En quelque circonstance que tu te retrouves, demeure comme une ile au milieu des vagues, comme une montagne au milieu des nuages.
proverbs druidiques
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Des citations similaires

Que tu sois montagne, c'est à dire plus haute au milieu de profondes vallées!
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Comme un qui veut curer quelque cloaque immonde
Comme un qui veut curer quelque cloaque immonde,
S'il n'a le nez armé d'une contresenteur,
Étouffé bien souvent de la grand puanteur
Demeure enseveli dans l'ordure profonde :
Ainsi le bon Marcel ayant levé la bonde,
Pour laisser écouler la fangeuse épaisseur
Des vices entassés, dont son prédécesseur
Avait six ans devant empoisonné le monde
Se trouvant le pauvret de telle odeur surpris,
Tomba mort au milieu de son oeuvre entrepris,
N'ayant pas à demi cette ordure purgée.
Mais quiconque rendra tel ouvrage parfait,
Se pourra bien vanter d'avoir beaucoup plus fait
Que celui qui purgea les étables d'Augée.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Ballade des nuages
Tantôt plats et stagnants comme des étangs morts,
On les voit s'étaler en flocons immobiles
Ou ramper dans l’azur ainsi que des remords ;
Tantôt comme un troupeau fuyard de bêtes viles,
Ils courent sur les bois, les ravins et les villes ;
Et l’arbre extasié tout près de s’assoupir,
Et les toits exhalant leur vaporeux soupir
Qui les rejoint dans une ascension ravie,
Regardent tour à tour voyager et croupir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
Plafonds chers aux corbeaux diseurs de mauvais sorts,
Ils blessent l’œil de l’homme et des oiseaux serviles,
Mais les aigles hautains prennent de longs essors
Vers eux, les maëlstroms, les écueils et les îles
D’océans suspendus dans les hauteurs tranquilles.
Après que la rafale a cessé de glapir,
Ils reviennent, ayant pour berger le zéphyr
Qui les laisse rôder comme ils en ont envie,
Et l’aube ou le couchant se met à recrépir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
Avec leurs gris, leurs bleus, leurs vermillons, leurs ors,
Ils figurent des sphinx, des monceaux de fossiles,
Des navires perdus, de magiques décors,
Et de grands moutons noirs et blancs, fiers et dociles,
Qui vaguent en broutant par des chemins faciles ;
Gros des orages sourds qui viennent s’y tapir,
Ils marchent lentement ou bien vont s’accroupir
Sur quelque montagne âpre et qu’on n’a pas gravie ;
Mais tout à coup le vent passe et fait déguerpir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Les Babillardes
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits
Qui bâille au milieu des grands buis,
— Les abeilles rentrent aux ruches,
En grignotant le pain des huches,
Elles font des haltes, et puis,
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits.
Elles vont balançant leurs cruches,
Et moi, des yeux, tant que je puis,
Dans le crépuscule je suis
Ces diseuses de fanfreluches,
Bavardes comme des perruches.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Les Petits Souliers
Tes petits souliers noirs grillés comme une cage
Emprisonnent tes pieds plus vifs que des oiseaux,
Laissant voir à travers leurs délicats réseaux
Tes bas coloriés fleuris comme un langage.
Ils ont le glissement du vent dans le bocage,
La grâce tournoyeuse et grêle des fuseaux,
L’air mutin de l’abeille aux pointes des roseaux
Ou de la sauterelle au milieu d’un pacage.
En vain, ils sont partout mes suiveurs familiers,
Par l’aspect et le bruit de tes petits souliers
J’ai toujours les yeux pris et l’oreille conquise ;
Et quand les mauvais jours me séparent de toi,
Ton souvenir les fait sonner derrière moi
Et brode sur mon cœur leur silhouette exquise.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Aprés moi la montagne continuera longtemps à ętre montagne.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Coucher de soleil
Le soleil sur les monts s’écroule,
S’empourpre, et, graduellement,
Rétrécit son rayonnement,
Toujours plus se ramasse en boule.
Sa grande âme presque exhalée,
De ses derniers soupirs de feu
Rougit la côte et le milieu
De la solitaire vallée.
Et quand il s’éteint, descendu
Sur un roc lierreux et fendu,
Taché de noir comme les marbres,
Il figure, brûlant les yeux,
Un saint sacrement monstrueux
Qui saigne parmi des troncs d’arbres.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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L'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Les nuages sont comme les pensées, les rêveries, les cauchemars du ciel.
Jules Renard dans Journal (1935)
Ajouté par Dan Costinaş
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Métamorphose
Tu as pris la position d’un serpent cobra
Et j’ai senti comment ton regard reptilien glisse sur mon corps,
Brillant si bizarre dans mes yeux
Que tu te transformes en un python qui veut justement enrouler et avaler sa proie.
Soudain, tu constates que tu n’es pas au milieu des vignes, mais dans une chambre,
Une salle d’Université humide, sombre, mystérieuse, comme un cobra royal…
poésie de Cornelia Păun Heinzel de Anthologie de poèmes France (4 février 2014)
Ajouté par Cornelia Păun Heinzel
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La Vie antérieure
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal (1857)
Ajouté par anonyme
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Le Soleil sur les pierres
Sur les rocs, comme au ciel, le monarque du feu
Se donne, ici, libre carrière.
L’œil cuit, caché sous la paupière,
Aux fulgurants reflets du grisâtre et du bleu.
Fourmillements d’éclairs de miroirs, de rapières
Et de diamants... il en pleut !
L’astre brûle : sa roue épand sa chaleur fière,
Autant du tour que du moyeu.
Ni nuage, ni vent, ni brume, ni poussière !
Il s’étale, entre comme il veut,
Doublé, répercuté partout, et rien ne peut
Faire un écran à sa lumière.
Pas l’ombre d’un lézard ou d’un serpent, si peu
Que ce soit ! d’aucune manière !
Pas une libellule au repos comme au jeu !
Rien, pas même une fourmilière !
Pas un spectre d’ajonc, pas un fil de bruyère !
Le nu des braises, c’est ce lieu
Où la Mort à foison réalise son vœu
De solitude bien entière.
Là, sans même un torrent qui gronde à son milieu,
Triomphe inertement l’éternelle matière.
Désert, vide, silence et splendeur : l’astre-dieu
Mire son infini dans l’enfer de la pierre.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La tour Eiffel
Mais oui, je suis une girafe,
M'a raconté la tour Eiffel,
Et si ma tête est dans le ciel,
C'est pour mieux brouter les nuages,
Car ils me rendent éternelle.
Mais j'ai quatre pieds bien assis
Dans une courbe de la Seine.
On ne s'ennuie pas à Paris:
Les femmes, comme des phalènes,
Les hommes, comme des fourmis,
Glissent sans fin entre mes jambes
Et les plus fous, les plus ingambes
Montent et descendent le long
De mon cou comme des frelons
La nuit, je lèche les étoiles.
Et si l'on m'aperçoit de loin,
C'est que très souvent, j'en avale
Une sans avoir l'air de rien.
poésie de Maurice Careme
Ajouté par Alexandra
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Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps.
citation de Jean d'Ormesson
Ajouté par Vasiloiu Valerica
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La religion serait la névrose de contrainte universelle de l’humanité; comme celle de l’enfant, elle serait issue du complexe d’Œdipe, de la relation au père. Selon cette conception, il serait à prévoir que se détourner de la religion doit s’effectuer avec la fatale inexorabilité d’un processus de croissance et que nous nous trouvons aujourd’hui même au beau milieu de cette phase de développement.
Sigmund Freud dans L'avenir d'une illusion
Ajouté par Simona Enache
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Croyance: milieu entre l’opinion et le savoir.
Emmanuel Kant dans Métaphysique des moeurs
Ajouté par Simona Enache
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Le Jeteur d'épervier
De loin, j’apercevais comme une forme humaine,
Noire et gesticulant d’une étrange façon,
En marchant au milieu de l’eau. — J’eus le frisson :
La mort s’offrait là-bas à quelque veuve en peine...
Et, longeant la rivière à travers le brouillard,
Je courais, pour tâcher de sauver le pauvre être,
Lorsqu’au lieu d’une femme en deuil, je vis un prêtre
Pêchant à l’épervier — sans rabat, le gaillard !
Souple et fort, poings tendus, à pleine corde... Floc !
Il le déployait rond — tout entier, d’un seul bloc.
Quant aux balles, ses dents n’avaient pas l’air d’y mordre...
Les coups se succédaient en tous sens, à foison...
À peine s’il avait dépoché son poisson
Qu’il relançait plus loin son filet, sans le tordre.
À clignotements frais, luisaient les cieux sans voiles,
Et, longtemps, je suivis près de l’eau, les doublant,
Le grand fantôme noir au grand épervier blanc
Qui semblait maintenant pêcher dans les étoiles !...
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Il faut choisir en tout, un milieu juste et bon. Aucun homme n'est libre s'il ne sait pas se contrôler.
citation de Pythagore
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Qu'ai-je cherché dans la politique? Il n'existe pas de milieu plus favorable à l'étude de la misčre humaine.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Comme l'on voit de loin sur la mer courroucée
Comme l'on voit de loin sur la mer courroucée
Une montagne d'eau d'un grand branle ondoyant,
Puis traînant mille flots, d'un gros choc aboyant
Se crever contre un roc, où le vent l'a poussée :
Comme on voit la fureur par l'Aquilon chassée
D'un sifflement aigu l'orage tournoyant,
Puis d'une aile plus large en l'air s'esbanoyant
Arrêter tout à coup sa carrière lassée :
Et comme on voit la flamme ondoyant en cent lieux
Se rassemblant en un, s'aiguiser vers les cieux,
Puis tomber languissante : ainsi parmi le monde
Erra la monarchie : et croissant tout ainsi
Qu'un flot, qu'un vent, qu'un feu, sa course vagabonde
Par un arrêt fatal s'est venue perdre ici.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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