
Ne me défends pas de pleurer...
Ne me défends pas de pleurer
Şi j’ai le don des larmes
Pleurer, déjà c’est espérer
C’est avoir moins de larmes!
Ne sais-tu donc pas que les pleurs
Şont à l’âme brisée
Ce qu’est à de mourantes fleurs
Une fraâche rosée?
C’est un dernier soulagement
Du cœur qui désespère
C’est son épanouissement
Quand la douleur le serre
Pleurer, déjà c’est espérer
C’est avoir moins de larmes!
Ami, laisse moi donc pleurer
Şi j’ai le don des larmes!
poésie de Iulia Hașdeu
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Des citations similaires
Douleur muette
Pas de larmes extérieures !
Sois le martyr mystérieux ;
Cache ton âme aux curieux
Chaque fois que tu les effleures.
Au fond des musiques mineures
Épanche ton rêve anxieux.
Pas de larmes extérieures !
Sois le martyr mystérieux ;
Tais-toi, jusqu’à ce que tu meures !
Le vrai spleen est silencieux
Et la Conscience a des yeux
Pour pleurer à toutes les heures !
Pas de larmes extérieures !
poésie de Maurice Rollinat
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Villanelle
En ce mois délicieux,
Qu'amour toute chose incite,
Un chacun à qui mieux mieux
La douceur' du temps imite,
Mais une rigueur dépite
Me fait pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j'ai cette douleur.
Dedans votre oeil gracieux
Toute douceur est écrite,
Mais la douceur de vos yeux
En amertume est confite,
Souvent la couleuvre habite
Dessous une belle fleur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j'ai cette douleur.
Or, puis que je deviens vieux,
Et que rien ne me profite,
Désespéré d'avoir mieux,
Je m'en irai rendre ermite,
Pour mieux pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j'ai cette douleur.
Mais si la faveur des Dieux
Au bois vous avait conduite,
Ou, d'espérer d'avoir mieux,
Je m'en irai rendre ermite,
Peut être que ma poursuite
Vous ferait changer couleur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j'ai cette douleur.
poésie de Joachim du Bellay
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Les Larmes
Le crâne des souffrants vulgaires
Est un ciel presque jamais noir,
Un ciel où ne s’envole guères
L’abominable désespoir.
Chaque nuage qui traverse
En courant cet azur qui luit,
Se crève en une douce averse
Apaisante comme la nuit.
Une pluie exquise de larmes
Sans efforts en jaillit à flots,
Éteignant le feu des alarmes
Et noyant les âpres sanglots.
Alors pour ces âmes charnues
Au martyre superficiel,
Les illusions revenues
Se diaprent en arc-en-ciel.
Mais le cerveau du solitaire,
Vieux nourrisson de la terreur,
Est un caveau plein de mystère
Et de vertigineuse horreur.
Du fond de l’opacité grasse
Où pourrit l’espoir enterré,
Une voix hurle : « Pas de grâce !
Non ! pas de grâce au torturé ! »
Près des colères sans courage
Et qui n’ont plus qu’à s’accroupir,
La résignation qui rage
S’y révolte dans un soupir,
Et comme un vautour fantastique,
Avec un œil dur et profond,
La fatalité despotique
Étend ses ailes au plafond !
Crâne plus terrible qu’un antre
De serpents venimeux et froids,
Où pas un rayon de jour n’entre
Pour illuminer tant d’effrois,
Par tes yeux, soupiraux funèbres,
Ne bâillant que sur des malheurs,
Tes lourds nuages de ténèbres
Ne se crèvent jamais en pleurs !
Oh ! quand, rongé d’inquiétudes,
On va geignant par les chemins,
Au plus profond des solitudes,
Ne pouvoir pleurer dans ses mains !
Jalouser ces douleurs de mères
Ayant au moins pour s’épancher
Le torrent des larmes amères
Que la mort seule peut sécher !
Quand on voudrait se fondre en source
Et ruisseler comme du sang,
Hélas ! n’avoir d’autre ressource
Que de grimacer en grinçant !
Oh ! sous le regret qui vous creuse,
Mordre ses poings crispés, avec
La paupière cadavéreuse
Et l’œil implacablement sec !
Ô sensitive enchanteresse,
Saule pleureur délicieux,
Verse à jamais sur ma détresse
La rosée âcre de tes yeux !
Que ta plainte humecte ma vie !
Que ton sanglot mouille le mien !
Pleure ! pleure ! moi je t’envie
En te voyant pleurer si bien !
Car, maintenant, mon noir martyre,
De ses larmes abandonné,
Pour pleurer n’a plus que le rire,
Le rire atroce du damné !
poésie de Maurice Rollinat
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Si les larmes servaient de remède au malheur
Si les larmes servaient de remède au malheur,
Et le pleurer pouvait la tristesse arrêter,
On devrait, Seigneur mien, les larmes acheter,
Et ne se trouverait rien si cher que le pleur.
Mais les pleurs en effet sont de nulle valeur :
Car soit qu'on ne se veuille en pleurant tourmenter,
Ou soit que nuit et jour on veuille lamenter,
On ne peut divertir le cours de la douleur.
Le coeur fait au cerveau cette humeur exhaler,
Et le cerveau la fait par les yeux dévaler,
Mais le mal par les yeux ne s'alambique pas.
De quoi donques nous sert ce fâcheux larmoyer?
De jeter, comme on dit, l'huile sur le foyer,
Et perdre sans profit le repos et repas.
poésie de Joachim du Bellay
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La Pluie
Par ce temps pluvieux qui fait pleurer ma vitre,
Mon cœur est morfondu comme le passereau.
Que faire ? encor fumer ? j’ai fumé déjà trop ;
Lire ? je vais bâiller dès le premier chapitre.
En vain tous mes bouquins m’appellent, pas un titre
Ne m’allèche. Oh ! le spleen, implacable bourreau !
Par ce temps pluvieux qui fait pleurer ma vitre,
Mon cœur est morfondu comme le passereau.
Et, miné par l’ennui rongeur comme le nitre,
Je m’accoude en grinçant devant mon vieux bureau ;
Mais ma plume se cabre et refuse le trot,
Si bien que je m’endors le nez sur mon pupitre,
Par ce temps pluvieux qui fait pleurer ma vitre.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Silence des morts
On scrute leur portrait, espérant qu’il en sorte
Un cri qui puisse enfin nous servir de flambeau.
Ah ! si même ils venaient pleurer à notre porte
Lorsque le soir étend ses ailes de corbeau !
Non ! Mieux que le linceul, la bière et le tombeau
Le silence revêt ceux que le temps emporte :
L’âme en fuyant nous laisse un horrible lambeau
Et ne nous connaît plus dès que la chair est morte
Pourtant, que d’appels fous, longs et désespérés,
Nous poussons jour et nuit vers tous nos enterrés !
Quels flots de questions coulent avec nos larmes !
Mais toujours, à travers ses plaintes, ses remords,
Ses prières, ses deuils, ses spleens et ses alarmes,
L’homme attend vainement la réponse des morts.
poésie de Maurice Rollinat
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À quoi pense la nuit?
À quoi pense la Nuit, quand l’âme des marais
Monte dans les airs blancs sur tant de voix étranges,
Et qu’avec des sanglots qui font pleurer les anges
Le rossignol module au milieu des forêts ?...
À quoi pense la Nuit, lorsque le ver luisant
Allume dans les creux des frissons d’émeraude,
Quand murmure et parfum, comme un zéphyr qui rôde,
Traversent l’ombre vague où la tiédeur descend ?...
Elle songe en mouillant la terre de ses larmes
Qu’elle est plus belle, ayant le mystère des charmes,
Que le jour regorgeant de lumière et de bruit.
Et — ses grands yeux ouverts aux étoiles — la Nuit
Enivre de secret ses extases moroses,
Aspire avec longueur le magique des choses.
poésie de Maurice Rollinat
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Ne pleurez jamais d'avoir perdu le soleil, les larmes vous empêcheront de voir les étoiles.
citation de Rabindranath Tagore
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Les Bienfaits de la nuit
Quand le chagrin, perfide et lâche remorqueur,
Me jette en ricanant son harpon qui s’allonge,
La Nuit m’ouvre ses bras pieux où je me plonge
Et mêle sa rosée aux larmes de mon cœur.
À son appel sorcier, l’espoir, lutin moqueur,
Agite autour de moi ses ailes de mensonge,
Et dans l’immensité de l’espace et du songe
Mes regrets vaporeux s’éparpillent en chœur.
Si j’évoque un son mort qui tourne et se balance,
Elle sait me chanter la valse du silence
Avec ses mille voix qui ne font pas de bruit ;
Et lorsque promenant ma tristesse moins brune,
Je souris par hasard et malgré moi, — la Nuit
Vole, pour me répondre, un sourire à la lune.
poésie de Maurice Rollinat
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Si onques de pitié ton âme fut atteinte
Si onques de pitié ton âme fut atteinte,
Voyant indignement ton ami tourmenté,
Et si onques tes yeux ont expérimenté
Les poignants aiguillons d'une douleur non feinte,
Vois la mienne en ces vers sans artifice peinte,
Comme sans artifice est ma simplicité :
Et si pour moi tu n'es à pleurer incité,
Ne te ris pour le moins des soupirs de ma plainte.
Ainsi, mon cher Vineus, jamais ne puisses-tu
Eprouver les regrets qu'éprouve une vertu
Qui se voit défrauder du loyer de sa peine :
Ainsi l'oeil de ton roi favorable te soit,
Et ce qui des plus fins l'espérance déçoit,
N'abuse ta bonté d'une promesse vaine.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Je suis heureux parce que je peux encore pleurer.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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A l'enterrement, les fleurs et les larmes adoucissent la nature cruelle de la procession: l'éloignement du défunt.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Faire pleurer quelqu’un en lui disant la vérité est mieux que de le faire sourire en lui racontant un mensonge.
citation de Paulo Coelho
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde pour épancher ses vers, divines larmes d’or!
Theophile Gautier dans Le pin des landes, España
Ajouté par Simona Enache
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Les Vierges
Le cœur des vierges de vingt ans
Est inquiet comme la feuille,
Et tout leur corps aspire et cueille
Les confidences du Printemps.
Le jour, aux parfums excitants
Du lilas et du chèvrefeuille,
Le cœur des vierges de vingt ans
Est inquiet comme la feuille.
Le soir, sur le bord des étangs,
Chacune rôde et se recueille,
Et leur secret que l'ombre accueille
Fait sourire ou pleurer longtemps
Le cœur des vierges de vingt ans.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Les Martyrs
L’Horreur et le Dégoût lui bavaient leur poison
Quand la Vieille emmenait sa Manon toute pâle,
Car, un instant après, derrière la cloison,
Il entendait deux voix suffoquer dans un râle.
Ainsi donc ! grinçait-il, le voilà ton destin :
Jusqu’à ce que la mort t’arrache au dispensaire,
Tu pourriras ton cœur dans l’ennui libertin
Et tu vendras ton corps attendu par l’ulcère !
Et moi, j’irais toujours, sans trêve à mes tourments,
Cogner ma jalousie à ton peuple d’amants !
Non ! je hais ta jeunesse et je maudis tes charmes !
Mais il avait pitié de ses pauvres amours
Quand il voyait entrer par la porte en velours
Une apparition ruisselante de larmes.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Il faut rire et pleurer, aimer, travailler, jouir et souffrir, enfin vibrer autant que possible dans toute son étendue.
Voilà, je crois, le vrai humain.
citation de Gustave Flaubert
Ajouté par Doina Maria Tudor
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XXL
Qu'on soit des filles de
Cocktails, belles
Qu'on soit des filles des
Fleurs de pubelles
Toutes les mêmes
Qu'on soit des croissants de lune
Qu'on soit des monts de Saturne
Pour l'I.V.G. on en bulle
Nous on a
On a besoin d'amour
On a besoin d'amour
Besoin d'un amour XXL
On veut de l'amour XXL
Qu'on soit des filles de
L'histoire, rares
Qu'on soit des filles de
Fleurs de trottoirs
C'est comme ça
Qu'on soit Paul en Pauline
Faire la Une des magazines
Négatives ou positives
Toutes les filles
Elles ont besoin d'amour
On a besoin d'amour
Besoin d'un amour XXL
On veut de l'amour XXL
On a besoin d'amour
Besoin d'une flamme
Et de vague à l'âme
On a besoin d'amour
Besoin d'un regard
De peau et de larmes
Besoin d'un amour XXL
Besoin d'une flamme
Et de vague à l'âme
On veut de l'amour XXL
Besoin d'un regard
De peau et de larmes.
chanson interprété par Mylene Farmer
Ajouté par Simona Enache
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L’amour est un carrefour à sens giratoire. A force de tourner autour du même cœur, on perd ses larmes.
Ionuţ Caragea dans Întreita suferinţă (2011)
Ajouté par Ionuţ Caragea
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Bien loin d'ici
C'est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,
D'une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Écoute pleurer les bassins:
C'est la chambre de Dorothée.
— La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.
Du haut en bas, avec grand soin.
Sa peau délicate est frottée
D'huile odorante et de benjoin.
— Des fleurs se pâment dans un coin.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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