
Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.
Colette dans Mélanges
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Des citations similaires

Et ce qu'il désirait le plus au monde, qui était que sa mère lu tout ce qui était sa vie et sa chair, cela était impossible. Son amour, son seul amour serait à jamais muet.
Albert Camus dans Le premier homme (2000)
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La Mort du cochon
Moi, qui l’avais vu si petit,
Je fus tout chagrin de sa perte,
Et cette pauvre masse inerte
Ne m’inspira nul appétit.
Lorsque chacun se divertit
Et festoya dans l’herbe verte,
Moi, qui l’avais vu si petit,
Je fus tout chagrin de sa perte.
Mais la porchère compatit
A son sort, dans la cour déserte,
Car, en voyant sa bête ouverte,
Ce sanglot de son cœur sortit :
« Moi qui l’avais vu si petit ! »
poésie de Maurice Rollinat
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On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
citation de Taslima Nasreen
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Il est plus facile de connaître dix pays qu'un seul homme.
proverbs yiddishs
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Cependant que la Cour mes ouvrages lisait,
Cependant que la Cour mes ouvrages lisait,
Et que la soeur du roi, l'unique Marguerite,
Me faisant plus d'honneur que n'était mon mérite,
De son bel oeil divin mes vers favorisait,
Une fureur d'esprit au ciel me conduisait
D'une aile qui la mort et les siècles évite,
Et le docte troupeau qui sur Parnasse habite,
De son feu plus divin mon ardeur attisait.
Ores je suis muet, comme on voit la Prophète,
Ne sentant plus le dieu qui la tenait sujette,
Perdre soudainement la fureur et la voix.
Et qui ne prend plaisir qu'un prince lui commande ?
L'honneur nourrit les arts, et la Muse demande
Le théâtre du peuple et la faveur des rois.
poésie de Joachim du Bellay
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La femme est attirée irrésistiblement par la poitrine de l'homme, l'endroit où celui-ci cache son coeur et son portefeuille.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère
Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère,
Et si de tes parents les regrets quelquefois,
Combien, cruel Amour, que sans amour tu sois,
T'ont fait sentir le deuil de leur complainte amère :
C'est or qu'il faut montrer ton flambeau sans lumière,
C'est or qu'il faut porter sans flèches ton carquois,
C'est or qu'il faut briser ton petit arc turquois,
Renouvelant le deuil de ta perte première.
Car ce n'est pas ici qu'il te faut regretter
Le père au bel Ascagne : il te faut lamenter
Le bel Ascagne même, Ascagne, ô quel dommage !
Ascagne, que Caraffe aimait plus que ses yeux :
Ascagne, qui passait en beauté de visage
Le beau coupier troyen qui verse à boire aux dieux.
poésie de Joachim du Bellay
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Mais, s'il y a de l'honneur à souffrir, il y a autant d'honneur à accepter de ne souffrir pas.
Henry de Montherlant dans Port-Royal
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Nous ne faisons la cour aux filles de Mémoire,
Nous ne faisons la cour aux filles de Mémoire,
Comme vous qui vivez libres de passion :
Si vous ne savez donc notre occupation,
Ces dix vers en suivant vous la feront notoire :
Suivre son cardinal au Pape, au Consistoire,
En Capelle, en Visite, en Congrégation,
Et pour l'honneur d'un prince ou d'une nation
De quelque ambassadeur accompagner la gloire :
Être en son rang de garde auprès de son seigneur,
Et faire aux survenants l'accoutumé honneur,
Parler du bruit qui court, faire de l'habile homme
Se promener en housse, aller voir d'huis en huis
La Marthe ou la Victoire, et s'engager aux Juifs :
Voilà, mes compagnons, les passe-temps de Rome.
poésie de Joachim du Bellay
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Sire, celui qui est a formé toute essence
Sire, celui qui est a formé toute essence
De ce qui n'était rien. C'est l'oeuvre du Seigneur :
Aussi tout honneur doit fléchir à son honneur,
Et tout autre pouvoir céder à sa puissance.
On voit beaucoup de rois, qui sont grands d'apparence :
Mais nul, tant soit-il grand, n'aura jamais tant d'heur
De pouvoir à la vôtre égaler sa grandeur :
Car rien n'est après Dieu si grand qu'un roi de France.
Puis donc que Dieu peut tout, et ne se trouve lieu
Lequel ne soit enclos sous le pouvoir de Dieu,
Vous, de qui la grandeur de Dieu seul est enclose,
Elargissez encor sur moi votre pouvoir,
Sur moi, qui ne suis rien : afin de faire voir
Que de rien un grand roi peut faire quelque chose.
poésie de Joachim du Bellay
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Le genre humain a toujours été en progrès et continuera toujours de l’être à l’avenir: ce qui ouvre une perspective à perte de vue dans le temps.
citation de Emmanuel Kant
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Rien ne fait autant honneur à une femme que sa patience et rien ne lui fait si peu honneur que la patience de son mari.
Joseph Joubert dans Carnets
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Mademoiselle Squelette
Mademoiselle Squelette !
Je la surnommais ainsi :
Elle était si maigrelette !
Elle était de la Villette,
Je la connus à Bercy,
Mademoiselle Squelette.
Très ample était sa toilette,
Pour que son corps fût grossi :
Elle était si maigrelette !
Nez camard, voix aigrelette ;
Mais elle me plut ainsi,
Mademoiselle Squelette.
J’en fis la bizarre emplette.
Ça ne m’a pas réussi,
Elle était si maigrelette !
Elle aimait la côtelette
Rouge, et le vin pur aussi,
Mademoiselle Squelette !
Sa bouche un peu violette
Avait un parfum ranci,
Elle était si maigrelette !
Comme elle était très follette,
Je l’aimai couci-couci,
Mademoiselle Squelette.
Au lit, cette femmelette
Me causa plus d’un souci :
Elle était si maigrelette !
Puis un jour je vis seulette,
L’œil par les pleurs obscurci,
Mademoiselle Squelette,
Cherchant une gouttelette
De sang très peu cramoisi :
Elle était si maigrelette !
Sa phtisie étant complète,
Elle en eut le cœur transi,
Mademoiselle Squelette.
Alors plus d’escarpolette ;
Plus un dimanche à Passy...
Elle était si maigrelette !
Sa figure verdelette
Faisait dire au gens : « Voici
Mademoiselle Squelette ! »
Un soir à l’espagnolette
Elle vint se pendre ici.
Elle était si maigrelette !
Horreur ! Une cordelette
Décapitait sans merci
Mademoiselle Squelette :
Elle était si maigrelette !
poésie de Maurice Rollinat
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Les Trois Toc Toc
Toc toc ! — L’homme prêtant l’oreille,
Hache en main, guettant scélérat,
Dit : « Qu’est là ? — Moi ! » La vieille entra...
D’un coup, il abattit la vieille.
Depuis, hanté par les alarmes,
Il s’enfermait dans sa maison.
Toc toc ! — L’homme, avec un frisson,
Demanda : « Qu’est là ? » — Les gendarmes !
Un peu plus tard, à l’aube fine,
Toc toc ! — Il se tut, sachant trop
Qu’alors, c’était bien le bourreau
Qui venait pour la guillotine.
poésie de Maurice Rollinat
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La Buveuse d'absinthe
Elle était toujours enceinte,
Et puis elle avait un air...
Pauvre buveuse d’absinthe !
Elle vivait dans la crainte
De son ignoble partner :
Elle était toujours enceinte.
Par les nuits où le ciel suinte,
Elle couchait en plein air.
Pauvre buveuse d’absinthe !
Ceux que la débauche éreinte
La lorgnaient d’un œil amer :
Elle était toujours enceinte !
Dans Paris, ce labyrinthe
Immense comme la mer,
Pauvre buveuse d’absinthe,
Elle allait, prunelle éteinte,
Rampant aux murs comme un ver...
Elle était toujours enceinte !
Oh ! cette jupe déteinte
Qui se bombait chaque hiver !
Pauvre buveuse d’absinthe !
Sa voix n’était qu’une plainte,
Son estomac qu’un cancer :
Elle était toujours enceinte !
Quelle farouche complainte
Dira son hideux spencer !
Pauvre buveuse d’absinthe !
Je la revois, pauvre Aminte,
Comme si c’était hier :
Elle était toujours enceinte !
Elle effrayait maint et mainte
Rien qu’en tournant sa cuiller ;
Pauvre buveuse d’absinthe !
Quand elle avait une quinte
De toux, — oh ! qu’elle a souffert,
Elle était toujours enceinte ! —
Elle râlait : « Ça m’esquinte !
Je suis déjà dans l’enfer. »
Pauvre buveuse d’absinthe !
Or elle but une pinte
De l’affreux liquide vert :
Elle était toujours enceinte !
Et l’agonie était peinte
Sur son œil à peine ouvert ;
Pauvre buveuse d’absinthe !
Quand son amant dit sans feinte :
« D’débarras, c’en est un fier !
« Elle était toujours enceinte. »
— Pauvre buveuse d’absinthe !
poésie de Maurice Rollinat
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Le diable était beau quand il était jeune.
proverbe français
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Quand Dieu se fit homme, le diable s'était déjà fait femme. Dieu est la consolation du pauvre.
proverbe géorgien
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Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu'on choisirait pour ami, si elle etait homme.
aphorisme de Joseph Joubert de Pensées, maximes et essais (1920)
Ajouté par George Budoi
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Non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu, mais encore il était d’excellente famille du côté de sa mère.
Mgr de Quélen dans Sermons
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L'amour en aucun cas n'empêche l'homme de suivre sa légende personnelle. Quand cela arrive, c'est que ce n'était pas le véritable amour, celui qui parle le langage du monde.
citation de Paulo Coelho
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