
Quand les étoiles atteignent l'horizon, elles peuvent passer pour des feux de bergers.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires

L'Amour du mensonge
Quand je te vois passer, ô ma chère indolente,
Au chant des instruments qui se brise au plafond
Suspendant ton allure harmonieuse et lente,
Et promenant l'ennui de ton regard profond;
Quand je contemple, aux feux du gaz qui le colore,
Ton front pâle, embelli par un morbide attrait,
Où les torches du soir allument une aurore,
Et tes yeux attirants comme ceux d'un portrait,
Je me dis: Qu'elle est belle! et bizarrement fraîche!
Le souvenir massif, royale et lourde tour,
La couronne, et son coeur, meurtri comme une pêche,
Est mûr, comme son corps, pour le savant amour.
Es-tu le fruit d'automne aux saveurs souveraines?
Es-tu vase funèbre attendant quelques pleurs,
Parfum qui fait rêver aux oasis lointaines,
Oreiller caressant, ou corbeille de fleurs?
Je sais qu'il est des yeux, des plus mélancoliques,
Qui ne recèlent point de secrets précieux;
Beaux écrins sans joyaux, médaillons sans reliques,
Plus vides, plus profonds que vous-mêmes, ô Cieux!
Mais ne suffit-il pas que tu sois l'apparence,
Pour réjouir un coeur qui fuit la vérité?
Qu'importe ta bêtise ou ton indifférence?
Masque ou décor, salut! J'adore ta beauté.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
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Mes girouettes
Elles grincent, mes girouettes,
Sur le pauvre toit en lambeaux.
Tous les arbres, grands et nabots,
Ont de lugubres silhouettes !
Dans la saison des alouettes,
Quand les cieux dorment sans flambeaux,
Elles grincent mes girouettes
Sur le pauvre toit en lambeaux.
Comme elles font des pirouettes
Dès que les jours ne sont plus beaux !
Le matin, avec les corbeaux,
Et le soir, avec les chouettes,
Elles grincent mes girouettes !
poésie de Maurice Rollinat
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Certains prophčtes atteignent la perfection. Ils devinent męme le passé.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le Père Pierre
Fantastiques d’aspect sous leur noire capote,
Mais, très humaines par leurs caq[...]s superflus,
Les commères, barrant la route aux verts talus,
À la messe s’en vont d’un gros pas qui sabote.
« Tiens ! v’là l’pèr’ Pierr’ ! fait l’une, un malin, celui-là !
Pour accrocher l’ poisson quand personn’ peut en prendre ;
I’ dit q’ quand il a faim, d’ fumer q’ça l’ fait attendre,
Et qu’un’ bonn’ pip’ souvent vaut mieux qu’un mauvais plat. »
L’homme les joint bientôt. En chœur elles s’écrient :
« Il faut croire, à vous voir marcher
En tournant l’ dos à not’ clocher,
Q’v’allez pas à la messe ! » et puis, dame ! elles rient...
« Moi ? si fait ! leur répond simplement le vieux Pierre,
Mais, tout par la nature ! étant ma seul’ devise,
J’ vas à la mess’ de la rivière
Du bon soleil et d’ la fraîcheur,
Avec le ravin pour église,
Et pour curé l’ martin-pêcheur.
poésie de Maurice Rollinat
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On ne peut pas marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans son soulier.
proverbs chinoises
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Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots.
citation de Jean Jaures
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Seuls ceux qui prennent le risque d'aller trop loin peuvent découvrir jusqu'où ils peuvent aller.
citation de T.S. Eliot
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Quand une fois la liberté a explosé dans une âme d'homme, les dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là.
Jean-Paul Sartre dans Les mouches
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Les Dents
Je les revois à des époques reculées
Ces merveilleuses dents, froides, immaculées,
Et qui se conservaient sans toilette ni fard
Dans la virginité blanche du nénufar.
Le fait est que ces dents étaient surnaturelles
À force de blancheur et de clarté cruelles,
Et que dans les recoins les plus fuligineux
Elles avaient encore un reflet lumineux
Comme un éclair lointain, la nuit, dans une plaine ;
Et puis, au frôlement continu d’une haleine
Qui musquait le soupir, la phrase et le baiser,
Elles passaient leur vie à s’aromatiser !
Joignant le plus souvent leurs mignonnes arcades,
Elles rendaient la voix grinçante par saccades
Avec je ne sais quoi d’humide et de siffleur.
Comme dans le calice embaumé de la fleur
On voit luire au matin des perles de rosée,
Ainsi dans cette bouche indolente et rosée
Elles m’apparaissaient, opale et diamant,
Dont mon œil emportait un éblouissement.
Oh ! quand, jolis bijoux des gencives si pures,
Ces petits os carrés, habiles aux coupures,
Plutôt faits pour trancher que pour mâcher, brillaient
Dans l’entre-bâillement des lèvres qui riaient,
Que de fois une envie inquiète et farouche
M’a pris de les humer aussi comme la bouche,
Et d’y faire dormir le chagrin qui me mord !
Ainsi que sur les dents d’une tête de mort,
J’imaginais déjà la rouille de la terre
Sur la mate pâleur de cet émail dentaire ;
Je voyais la mâchoire horrible ricanant
Dans une bière, et puis à la fin s’égrenant.
Elles perdaient parfois leur attitude étrange
Quand elles s’amusaient d’une écorce d’orange,
D’un brin d’herbe ou de fil, d’une paille, d’un fruit,
Ou quand elles faisaient craquer à petit bruit
Les amandes, les noix, les marrons, l’angélique,
Dans un grignotement de souris famélique.
En tout lieu, raffinant le meurtre et le dégât
Elles martyrisaient longuement le nougat,
Massacraient les gâteaux, et lentes et câlines
Se délectaient au goût vanillé des pralines.
Ces quenottes alors prenaient un air mutin
Et s’épanouissaient dans un rire enfantin.
Quand elles miroitaient sans montrer leurs gencives,
Elles étaient toujours funèbres et pensives,
Semblant me dire : « Avance ! » ou me dire : « Va-t’en ! »
Ou bien, dignes d’orner la bouche de Satan,
Comme en arrêt devant une pâture humaine,
Mon pauvre cœur peut-être ! Une couche de haine,
De sarcasme et d’horreur y venait adhérer
Quand elles se mettaient à me considérer,
Ces infernales dents, ces adorable niques
Qui se faisaient un jeu de paraître ironiques,
Dont le regard était morsure, et qui le soir
Avaient le froid sinistre et coupant du rasoir.
poésie de Maurice Rollinat
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Pour moi, la sécurité, c'est ne pas savoir ce qui va se passer.Car si je ne le sais pas, cela peut être formidable.
citation de Gloria Steinem
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Certaines personnes, quand elles ne connaissent pas, il est impossible de leur apprendre.
citation de Louis Armstrong
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Qu'est-ce que la valeur?
Qu'est-ce que la valeur?
Dr. Cornelia Păun Heinzel
Qu'est-ce que la valeur?
Pour moi, le travail et l'intelligence,
Pour vous, la morale et l'honneur,
Pour lui, la foi et la persévérance,
Pour eux, beaucoup de feuilles
Avec lequelles ils peuvent acheter tout
Moins ma valeur, la vôtre et le sien…
poésie de Cornelia Păun Heinzel de L.'Autobus France (1 décembre 2013)
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La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu'à l'âme.
Simone Weil dans La Pesanteur et la grâce
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Quand les femmes font leur autocritique, elles se découvrent de merveilleux défauts.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Les Babillardes
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits
Qui bâille au milieu des grands buis,
— Les abeilles rentrent aux ruches,
En grignotant le pain des huches,
Elles font des haltes, et puis,
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits.
Elles vont balançant leurs cruches,
Et moi, des yeux, tant que je puis,
Dans le crépuscule je suis
Ces diseuses de fanfreluches,
Bavardes comme des perruches.
poésie de Maurice Rollinat
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Etoiles
Il est au cile des etoiles
qui, comme des diamants
lorsque la nuit est sans voiles
se mirent aux flots dormants
il en est aussi sur terre
et qui brillent nuit et jour
le jour, pleines de mystere
et la nuit, pleines d’amour!
et ces etoiles pensives
eclairent un ciel bien pur
aux couleurs tout aussi vives
que le vaste ciel d’azur!
poésie de Iulia Hașdeu
Ajouté par Simona Enache
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Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu’ils sont, et les choses telles qu’elles devraient être.
citation de Louis de Bonald
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Oranges
Oh, avec quelle perfection la mort
programme sur tes pas une lueur
de vent orange.
Et tu t’arrêtes pour mourir
dans un verger dont les fruits
comblent les étoiles.
poésie de Richard Brautigan
Ajouté par Dan Costinaş
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Les Fils de la Vierge
Bons petits cheveux si légers,
Jolis petits fils de la Vierge,
Vivent l’air pur qui vous héberge
Et la route où vous voyagez !
Suspendez-vous dans les vergers,
Flottez sur l'onde et sur la berge,
Bons petits cheveux si légers,
Jolis petits fils de la Vierge !
Les chevrettes et les bergers,
Le peuplier droit comme un cierge,
Le vieux château, la vieille auberge,
Tout sourit quand vous voltigez,
Bons petits cheveux si légers !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
citation de Franz Kafka
Ajouté par Micheleflowerbomb
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