
Le christianisme a fait boire du poison à Éros: il n'en est pas mort, mais il est devenu vicieux.
Friedrich Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal (1886)
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Des citations similaires

L'acheminement vers la mort est une fuite inconsciente pour échapper à la douleur et à la pénurie.
Herbert Marcuse dans Eros et civilisation
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Aucun Dieu n'est mort pour le rachat de nos péchés; il n'y a pas de salut par la foi; pas de résurrection après la mort tout cela ce sont les fausses monnaies du christianisme véritable et ces malheureux cerveaux brûlés sont responsables de cette supercherie.
Friedrich Nietzsche dans La Volonté de puissance (1884)
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Le sondage est devenu une sorte de réalité supérieure; ou pour le dire autrement, il est devenu la vérité.
Milan Kundera dans L’immortalité
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Le christianisme a beaucoup fait pour l'amour en en faisant un péché.
Anatole France dans Le jardin d’Epicure (1894)
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Chacun n’est devenu tout à fait soi-même que le jour où ses parents sont morts.
Henry de Montherlant dans Carnets
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L'écrivain original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.
Chateaubriand dans Le Génie du christianisme (1802)
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La gloire est bien étrange. Augias est devenu célébre non pas grâce à ses chevaux mais grâce à leur fumier.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Qu'on parcoure une à une les thèses morales exposées dans les chartes du christianisme, et l'on trouvera partout que les exigences sont tendues outre mesure, afin que l'homme n'y puisse pas suffire: l'intention n'est pas qu'il devienne plus moral, mais qu'il se sente le plus possible pécheur.
Friedrich Nietzsche dans Humain, trop humain
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Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome
Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ?
Rome est de tout le monde un publique échafaud,
Une scène, un théâtre, auquel rien ne défaut
De ce qui peut tomber ès actions de l'homme.
Ici se voit le jeu de la fortune, et comme
Sa main nous fait tourner ores bas, ores haut
Ici chacun se montre, et ne peut, tant soit caut*,
Faire que tel qu'il est, le peuple ne le nomme.
Ici du faux et vrai la messagère court,
Ici les courtisans font l'amour et la cour,
Ici l'ambition et la finesse abonde :
Ici la liberté fait l'humble audacieux,
Ici l'oisiveté rend le bon vicieux,
Ici le vil faquin discourt des faits du monde.
poésie de Joachim du Bellay
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Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas ? la nature.
Marquis de Sade dans Justine (1788)
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L'Enfer
Dans l'enfer, Satan fait étendre
Des barreaux et des grils ardents,
Et sourd, ne voulant rien entendre,
Il dit aux pécheurs imprudents
Que leur âme n’est plus à vendre.
Riant d’un air qui n’est pas tendre,
Pour activer ses intendants,
Il court comme une salamandre
Dans l’enfer.
Sans jamais se réduire en cendre
Tous les damnés grincent des dents,
Et réclament à cris stridents
Que la mort vienne les reprendre !...
Mais la mort ne peut pas descendre
Dans l’enfer !
poésie de Maurice Rollinat
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Les Martyrs
L’Horreur et le Dégoût lui bavaient leur poison
Quand la Vieille emmenait sa Manon toute pâle,
Car, un instant après, derrière la cloison,
Il entendait deux voix suffoquer dans un râle.
Ainsi donc ! grinçait-il, le voilà ton destin :
Jusqu’à ce que la mort t’arrache au dispensaire,
Tu pourriras ton cœur dans l’ennui libertin
Et tu vendras ton corps attendu par l’ulcère !
Et moi, j’irais toujours, sans trêve à mes tourments,
Cogner ma jalousie à ton peuple d’amants !
Non ! je hais ta jeunesse et je maudis tes charmes !
Mais il avait pitié de ses pauvres amours
Quand il voyait entrer par la porte en velours
Une apparition ruisselante de larmes.
poésie de Maurice Rollinat
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Tu ne crains la fureur de ma plume animée
Tu ne crains la fureur de ma plume animée,
Pensant que je n'ai rien à dire contre toi,
Sinon ce que ta rage a vomi contre moi,
Grinçant comme un mâtin la dent envenimée.
Tu crois que je n'en sais que par la renommée,
Et que quand j'aurai dit que tu n'as point de foi,
Que tu es affronteur, que tu es traître au roi,
Que j'aurai contre toi ma force consommée,
Tu penses que je n'ai rien de quoi me venger,
Sinon que tu n'es fait que pour boire et manger :
Mais j'ai bien quelque chose encore plus mordante.
Et quoi ? l'amour d'Orphée ? et que tu ne sus onc
Que c'est de croire en Dieu ? non. Quel vice est-ce donc ?
C'est, pour le faire court, que tu es un pédante.
poésie de Joachim du Bellay
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Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort.
Jean Cocteau dans Opium, journal d'une désintoxication
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Pour que je me taise, ils m'ont fendu la langue. Ainsi je suis devenu vipčre.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le Vampire
Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,
De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
— Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,
Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
— Maudite, maudite sois-tu!
J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.
Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit:
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
À ton esclavage maudit,
Imbécile! — de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!"
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
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Solitude
Les choses formant d’habitude
Au plus fauve endroit leur tableau :
Les rochers, les arbres et l’eau,
Manquent à cette solitude.
D’un gris fané de vieille laine,
De couleur verte dénué
Et de partout continué
Par l’indéfini de la plaine,
Tel ce champ étend sa tristesse,
Sans un genêt, sans un chardon,
La ronce, indice d’abandon,
N’étant pas même son hôtesse.
Le ciel blanc, comme un morne dôme,
Tout bombé sur son terrain plat,
Raye d’un éclair çà et là
La lividité de son chaume.
On dirait une espèce d’île
Au milieu d’océans caillés,
Tant les quatre horizons noyés
Ont un enlacement tranquille !
Le spectre ici ? Ce serait l’être
Dont on guette venir le pas,
Le quelqu’un que l'on ne voit pas
Mais qui pourrait bien apparaître.
En ce lieu d’atmosphère lourde,
Où couve un malaise orageux,
Il souffle un frais marécageux
D’odeur cadavéreuse et sourde.
Pas un frisson, pas une pause
Du silence et du figement !
La pleine mort, totalement,
En a fait sa lugubre chose.
Mais ce qui, surtout, de la terre
Monte, funèbre, avec la nuit,
C’est l’effroi, la stupeur, l’ennui
De l’éternité solitaire.
On voit à cette heure émouvante,
D’aspect encor plus solennel,
Ce champ et ce morceau de ciel
Communier en épouvante.
L’espace devant l’œil dévide
Son interminable lointain
Emplissant le jour incertain
De son vague absolument vide.
Malgré l’amas de la tempête
D’un poids noir et toujours croissant,
Ici, le vent même est absent
Comme la personne et la bête.
L’ombre vient... l’horreur est si grande
Que je quitte ce désert nu,
M’y sentant presque devenu
Le fantôme que j’appréhende !...
poésie de Maurice Rollinat
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La flatterie est le poison de l'amitié.
proverbes français
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Le Voleur
L’aveugle, un vrai Goya retouché par la Morgue,
À genoux dans le froid coupant comme une faux,
Automatiquement tirait d’un petit orgue
Un son inoubliable à force d’être faux.
Suant par tous les bouts la misère qui navre,
Il étalait deux yeux pâles où rien ne luit ;
Et tel était l’aspect de ce vivant cadavre,
Qu’il rendait le passant généreux malgré lui.
À deux pas, un flâneur à figure malsaine,
Accoudé sur le pont, considérait la Seine
En sifflotant d’un air canaille et vicieux ;
Soudain, vers la sébile il tendit sa main jaune,
Eut le geste qu’on a lorsque l’on fait l’aumône,
Et vola froidement le vieil homme sans yeux.
poésie de Maurice Rollinat
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Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
citation de Albert Einstein
Ajouté par Simona Enache
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