Quand sonne l'heure du dernier rendez-vous, la seule richesse que l'on emporte avec soi, c'est tout ce que l'on a donné !
auteur inconnu/anonyme
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Des citations similaires
Quand vous êtes inspiré par un but élevé ou un projet extraordinaire, toutes vos pensées brisent leurs chaînes: votre esprit transcende ses limites, votre conscience se déploie dans toutes les directions, et vous vous retrouvez dans un monde nouveau absolument merveilleux... Vous vous rendez compte que vous êtes beaucoup plus brillants que vous auriez pu l'imaginer.
citation de Patanjali
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Le Rebouteux
Je n’irai pas dans son repaire,
Je manquerai son rendez-vous,
Car on le dit meneur de loups,
Et grand ami de la vipère.
— Son empirisme qui prospère
Rend plus d’un médecin jaloux !
Je n’irai pas dans son repaire,
Je manquerai son rendez-vous.
Il guérit tous ceux qu’il opère,
Remet bras, jambes et genoux ;
Mais, comme je crois, entre nous,
Qu’il a le diable pour compère,
Je n’irai pas dans son repaire !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Comment pouvez-vous écrire de telles choses dans les journaux? Vous rendez-vous compte combien elles sont dangereuses? Et si quelqu'un les lisait?
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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L'amour pour un seul pays, la loyauté envers une seule race, l'identité avec une seule communauté ou l'attachement à une seule famille sont tous des produits de l'ignorance.
citation de Ramdas
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Il n’y a pas de hasard... il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire.
citation de Jérôme Touzalin
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Google peut vous répondre avec 100000 résultats, un bibliothécaire peut vous donner une seule réponse.
citation de Neil Gaiman
Ajouté par Dan Costinaş
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Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité.
citation de Albert Einstein
Ajouté par Simona Enache
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Seigneur, apprends-moi l’art des petits pas. Je ne demande pas de miracles ni de visions, mais je demande la force pour le quotidien! Rends-moi attentif et inventif pour saisir au bon moment les connaissances et expériences qui me touchent particulièrement. Affermis mes choix dans la répartition de mon temps. Donne-moi de sentir ce qui est essentiel et ce qui est secondaire. Je demande la force, la maîtrise de soi et la mesure, que je ne me laisse pas emporter par la vie, mais que j’organise avec sagesse le déroulement de la journée. Aide-moi à faire face aussi bien que possible à l’immédiat et à reconnaître l’heure présente comme la plus importante. Donne-moi de reconnaître avec lucidité que la vie s’accompagne de difficultés, d’échecs, qui sont occasions de croître et de mûrir. Fais de moi un homme capable de rejoindre ceux qui gisent au fond. Donne-moi non pas ce que je souhaite, mais ce dont j’ai besoin. Apprends-moi l’art des petits pas! Ainsi soit-il.
citation de Antoine de Saint-Exupéry
Ajouté par Carmen Catana
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Les Mouettes
En tas, poussant de longs cris aboyeurs
Aussi plaintifs que des cris de chouettes,
Autour des ports, sur les gouffres noyeurs,
Dans l’air salé s’ébattent les mouettes,
Promptes au vol comme des alouettes.
D’un duvet mauve et marqueté de roux,
Sur l’eau baveuse où le vent fait des trous,
On peut les voir se tailler des besognes
Et se risquer sous le ciel en courroux,
Pour nettoyer la mer de ses charognes.
Flairant les flots, sinistres charroyeurs,
Et les écueils noirs dont les silhouettes
Font aux marins de si grandes frayeurs,
Elles s’en vont avec des pirouettes
De-ci, de-là, comme des girouettes.
Dans les vapeurs vitreuses des temps mous
Où notre œil suit les effacements doux
Des mâts penchant avec des airs d’ivrognes,
Ces grands oiseaux rôdent sur les remous,
Pour nettoyer la mer de ses charognes.
Et quand les flots devenus chatoyeurs
Dorment bercés par les brises fluettes,
On les revoit, avides côtoyeurs,
Éparpillant leurs troupes inquiètes
Aux environs des falaises muettes.
En vain tout rit, le brouillard s’est dissous ;
Ces carnassiers qui ne sont jamais soûls
Ouvrent encor leurs ailes de cigognes
Sur les galets polis comme des sous,
Pour nettoyer la mer de ses charognes.
ENVOI
Vautour blafard, fouilleur des casse-cous,
Toi dont le bec donne de si grands coups
Dans les lambeaux pourris où tu te cognes,
Viens là ! Tes sœurs t’y donnent rendez-vous,
Pour nettoyer la mer de ses charognes.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Par dessus tout soyez intéressé par vous-même, soyez avec vous-même, aimez-vous vous-même; la sécurité ultime se trouve seulement dans la connaissance de soi. Soyez honnête avec vous-même et rien ne vous trahira.
citation de Nisargadatta Maharaj
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Les Arbres
Arbres, grands végétaux, martyrs des saisons fauves.
Sombres lyres des vents, ces noirs musiciens,
Que vous soyez feuillus ou que vous soyez chauves,
Le poète vous aime et vos spleens sont les siens.
Quand le regard du peintre a soif de pittoresque.
C’est à vous qu’il s’abreuve avec avidité,
Car vous êtes l’immense et formidable fresque
Dont la terre sans fin pare sa nudité.
De vous un magnétisme étrange se dégage.
Plein de poésie âpre et d’amères saveurs ;
Et quand vous bruissez, vous êtes le langage
Que la nature ébauche avec les grands rêveurs.
Quand l’éclair et la foule enflent rafale et grêle,
Les forêts sont des mers dont chaque arbre est un flot.
Et tous, le chêne énorme et le coudrier grêle,
Dans l’opaque fouillis poussent un long sanglot.
Alors, vous qui parfois, muets comme des marbres,
Vous endormez, pareils à des cœurs sans remords,
Vous tordez vos grands bras, vous hurlez, pauvres arbres,
Sous l’horrible galop des éléments sans mors.
L’été, plein de langueurs, l’oiseau clôt ses paupières
Et dort paisiblement sur vos mouvants hamacs,
Vous êtes les écrans des herbes et des pierres
Et vous mêlez votre ombre à la fraîcheur des lacs.
Et quand la canicule, aux vivants si funeste,
Pompe les étangs bruns, miroirs des joncs fluets,
Dans l’atmosphère lourde où fermente la peste,
Vous immobilisez vos branchages muets.
Votre mélancolie, à la fin de l’automne,
Est pénétrante, alors que sans fleurs et sans nids,
Sous un ciel nébuleux où d’heure en heure il tonne,
Vous semblez écrasés par vos rameaux jaunis.
Les seules nuits de mai, sous les rayons stellaires,
Aux parfums dont la terre emplit ses encensoirs,
Vous oubliez parfois vos douleurs séculaires
Dans un sommeil bercé par le zéphyr des soirs.
Une brume odorante autour de vous circule
Quand l’aube a dissipé la nocturne stupeur,
Et, quand vous devenez plus grands au crépuscule,
Le poète frémit comme s’il avait peur.
Sachant qu’un drame étrange est joué sous vos dômes,
Par les bêtes le jour, par les spectres la nuit,
Pour voir rôder les loups et glisser les fantômes,
Vos invisibles yeux s’ouvrent au moindre bruit.
Et le soleil vous mord, l’aquilon vous cravache,
L’hiver vous coud tout vifs dans un froid linceul blanc,
Et vous souffrez toujours jusqu’à ce que la hache
Taillade votre chair et vous tranche en sifflant.
Partout où vous vivez, chênes, peupliers, ormes,
Dans les cités, aux champs, et sur les rocs déserts,
Je fraternise avec les tristesses énormes
Que vos sombres rameaux épandent par les airs.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Le Moulin
Tic tac, tic tac ! Le moulin sonne,
Enfariné par tous les bouts,
Près du donjon plein de hiboux,
Dans la verdure qui frisonne.
Au bord du torrent qui façonne
Les joncs hauts comme des bambous,
Tic tac, tic tac ! le moulin sonne,
Enfariné par tous les bouts.
L’âne qu’un rien caparaçonne,
Suit dans l’herbe et le long des trous
Le meunier si blême et si roux
Qu’on dirait Pierrot en personne :
Tic tac, tic tac ! le moulin sonne.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Économie de pauvre
« Ça vous surprend que j’fume, et que j’prise, et que j’chique ?
Vous vous dit’ que pour moi qu’a besoin d’épargner
C’est un’ trop gross’ dépense et qu’ça doit me ruiner ?
Mais, j’fais du mêm’ tabac trois usag’ tabagiques,
Mon bout d’carotte, es’ pas ? j’ai fini de l’ mâcher,
I n’a plus d’jus : je l’fais sécher.
Alors, j’n’ai plus q’ma pipe à prendre,
Et son fourneau lui sert d’étui.
Puis, je l’fum’ tout lentement, et, quand il est ben cuit,
J’le fourr’ dans ma queue d’rat, et j’en prise la cendre.
Ma chiq’ ? C’est provision d’tabac pour mon brûl’gueule
Et pour mon nez qu’est pas étroit.
Ça fait donc q’la dépens’ d’un’ seule
Me procur’ le plaisir des trois ! »
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Moesta et errabunda
Dis-moi ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe?
La mer la vaste mer, console nos labeurs!
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs!
Emporte-moi wagon! enlève-moi, frégate!
Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs!
— Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?
Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!
Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
— Mais le vert paradis des amours enfantines,
L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Vous pouvez devenir la personne que vous aimeriez être, à la condition d’y croire avec suffisamment de conviction et d’agir en accord avec votre idéal. Tout ce que l’esprit peut concevoir, tout ce en quoi il peut croire, il peut aussi le réaliser.
citation de Napoléon Hill
Ajouté par Micheleflowerbomb
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On donne les degrés au savant écolier
On donne les degrés au savant écolier,
On donne les états à l'homme de justice,
On donne au courtisan le riche bénéfice
Et au bon capitaine on donne le collier :
On donne le butin au brave aventurier,
On donne à l'officier les droits de son office,
On donne au serviteur le gain de son service,
Et au docte poète on donne le laurier.
Pourquoi donc fais-tu tant lamenter Calliope
Du peu de bien qu'on fait à sa gentille troppe ?
Il faut, Jodelle, il faut autre labeur choisir
Que celui de la Muse, à qui veut qu'on l'avance
Car quel loyer veux-tu avoir de ton plaisir,
Puisque le plaisir même en est la récompense ?
poésie de Joachim du Bellay
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À quoi bon?
Madame, je pourrais vous dâre
Que vos beaux yeux
Que chacun avec crainte admire
Şont plus azurés que les cieux
Mais à quoi bon? Vous ne feriez qu’en rire.
Je pourrais vous dâre bien bas
Que tous vos charmes
Que tous vos merveilleux appas
Ont souvent fait couler des larmes;
Mais à quoi bon? Vous ne le croiriez pas.
Enfin, avec un trouble extrême
Avec ardeur
Je vous dirais que je vous aime
Que vous avez blessé mon cœur
Mais à quoi bon? Vous le savez vous même.
poésie de Iulia Hașdeu
Ajouté par Simona Enache
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Non pour ce qu'un grand roi ait été votre père,
Non pour ce qu'un grand roi ait été votre père,
Non pour votre degré et royale hauteur,
Chacun de votre nom veut être le chanteur,
Ni pour ce qu'un grand roi soit ores votre frère.
La nature, qui est de tous commune mère,
Vous fit naître, Madame, avecques ce grand heur,
Et ce qui accompagne une telle grandeur,
Ce sont souvent des dons de fortune prospère.
Ce qui vous fait ainsi admirer d'un chacun,
C'est ce qui est tout vôtre, et qu'avec vous commun
N'ont tous ceux-là qui ont couronnes sur leurs têtes :
Cette grâce et douceur, et ce je ne sais quoi,
Que quand vous ne seriez fille ni soeur de roi,
Si vous jugerait-on être ce que vous êtes.
poésie de Joachim du Bellay
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Tout homme reçoit deux sortes d'éducation: l'une qui lui est donné par les autres et l'autre, beaucoup plus importante, qu'il se donne à lui-même.
citation de Edward Gibbon
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Les Glas
Chaque jour dans la basilique
Ils pleurent pour de nouveaux morts,
Lancinants comme des remords
Avec leur son mélancolique.
C’est l’appel grave et symbolique
Que j’entends au gîte et dehors.
Avec ton sanglot métallique,
Vieux bourdon, comme tu me mords !
Hélas ! mon âme est destinée,
Quand l’horrible glas retentit,
À grincer comme une damnée,
Car c’est la voix qui m’avertit
Que bientôt le train mortuaire
M’emportera comme un colis,
Et que pour le dernier des lits
Je dois préparer mon suaire.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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