômes,
Et l’aspect douloureux de ces vivants fantômes
Opprime le passant.
Ils se serrent les mains dans une longue étreinte
Avec le tremblement de la pudeur contrainte
Se choquant au désir,
Et pour mieux savourer l’amour qui les enfièvre,
L’une à l’autre parfois se colle chaque lèvre,
Folles de se saisir.
Autour d’eux tout s’éveille et songe à se refaire.
Homme et bête à plein souffle aspirent l’atmosphère,
Rajeunis et contents.
Tout germe et refleurit ; eux, ils sont chlorotiques ;
Tout court ; et chaque pas de ces pauvres étiques
Les rend tout haletants.
Eux seuls font mal à voir, les amants poitrinaires
Avec leurs regards blancs comme des luminaires,
Et leur maigre longueur ;
Je ne sais quoi de froid, d’étrange et de torpide
Sort de ce couple errant, hagard, presque stupide
À force de langueur.
Et pourtant il leur faut l’amour et ses morsures !
Dépravés par un mal, aiguillon des luxures,
Ils avancent leur mort ;
Et le suprême élan de leur force brisée
S’acharne à prolonger dans leur chair épuisée
Le frisson qui les tord.
Se posséder ! Pour eux que la tristesse inonde,
C’est l’oubli des douleurs pendant une seconde,
C’est l’opium d’amour !
Ils se sentent mourir avec béatitude
Dans ce spasme sans nom dont ils ont l’habitude,
Jour et nuit, nuit et jour !
Ensemble ils ont passé par les phases funèbres
Où les nœuds acérés de leurs frêles vertèbres
Leur ont crevé la peau ;
Ensemble ils ont grincé de la même torture :
Donc, ils veulent payer ensemble à la nature
L’inévitable impôt.
Et le gazon muet, quoique plein d’ironies,
Va voir l’accouplement de ces deux agonies
Naître et se consommer ;
Et les profonds échos répéteront les râles
De ces deux moribonds dont les lèvres si pâles
Revivent pour aimer !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Route
Si tu attends le "Z" du présent
Tu seras fatigué à la fin de
parce que tu es allé par l'alphabet entier.
Tu verras le premier "A" inconsciemment prononcé
Perdu dans l’infini des souvenirs,
comme les gouttes de pleurs
Dans la coupe pleine de ce liquide incolore du présent.
Pensées inachevées qui flotteront chaotiques dans le néant,
Après que tout deviendra confus, absurde,
Dans un amalgame d'images, de sensations, de rêves, de sentiments...
poésie de Cornelia Păun Heinzel de Le Capital des Mots (4 août 2013)
Ajouté par Cornelia Păun Heinzel
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Je ne veux point fouiller au sein de la nature
Je ne veux point fouiller au sein de la nature,
Je ne veux point chercher l'esprit de l'univers,
Je ne veux point sonder les abîmes couverts,
Ni dessiner du ciel la belle architecture.
Je ne peins mes tableaux de si riche peinture,
Et si hauts arguments ne recherche à mes vers :
Mais suivant de ce lieu les accidents divers,
Soit de bien, soit de mal, j'écris à l'aventure.
Je me plains à mes vers, si j'ai quelque regret :
Je me ris avec eux, je leur dis mon secret,
Comme étant de mon coeur les plus sûrs secrétaires.
Aussi ne veux-je tant les peigner et friser,
Et de plus braves noms ne les veux déguiser
Que de papiers journaux ou bien de commentaires.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Je ne me décourage pas, car chaque tentative infructueuse qu'on laisse derrière soi constitue un autre pas en avant.
citation de Thomas Edison
Ajouté par Micheleflowerbomb
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L'Abandonnée
La belle en larmes
Pleure l’abandon de ses charmes
Dont un volage enjôleur
A cueilli la fleur.
Elle sanglote
Au bord de l’onde qui grelotte
Sous les peupliers tremblants,
Pendant que son regard flotte
Et se perd sous les nénufars blancs.
« Adieu ! dit-elle,
Ô toi qui me fus infidèle.
Je t’offre, avant de mourir,
Mon dernier soupir.
Je te pardonne,
Aussi douce que la Madone,
Je te bénis par ma mort.
Le trépas que je me donne,
Pour mon cœur c’est ton amour encor.
Mon souvenir tendre
Sait toujours te voir et t’entendre
Et, par lui, rien n’est effacé
Du bonheur passé.
Nos doux libertinages
Dans les ravins, sous les feuillages,
Au long des ruisseaux tortueux,
Sont encor de claires images
Revenant aux appels de mes yeux.
Ton fruit que je porte
Dans mon ventre de bientôt morte,
C’est toi-même, tes os, ton sang,
Ô mon cher amant !
Traits pour traits, il me semble
Si bien sentir qu’il te ressemble !
Je ne fais donc qu’une avec toi ;
Je me dis que, fondus ensemble,
Tu mourras en même temps que moi. »
Puis, blême et hagarde,
Elle se penche, elle regarde
Le plus noir profond de l’eau
Qui sera son tombeau.
Elle se pâme
Devant le gouffre qui la réclame,
Et dit le nom, en s’y jetant,
De l’homme qu’elle aimait tant
Que, sans lui, son corps n’avait plus d’âme !
poésie de Maurice Rollinat
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