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Valeriu Butulescu

De la rčgle endormie naissent les exceptions.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Des citations similaires

Valeriu Butulescu

De l'opposition des paumes naissent les applaudissements.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Richelieu

Les grands embrasements naissent de petites étincelles.

Richelieu dans Testament politiqueSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Les hommes naissent libres et égaux. Puis certains se marient...

citation de Michel Galabru (2006)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par George Budoi
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Anatole France

Tant qu'on a pas aimé un animal, une partie de notre âme reste endormie.

citation de Anatole FranceSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Lilian
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Le Tunnel

Au milieu d’un tunnel profond comme le vide,
Où l’horreur et la nuit pendent leurs attirails,
Une femme, tordant sa nudité livide,
Est couchée en travers sur les terribles rails.

La voûte et les murs froids, pleins de larmes funèbres,
Écoutent s’étouffer de longs cris surhumains ;
Et coupé par le vent qui court dans ces ténèbres,
Un homme est là qui grince en se frottant les mains.

Tout à coup, un bruit sourd et deux prunelles rouges
Naissent à l’horizon. — « Misérable ! tu bouges,
« Tu geins, et tu te mords ; mais, le train marche, lui !

« La descente le pousse et le retard l’active !
« Entends-tu le sifflet de la locomotive ?... »
Et la campagne dort et la lune reluit.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Le Chemin aux merles

Voici que la rosée éparpille ses perles
Qui tremblent sous la brise aux feuilles des buissons.
— Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles !
Car, dans les chemins creux où sifflotent les merles,
Et le long des ruisseaux qui baignent les cressons,
La fraîcheur du matin m’emplit de gais frissons.

Mystérieuse, avec de tout petits frissons,
La rainette aux yeux noirs et ronds comme des perles,
S’éveille dans la flaque, et franchit les cressons,
Pour aller se blottir aux creux des verts buissons,
Et mêler son chant rauque au sifflement des merles.
— Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles !

— Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles
Sous l’arceau de verdure où passent des frissons,
J’ai pour me divertir le bruit que font les merles,
Avec leur voix aiguë égreneuse de perles !
Et de même qu’ils sont les rires des buissons,
La petite grenouille est l’âme des cressons.

La libellule vibre aux pointes des cressons.
— Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles !
Le soleil par degrés attiédit les buissons,
Déjà sur les talus l’herbe a de chauds frissons,
Et les petits cailloux luisent comme des perles ;
La feuillée est alors toute noire de merles !

C’est à qui sifflera le plus parmi les merles !
L’un d’eux, s’aventurant au milieu des cressons,
Bat de l’aile sur l’eau qui s’en égoutte en perles ;
— Vague du spleen, en vain contre moi tu déferles !
Et le petit baigneur fait courir des frissons
Dans la flaque endormie à l’ombre des buissons.

Mais un lent crépuscule embrume les buissons ;
Avec le soir qui vient, le sifflement des merles
Agonise dans l’air plein d’étranges frissons ;
Un souffle humide sort de la mare aux cressons :
O spleen, voici qu’à flots dans mon cœur tu déferles !
Toi, nuit ! tu n’ouvres pas ton vaste écrin de perles !

Pas de perles au ciel ! le long des hauts buissons,
Tu déferles, noyant d’obscurité les merles
Et les cressons ! — Je rentre avec de noirs frissons !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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La Morte embaumée

Pour arracher la morte aussi belle qu’un ange
Aux atroces baisers du ver,
Je la fis embaumer dans un boîte étrange.
C’était par une nuit d’hiver :

On sortit de ce corps glacé, roide et livide,
Ses pauvres organes défunts,
Et dans ce ventre ouvert aussi saignant que vide
On versa d’onctueux parfums,

Du chlore, du goudron et de la chaux en poudre ;
Et quand il en fut tout rempli,
Une aiguille d’argent réussit à le coudre
Sans que la peau fit un seul pli.

On remplaça ses yeux où la grande nature
Avait mis l’azur de ses ciels
Et qu’aurait dévorés l’infecte pourriture,
Par des yeux bleus artificiels.

L’apothicaire, avec une certaine gomme,
Parvint à la pétrifier ;
Et quand il eut glapi, gai, puant le rogomme :
« Ça ne peut se putréfier !

« J’en réponds. Vous serez troué comme un vieil arbre
« Par les reptiles du tombeau,
« Avant que l’embaumée, aussi dure qu’un marbre,
« Ait perdu le moindre lambeau ! »

Alors seul, je peignis ses lèvres violettes
Avec l'essence du carmin,
Je couvris de bijoux, d'anneaux et d’amulettes
Son cou svelte et sa frêle main.

J’entrouvris sa paupière et je fermai sa bouche
Pleine de stupeur et d’effroi ;
Et, grave, j’attachai sa petite babouche
À son pauvre petit pied froid.

J’enveloppai le corps d’un suaire de gaze,
Je dénouai ses longs cheveux,
Et tombant à genoux je passai de l’extase
Au délire atroce et nerveux.

Puis, dans un paroxysme intense de névroses
Pesantes comme un plomb fatal,
Hagard, je l’étendis sur un long tas de roses
Dans une bière de cristal.

L’odeur cadavérique avait fui de la chambre,
Et sur les ors et les velours
Des souffles de benjoin, de vétyver et d’ambre
Planaient chauds, énervants et lourds.

Et je la regardais, la très chère momie :
Et ressuscitant sa beauté,
J’osais me figurer qu’elle était endormie
Dans les bras de la volupté.

Et dans un caveau frais où conduisent des rampes
De marbre noir et d’or massif,
Pour jamais, aux lueurs sépulcrales des lampes,
Au-dessous d’un crâne pensif,

La morte en son cercueil transparent et splendide,
Narguant la putréfaction,
Dort, intacte et sereine, amoureuse et candide,
Devant ma stupéfaction.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Ny par les bois les Driades courantes,

Ny par les bois les Driades courantes,
Ny par les champs les fiers scadrons armez,
Ny par les flotz les grands vaisseaux ramez,
Ny sur les fleurs les abeilles errantes,

Ny des forestz les tresses verdoyantes,
Nv des oiseaux les corps bien emplumez,
Ny de la nuit les flambeaux allumez,
Ny des rochers des traces ondoyantes,

Ny les piliers des sainctz temples dorez,
Ny les palais de marbre elabourez
Ny l'or encor', ny la perle tant clere,

Ny tout le beau, que possedent les Cieulx,
Ny le plaisir pouroit plaire à mes yeulx,
Ne voyant point le Soleil, qui m'esclaire.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Jacques Prevert

Le cancre

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cœur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

poésie de Jacques PrevertSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par anonyme
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Jules Renard

Les nuages sont comme les pensées, les rêveries, les cauchemars du ciel.

Jules Renard dans Journal (1935)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Dan Costinaş
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Oscar Wilde

Les femmes se divisent en deux catégories: les laides et les maquillées, les mères étant à part.

aphorisme de Oscar WildeSignalez un problèmeDes citations similaires
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Chateaubriand

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.

citation de ChateaubriandSignalez un problèmeDes citations similaires
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Nous sommes comme les nuages. Ils passent et se mélangent, se fondent les uns dans les autres. Nous ne nous survivrons pas. Nous ne pouvons nous accrocher à rien.

Bernardo Carvalho dans Les ivrognes et les somnambules (1996), traduction par Maryvonne Lapouge-PettorelliSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Dan Costinaş
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Les Margots

Les corneilles et les margots
Adorent ce pacage herbeux.
En voilà des oiseaux verbeux
Qui ne sont pas du tout nigauds !

Aussi lents que des escargots,
Çà et là paissent les grands bœufs.
Les corneilles et les margots
Adorent ce pacage herbeux.

Là-bas, sur les tas de fagots,
Et sur les vieux chênes gibbeux,
Tout autour du marais bourbeux,
En font-elles, de ces ragots,
Les corneilles et les margots !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Avoir la jeunesse, la beauté et les grâces, tous les dons que peut répandre la nature, et jouir de toutes les voluptés imaginables, n’est-ce pas exister surhumainement?

Andréa de Nerciat dans Les Aphrodites (1793)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Dan Costinaş
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Les questions

Les questions

Les questions
qui insistent

Dans la bouche
le feu de l'attente

Sur les lèvres
meurent les certitudes

On ne sait pas qui
et quoi

Comment
dire ces mots?

Le vent frais
sur le visage

A qui appartient-il?
A personne?

Les questions
sont les bâtons du retour

Elles posent les jalons
de la route

Sans savoir

poésie de Eric Dubois de Mais qui lira le dernier poème (1 septembre 2012)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Cornelia Păun Heinzel
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Krishnamurti

Si vous n'avez aucune relation avec la nature alors vous n'aurez pas de relation avec l'homme. Les champs, les forêts, les rivières, les arbres, toutes les merveilles et beautés de la terre, c'est la Nature. Si cela ne vous dit rien alors nous ne pourrons jamais avoir de relation les uns avec les autres.

citation de KrishnamurtiSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Chamfort

Les ouvrages qu'un auteur fait avec plaisir sont souvent les meilleurs, comme les enfants de l'amour sont les plus beaux.

citation de ChamfortSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Valeriu Butulescu

Dans les légendes folkloriques roumaines, il n'existe pas de plus grande noblesse que de dépouiller les riches et partager leur argent, dans les bars, avec les pauvres.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Le monde visible est un théatre d'ombres derrière lequel brille un unique soleil, une même Lumière, qui remplit tout, derrière les mots, les images, les croyances qui opposent les hommes et les divisent. Une même Lumière qui les rassemble.

citation de Jean ClimaqueSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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