
Le serpent avait raison: il n'existe pas de paradis là où il n'y a pas d'amour.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Des citations similaires
L'amour éternel, ça n'existe pas: c'est pourquoi l'Eglise avait décrété le mariage indissoluble.
Marie-Claire Blais dans L'instant fragile (1995)
Ajouté par Simona Enache
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La fourmi
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh! pourquoi pas?
poésie de Robert Desnos de Chantefables (1945)
Ajouté par Dan Costinaş
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La Vipère
Pauvre serpent, montre ta tête
Aplatie et triangulaire.
Par ce soleil caniculaire
Dors en paix, formidable bête !
Tu siffles comme une tempête,
Mais j’ai pitié de ta colère.
Pauvre serpent, montre ta tête
Aplatie et triangulaire !
C’est bien doux qu’ici je m’arrête :
Sans te bénir, je te tolère,
Car aujourd’hui l’amour m’éclaire,
Et j’en ai l’âme toute en fête.
Pauvre serpent ! montre ta tête !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Accomplissez toutes vos actions sans une raison. La vie se vit pour elle-même et pour aucune autre raison. L’amour n’a pas de pourquoi.
citation de Maître Eckhart
Ajouté par Micheleflowerbomb
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La beauté ne s'emprisonne pas, l'amour non plus.
citation de Suzanne Paradis
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Il n'y a aucune instance au-dessus de la raison. Si la vérité des doctrines religieuses est dépendante d'une expérience vécue intérieure qui témoigne de cette vérité, que faire des nombreux hommes qui n'ont pas vécu une expérience si rare? On peut réclamer de tous les hommes qu'ils appliquent le don de la raison qui est en leur possession, mais on ne peut édifier un devoir valable pour tous sur un motif qui n'existe que chez un très petit nombre.
Sigmund Freud dans L'avenir d'une illusion
Ajouté par Simona Enache
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Le Soleil
Le Soleil, ami du serpent
Et couveur de la pourriture,
Est le brasier que la Nature
Tous les jours allume et suspend.
Le malade, clopin-clopant,
Va chercher, quand il s’aventure,
Le Soleil ami du serpent
Et couveur de la pourriture.
L’enveloppé, l’enveloppant,
Tout subit sa grande friture ;
Et jusque dans la sépulture,
Il s’inocule et se répand,
Le Soleil, ami du serpent.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Marx avait raison. La religion est l'opium pour le peuple. Mais l'incrédulité est l'héroïne pure.
aphorisme de Valeriu Butulescu de Fragmentarium, traduction par Leliana Stancu
Ajouté par Simona Enache
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En amour, les mots sont les ailes qui vous amène au Paradis.
aphorisme de George Budoi (2011)
Ajouté par George Budoi
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Si Dieu n'est pas noir en lui-même, alors Jésus a menti quand il a pris la parole dans la synagogue de Capharnaüm et Marx avait raison de dire que la religion est l'opium du peuple.
citation de Jean-Paul Sartre
Ajouté par Simona Enache
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Edgar Poe
Edgar Poe fut démon, ne voulant pas être Ange.
Au lieu du Rossignol, il chanta le Corbeau ;
Et dans le diamant du Mal et de l’Étrange
Il cisela son rêve effroyablement beau.
Il cherchait dans le gouffre où la raison s’abîme
Les secrets de la Mort et de l’Éternité,
Et son âme où passait l’éclair sanglant du crime
Avait le cauchemar de la Perversité.
Chaste, mystérieux, sardonique et féroce,
Il raffine l’Intense, il aiguise l’Atroce ;
Son arbre est un cyprès ; sa femme, un revenant.
Devant son œil de lynx le problème s’éclaire :
― Oh ! comme je comprends l’amour de Baudelaire
Pour ce grand Ténébreux qu’on lit en frissonnant !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Si Dieu avait voulu devenir un objet d'amour, il aurait dû commencer par renoncer à rendre la justice: - un juge, et même un juge clément, n'est pas un objet d'amour.
Friedrich Nietzsche dans Le Gai Savoir (1882)
Ajouté par Simona Enache
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Moesta et errabunda
Dis-moi ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe?
La mer la vaste mer, console nos labeurs!
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs!
Emporte-moi wagon! enlève-moi, frégate!
Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs!
— Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?
Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!
Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
— Mais le vert paradis des amours enfantines,
L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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L’amour plaît plus que le mariage, pour la raison que les romans sont plus amusants que l’histoire.
citation de Chamfort
Ajouté par Micheleflowerbomb
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À M. Eugène Fromentin à propos d'un importun qui se disait son ami
Il me dit qu'il était très riche,
Mais qu'il craignait le choléra;
— Que de son or il était chiche,
Mais qu'il goûtait fort l'Opéra;
— Qu'il raffolait de la nature,
Ayant connu monsieur Corot;
— Qu'il n'avait pas encor voiture,
Mais que cela viendrait bientôt;
— Qu'il aimait le marbre et la brique,
Les bois noirs et les bois dorés;
— Qu'il possédait dans sa fabrique
Trois contremaîtres décorés;
— Qu'il avait, sans compter le reste,
Vingt mille actions sur le Nord;
Qu'il avait trouvé, pour un zeste,
Des encadrements d'Oppenord;
Qu'il donnerait (fût-ce à Luzarches!)
Dans le bric-à-brac jusqu'au cou,
Et qu'au Marché des Patriarches
Il avait fait plus d'un bon coup;
Qu'il n'aimait pas beaucoup sa femme,
Ni sa mère; — mais qu'il croyait
A l'immortalité de l'âme,
Et qu'il avait lu Niboyet!
— Qu'il penchait pour l'amour physique,
Et qu'à Rome, séjour d'ennui,
Une femme, d'ailleurs phtisique,
Etait morte d'amour pour lui.
Pendant trois heures et demie,
Ce bavard, venu de Tournai,
M'a dégoisé toute sa vie;
J'en ai le cerveau consterné.
S'il fallait décrire ma peine,
Ce serait à n'en plus finir;
Je me disais, domptant ma haine:
«Au moins, si je pouvais dormir!»
Comme un qui n'est pas à son aise,
Et qui n'ose pas s'en aller,
Je frottais de mon cul ma chaise,
Rêvant de le faire empaler.
Ce monstre se nomme Bastogne;
Il fuyait devant le fléau.
Moi, je fuirai jusqu'en Gascogne,
Ou j'irai me jeter à l'eau,
Si dans ce Paris, qu'il redoute,
Quand chacun sera retourné,
Je trouve encore sur ma route
Ce fléau, natif de Tournai.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Une résurrection
Autrefois, un pauvre arbre, au coin d’une prairie,
M’avait toujours frappé les yeux
Par son dénudé soucieux
Et par l’air écrasé de sa sommeillerie.
Or, après bien des ans, ce soir, je le retrouve.
Et, c’est un ébahissement
Tout mêlé d’attendrissement.
Comme un trouble ravi qu’à son aspect j’éprouve.
Car, maintenant, pour l’œil, le serpent de la sève
Qui tette les rameaux, les étouffe et s’y tord,
Le gui, lui rend la vie en aggravant sa mort !
Et l’arbre repommé, débrouillassé d’ennuis,
Gaillardement vert jaune, orgueilleux se relève,
Semblant tout revêtu d’un feuillage de buis.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Une résurrection
Autrefois, un pauvre arbre, au coin d'une prairie,
M'avait toujours frappé les yeux
Par son dénudé soucieux
Et par l'air écrasé de sa sommeillerie.
Or, après bien des ans, ce soir, je le retrouve.
Et, c'est un ébahissement
Tout mêlé d'attendrissement.
Comme un trouble ravi qu'à son aspect j'éprouve.
Car, maintenant, pour l'oeil, le serpent de la sève
Qui tette les rameaux, les étouffe et s'y tord,
Le gui, lui rend la vie en aggravant sa mort !
Et l'arbre repommé, débrouillassé d'ennuis,
Gaillardement vert jaune, orgueilleux se relève,
Semblant tout revêtu d'un feuillage de buis.
poésie de Maurice Rollinat
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La Gueule
O fatale rencontre ! au fond d’un chemin creux
Se chauffait au soleil, sur le talus ocreux,
Un reptile aussi long qu’un manche de quenouille.
Mais le saut effaré d’une pauvre grenouille
Montrait que le serpent ne dormait qu’à moitié !
Et je laissai, l’horreur étranglant ma pitié,
Sa gueule se distendre et, toute grande ouverte,
Se fermer lentement sur la victime verte.
Puis le sommeil reprit le hideux animal.
La grenouille, c’est moi! Le serpent, c’est le mal !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Il pleure dans mon cœur
Il pleut doucement sur la ville (Arthur Rimbaud)
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi! Nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
poésie de Paul Verlaine
Ajouté par anonyme
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Revivre
J'essaie depuis toujours,
-Il est un reve esquis
Tout un et sans repit-
On sait, le monde en court.
On court la faire passer;
Une vie les cles en main...
C'est fou, on veut la fin
Qu'on pense reinventer.
Il nous reste que l'amour
Qui peut garder le temps;
Je le vis chaque instant,
C'est lui mon alentour.
Je me suis fait serment;
Faire de la vie, lavoire,
-Donnant pour en avoir-
Tout coule, se recyclant.
Retour n'existe pas...
L'amour, je le partage,
Sera mon seul ancrage...
L'âme perpetuera.
poésie de Daniel Aurelian Rădulescu (10 juillet 2010)
Ajouté par Daniel Aurelian Rădulescu
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