
Le spectre: Mais ces descriptions ne sont pas faites pour des oreilles de chair et de sang.
réplique de Hamlet, Acte I, Scène 5, scénario de William Shakespeare (1599), traduction par François-Victor Hugo
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Des citations similaires

Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais pour être vécues.
citation de André Malraux
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Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.
citation de Colette
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Pour les femmes les meilleurs aphrodisiaques sont des mots. Le point G est dans les oreilles. Celui qui le cherche en-dessous perd son temps.
citation de Isabel Allende
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Les femmes sont faites pour être aimées, non pour être comprises.
citation de Oscar Wilde
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La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division.
citation de Anais Nin
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Il n'a jamais existé et il n'existera jamais plus. Prenez donc ce jour et faites en une échelle pour accéder à des plus hauts sommets. Ne permettez pas que la tombée du jour vous trouve semblable à ce que vous étiez à l'aube. Faites de ce jour, un jour unique, mémorable. Enrichissez-le et, ce faisant, enrichissez-vous !
citation de Swami Chidananda
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Faites le bien, mais il ne faut pas le faire de façon que tout le monde le sache. Si un laboureur sème des graines, il doit les recouvrir de terre pour les faire germer.
citation de Maître Philippe de Lyon
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La vraie vie sociale, c'est la capacité de se réunir non seulement pour parler de choses stupides et indifférentes, mais aussi de choses sérieuses ; Faites-le sans offenser, sans dénigrer, sans rire de leurs erreurs, mais en insistant sur le côté positif et, en tout cas, en gardant la discussion dans un contexte constructif en instaurant des valeurs de sympathie et de solidarité, de divertissement, et non dans un « tout contre tous" un bavardage qui mine, détruit et dissout l'appréciation qu'il a pour les autres et inévitablement pour lui-même.
citation de Camelia Opriţa (2012)
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La chair
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté
Tour à tour vert, mûr et gâté
Que le désir cueille ou ramasse.
Mystérieuse dans sa grâce,
Exquise dans son âcreté,
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté.
Pas un seul homme ne s'en lasse.
Chacun avec avidité
Y mordrait pour l'éternité.
Et pourtant, c'est un feu qui passe,
La chair de femme sèche ou grasse !
poésie de Maurice Rollinat
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La Chair
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté
Tour à tour vert, mûr et gâté
Que le désir cueille ou ramasse.
Mystérieuse dans sa grâce,
Exquise dans son âcreté,
La chair de femme sèche ou grasse
Est le fruit de la volupté.
Pas un seul homme ne s’en lasse.
Chacun avec avidité
Y mordrait pour l’éternité.
Et pourtant, c’est un feu qui passe,
La chair de femme sèche ou grasse !
poésie de Maurice Rollinat
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Ballade des Dames du temps jadis
Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine?
Mais où sont les neiges d'antan?
Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine?
Mais où sont les neiges d'antan?
La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine?
Mais où sont les neiges d'antan?
Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine:
Mais où sont les neiges d'antan?
poésie de Francois Villon de Le Testament (1461)
Ajouté par Simona Enache
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La Chanson de l'amant
Je t’ensevelis pour jamais,
Idole si mièvre et si fausse :
Dans l’oubli j’ai creusé la fosse
Oblongue et froide où je te mets.
Ne crois pas que sur mes sommets
Jusqu’à moi ton spectre se hausse !
Je t’ensevelis pour jamais,
Idole si mièvre et si fausse.
Je suis tout seul au monde, mais
Contre moi-même je m’adosse,
Et l’ascétisme que j’endosse
Me revêtira désormais :
Je t’ensevelis pour jamais.
poésie de Maurice Rollinat
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Si tu m'en crois, Baïf, tu changeras Parnasse
Si tu m'en crois, Baïf, tu changeras Parnasse
Au palais de Paris, Hélicon au parquet,
Ton laurier en un sac, et ta lyre au caquet
De ceux qui, pour serrer, la main n'ont jamais lasse.
C'est à ce métier-là que les biens on amasse,
Non à celui des vers, où moins y a d'acquêt
Qu'au métier d'un bouffon ou celui d'un naquet.
Fi du plaisir, Baïf, qui sans profit se passe.
Laissons donc, je te prie, ces babillardes soeurs,
Ce causeur Apollon, et ces vaines douceurs,
Qui pour tout leur trésor n'ont que des lauriers verts.
Aux choses de profit, ou celles qui font rire,
Les grands ont aujourd'hui les oreilles de cire,
Mais ils les ont de fer pour écouter les vers.
poésie de Joachim du Bellay
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Si votre amour ne peut devenir éternel et parfait, faites-le durer assez pour qu'il vous soit salutaire.
George Sand dans Le château des Désertes (1851)
Ajouté par Simona Enache
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Le CÅ“ur mort
Je rêvais que mon cœur flottait dans le château
Au-dessus d’une coupe étrange et poussiéreuse :
— Pour y saigner, bien sûr ! Car sa plaie est si creuse
Que le temps y retourne encore le couteau !
Eh quoi ? La chose alors était par trop affreuse :
Ni la meule du spleen, ni les coups de marteau
Du malheur, ni l’angoisse aux mâchoires d’étau
Ne pouvaient exprimer sa pourpre douloureuse.
Mon cœur vit ! m’écriai-je, il palpite ; il ressent !
Je perçois son tic-tac, et certes, c’est du sang,
Du sang qui va couler de sa blessure ouverte !
Mais non ! Il était mort, archi-mort, et si mûr,
Qu’une larme de pus nauséabonde et verte
En suinta lentement comme l’eau d’un vieux mur.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Chez les humains comme chez les chiens, le problème majeur n'est pas de savoir si vous faites ou non partie d'une race supérieure, mais si vous êtes ou non tenu en laisse!
citation de Octav Bibere
Ajouté par Kitzy Bush
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La Remariée
Le corps prostitué de la veuve infidèle
Est maudit chaque nuit par un spectre blafard
Dont l’œillade ironique et le baiser cafard
Viennent la chatouiller comme un frôlement d’aile.
En tous lieux, et toujours, aux mois de l’hirondelle,
À l’époque du givre, au temps du nénufar,
Le corps prostitué de la veuve infidèle
Est maudit chaque nuit par un spectre blafard.
Son lit est assiégé comme une citadelle
Par son premier mari, vivant pour son regard,
Et l'anathème affreux du Revenant hagard
Lancine, dès que l’autre a soufflé la chandelle,
Le corps prostitué de la veuve infidèle.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La Loreley
A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde
Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté
Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie
Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri
Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie
Je flambe dans ces flammes Ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé
Évêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège
Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien
Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure
Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus lÃ
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla
L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence
Va-t'en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc
Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres
Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château
Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves
Là -haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley
Tout là -bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle
Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin
Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil
poésie de Guillaume Apollinaire de Alcools (1913)
Ajouté par George Budoi
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Huile et Sang
Dans des tombes d'or et de lapis lazuli
Des corps de saints hommes et femmes exsudent
Huile miraculeuse et parfum de violette.
Mais sous de lourds tomberaux de terre glaise piétinée
Gisent les corps des vampires gorgés de sang
leurs suaires sont sanglants et leurs lèvres moites.
poésie de William Butler Yeats (1928)
Ajouté par Dan Costinaş
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A Madame M...
Vous m'envoyez, belle Emilie,
Un poulet bien emmailloté;
Votre main discrète et polie
L'a soigneusement cacheté.
Mais l'aumône est un peu légère,
Et malgré sa dextérité,
Cette main est bien ménagère
Dans ses actes de charité.
C'est regarder à la dépense
Si votre offrande est un paiement,
Et si c'est une récompense,
Vous n'aviez pas besoin d'argent.
A l'avenir, belle Emilie,
Si votre coeur est généreux,
Aux pauvres gens, je vous en prie
Faites l'aumône avec vos yeux.
Quand vous trouverez le mérite,
Et quand vous voudrez le payer,
Souvenez-vous de Marguerite
Et du poète Alain Chartier
Il était bien laid, dit l'histoire,
La dame était fille de roi;
Je suis bien obligé de croire
Qu'il faisait mieux les vers que moi.
Mais si ma plume est peu de chose,
Mon coeur, hélas! ne vaut pas mieux;
Fût-ce même pour de la prose
Vos cadeaux sont trop dangereux.
Que votre charité timide
Garde son argent et son or,
Car en ouvrant votre main vide
Vous pouvez donner un trésor.
poésie de Alfred de Musset
Ajouté par Simona Enache
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