
Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques.
citation de Friedrich Nietzsche
Ajouté par Simona Enache
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Si tu refuses de voir le meilleur en toi-même et choisis de t'attarder sur tout le négatif en toi, tu dois être prêt à en accepter les conséquences, car tu attires à toi ce que tu maintiens dans tes pensées. Ne pense qu'au meilleur et c'est le meilleur qui sera devant toi...
citation de Eileen Caddy
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Plus encore dans le poème, c’est dans l’aphorisme que le mot est dieu.
Emil Cioran dans Croyances et religions
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Je suis capable du meilleur et du pire, mais dans le pire, c'est moi le meilleur.
citation de Coluche
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Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.
Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.
- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
poésie de Paul Verlaine de Fêtes galantes (1869)
Ajouté par Dan Costinaş
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Les gens jetaient leurs chapeaux en l'air: enthousiasme général et possibilité d'en avoir un meilleur.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Les hérétiques brûlent très bien sur les bûchers, mais que savent-ils faire d’autre?
aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie Benech
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Nous sommes tolérants avec les diables des autres religions.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,
Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire,
Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,
Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,
Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,
Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,
Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,
Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,
Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,
Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,
Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,
Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,
Ceux qui veulent flatter, feront d'un diable un ange :
Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Huile et Sang
Dans des tombes d'or et de lapis lazuli
Des corps de saints hommes et femmes exsudent
Huile miraculeuse et parfum de violette.
Mais sous de lourds tomberaux de terre glaise piétinée
Gisent les corps des vampires gorgés de sang
leurs suaires sont sanglants et leurs lèvres moites.
poésie de William Butler Yeats (1928)
Ajouté par Dan Costinaş
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Les Demoiselles
Rasant la mare de leurs ailes
Que le soleil rend irisées,
Elles ne sont jamais posées,
Les inconstantes demoiselles.
Plus vives que les hirondelles,
Elles voltigent, d’air grisées,
Rasant la mare de leurs ailes
Que le soleil rend irisées.
— « C’est l’image des infidèles
« Par qui nos âmes sont brisées ! »
Ainsi je songe à mes croisées
En regardant les toutes belles
Rasant la mare de leurs ailes.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La chimere
S’il est vrai que les amoureux
sont partout et toujours heureux
en germinal comme en brumaire
c’est qu’il n’est pas d’effroi pour eux
car ils on foi dans la chimere.
s’ils aiment les sentiers ombreux
et la paix des soirs vaporeux
et la nature, auguste mere
s’ils sont reveurs et langoureux
c’est qu’ils adorent la Chimere.
on se rit de leurs songe-creux
mais ici-bas les amoureux
de nos jours, comme aux temps d’Homere
sont peut etre les seuls heureux:
car c’est le bonheur - la Chimere.
poésie de Iulia Hașdeu
Ajouté par Simona Enache
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Toutes les révolutions sont conçues par des idéalistes, mises en œuvre par des fanatiques, et leurs fruits sont volés par des scélérats.
aphorisme de Thomas Carlyle, traduction par Mihai Cucereavii
Ajouté par Mihai Cucereavii
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Ballade des nuages
Tantôt plats et stagnants comme des étangs morts,
On les voit s'étaler en flocons immobiles
Ou ramper dans l’azur ainsi que des remords ;
Tantôt comme un troupeau fuyard de bêtes viles,
Ils courent sur les bois, les ravins et les villes ;
Et l’arbre extasié tout près de s’assoupir,
Et les toits exhalant leur vaporeux soupir
Qui les rejoint dans une ascension ravie,
Regardent tour à tour voyager et croupir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
Plafonds chers aux corbeaux diseurs de mauvais sorts,
Ils blessent l’œil de l’homme et des oiseaux serviles,
Mais les aigles hautains prennent de longs essors
Vers eux, les maëlstroms, les écueils et les îles
D’océans suspendus dans les hauteurs tranquilles.
Après que la rafale a cessé de glapir,
Ils reviennent, ayant pour berger le zéphyr
Qui les laisse rôder comme ils en ont envie,
Et l’aube ou le couchant se met à recrépir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
Avec leurs gris, leurs bleus, leurs vermillons, leurs ors,
Ils figurent des sphinx, des monceaux de fossiles,
Des navires perdus, de magiques décors,
Et de grands moutons noirs et blancs, fiers et dociles,
Qui vaguent en broutant par des chemins faciles ;
Gros des orages sourds qui viennent s’y tapir,
Ils marchent lentement ou bien vont s’accroupir
Sur quelque montagne âpre et qu’on n’a pas gravie ;
Mais tout à coup le vent passe et fait déguerpir
Les nuages qui sont l’emblème de la vie.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Pas de meilleur moyen que de regarder droit dans les yeux les fantômes pour qu'ils se dissipent.
Patrick Modiano dans Dans le café de la jeunesse perdue (2007)
Ajouté par Dan Costinaş
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Les hommes se trompent quand ils se croient libres; cette opinion consiste en cela seul qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.
Baruch Spinoza dans Ethique
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La Chanson des yeux
J’aime tes yeux d’azur qui, tout pailletés d’or,
Ont une lueur bleue et blonde,
Tes yeux câlins et clairs où le rêve s’endort,
Tes grands yeux bougeurs comme l’onde.
Jusque dans leurs regards savants et nuancés,
Si doux qu’ils te font deux fois femme,
Ils reflètent le vol de tes moindres pensers
Et sont les vitres de ton âme.
Dans la rue on subit leur charme ensorceleur ;
Ils étonnent sur ton passage,
Car ils sont plus jolis et plus fleurs que la fleur
Que tu piques à ton corsage.
Oui, tes yeux sont si frais sous ton large sourcil,
Qu’en les voyant on se demande
S’ils n’ont pas un arôme harmonieux aussi,
Tes longs yeux fendus en amande.
Dans le monde on les voit pleins de morosité,
Ils sont distraits ou sardoniques
Et n’ont pour me parler amour et volupté
Que des œillades platoniques ;
Mais, tout seuls avec moi sous les rideaux tremblants,
Ils me font te demander grâce,
Et j’aspire, enlacé par tes petits bras blancs,
Ce qu’ils me disent à voix basse.
poésie de Maurice Rollinat
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Ne te préoccupe pas de ce que font les autres ou de ce qu'ils laissent non accompli. Il n'est pas dans ta responsabilité d'évaluer leurs pensées ni leurs actions. Simplement, sois responsable de comment Toi, tu penses et agis.
citation de Paul Ferrini
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Bohémiens en voyage
La tribu prophétique aux prunelles ardentes
Hier s'est mise en route, emportant ses petits
Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
Le long des chariots où les leurs sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret des chimères absentes.
Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
Les regardant passer, redouble sa chanson;
Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
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Ils se taisent, mais combien bruyantes sont leurs pensées!
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le Ravin des coquelicots
Dans un creux sauvage et muet
Qui n’est pas connu du bluet
Ni de la chèvre au pied fluet
Ni de personne,
Loin des sentiers des bourriquots,
Loin des bruits réveilleurs d’échos,
Un fouillis de coquelicots
Songe et frissonne.
Autour d’eux, d’horribles étangs
Ont des reflets inquiétants ;
À peine si, de temps en temps,
Un lézard bouge
Entre les genêts pleins d’effrois
Et les vieux buis amers et froids
Qui fourmillent sur les parois
Du ravin rouge.
Le ciel brillant comme un vitrail
N’épand qu’un jour de soupirail
Sur leurs lamettes de corail
Ensorcelées,
Mais dans la roche et le marais
Ils sont écarlates et frais
Comme leurs frères des forêts
Et des vallées.
Ils bruissent dans l’air léger
Sitôt que le temps va changer.
Au moindre aquilon passager
Qui les tapote,
Et se démènent tous si fort
Sous le terrible vent du Nord
Qu’on dirait du sang qui se tord
Et qui clapote.
En vain, descendant des plateaux
Et de la cime des coteaux,
Sur ces lumineux végétaux
L’ombre se vautre,
Dans un vol preste et hasardeux,
Des libellules deux à deux
Tournent et vibrent autour d’eux
L’une sur l’autre.
Frôlés des oiseaux rebâcheurs
Et des sidérales blancheurs,
Ils poussent là dans les fraîcheurs
Et les vertiges,
Aussi bien que dans les sillons ;
Et tous ces jolis vermillons
Tremblent comme des papillons
Au bout des tiges.
Leur chaude couleur de brasier
Réjouit la ronce et l’osier ;
Et le reptile extasié,
L’arbre qui souffre,
Les rochers noirs privés d’azur
Ont un air moins triste et moins dur
Quand ils peuvent se pencher sur
Ces fleurs du gouffre.
Les carmins et les incarnats,
La pourpre des assassinats,
Tous les rubis, tous les grenats
Luisent en elles ;
C’est pourquoi, par certains midis,
Leurs doux pétales attiédis
Sont le radieux paradis
Des coccinelles.
poésie de Maurice Rollinat
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