
Si tu as perdu la tête sur l’échafaud ne la cherche pas dans les mémoires du bourreau.
aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie Benech
Ajouté par Dan Costinaş
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Des citations similaires
Je ne
J'ai déjà perdu mon adresse,
J'ai oublié celui d'avant.
Je n'en sais plus de carresse...
Je ne suis plus, ni mari, ni amant.
Je n'ai plus de sentiments;
Je les ai perdu dans l'armée.
Je n'ai plus aucun armement...
Je suis totalement desarmé.
Je suis vide de tout ce que j'aimais,
Je n'ai plus de présent, c'est foutu;
Je vis juste du vide, du jamais...
Je ne sais plus, je n'en sais plus.
Je me cherche jusqu'à la fin de la vue,
Je te cherche, te palper lettres en Braille.
Je t'attends, mon autrui, toi, ma brue...
Je suis nu de moi-même, je me caille!
poésie de Daniel Aurelian Rădulescu (11 novembre 2013)
Ajouté par Daniel Aurelian Rădulescu
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Le Bourreau monomane
Oh ! les saisons, été, printemps, hiver, automne,
Comme c’est long ! Que faire ? À quoi donc s’occuper ?
Maintenant qu’il n’a plus de têtes à couper,
Il trouve la vie âpre et le temps monotone.
Autrefois, il était le grand justicier
Plus fantastique et plus redouté que le Diable,
L’homme qui décapite un crime irrémédiable
Au tranchant toujours sûr du couperet d’acier.
Son nom, dit quelque part, rendait les gens tout blêmes ;
Lui seul, il pourvoyait légalement la mort ;
Et bien qu’il pût rogner ses frères sans remord,
Sa vue épouvantait les magistrats eux-mêmes.
Et quand la Peur broyait avec son laminoir
Ceux qui doivent subir la peine capitale,
Au fond de leur cachot, la vision fatale
C’était lui, le Monsieur correct en habit noir.
Par les matins glacés, par les aurores tièdes,
Autrefois, il trônait debout sur l’échafaud ;
Et qui donc aurait pu le trouver en défaut
Quand il faisait le signe effroyable à ses aides ?
Folle, effarée autour du funèbre tréteau,
La foule se tordait comme un tas de couleuvres
Pour voir de près l’exécuteur des hautes œuvres
Qui du bout de son doigt fait tomber le couteau.
Donc, il ne verra plus grouiller la multitude ;
Il a perdu renom, besogne, revenu.
Il n’est par tout pays qu’un banal inconnu,
Rentier de la misère et de la solitude.
Il sera donc un homme à toute heure hanté
Par l’aspect du triangle oblong de la Justice !
Sempiternellement, il faudra qu’il pâtisse,
Moulu par la vieillesse et par l’oisiveté.
Il n’incarnera plus l’épouvante ! La Veuve,
Il ne la verra plus ! C’est un autre bourreau
Qui va dorénavant la tirer du fourreau,
Chaque fois qu’un jury voudra qu’elle s’abreuve.
Il ne l’essaiera plus sur les grands mannequins,
Le couteau récemment aiguisé par la meule !
Plus de têtes, jamais ! Jamais plus une seule !
Ô rage ! Et les prisons fourmillent de coquins !
Et malheureux cerveau qui brûle et se détraque,
Il n’a plus qu’un désir, chez lui comme en chemin,
C’est de guillotiner encore un être humain ;
Et sa monomanie à toute heure le traque.
L’avis impératif et concis du Parquet,
Voilà ce qu’il attend dans une horrible extase.
Entre l’abbé qui prie et le barbier qui rase,
Il se revoit, hâtant le festin du baquet.
Et partout, dans l’azur comme dans la tempête,
Il évoque une lame et cherche d’un œil fou
La grimace que fait une tête sans cou
Et l’affreux jet de sang qui sort d’un cou sans tête !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Celui qui cherche une femme belle, bonne et intelligente, n'en cherche pas une mais trois.
aphorisme de Oscar Wilde
Ajouté par Simona Enache
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Le vas; l'échafaud de cristal pour les fleurs.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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La lionne farouche cherche le loup, le loup lui-même la chèvre, la chèvre folâtre cherche le cytise en fleurs ; toi, Alexis, c'est Corydon ; chacun est attiré par son plaisir.
citation de Virgilius
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Le Minet
Il tète avec avidité
Et se cogne au sein qu’il enlace ;
Puis, lorsque sa nourrice est lasse,
Il dort sur son ventre ouaté.
Pour le minet doux et futé
C’est un lit que rien ne remplace !
Il tète avec avidité
Et se cogne au sein qu’il enlace.
Quand il s’est bien lissé, gratté,
Pris la queue et vu dans la glace,
Après ses tournements sur place
Et ses petits sauts de côté,
Il tète avec avidité.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Déjeuner du matin
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.
poésie de Jacques Prevert
Ajouté par Simona Enache
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Le goût du néant
Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t'enfourcher! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle bute.
Résigne-toi, mon coeur; dors ton sommeil de brute.
Esprit vaincu, fourbu! Pour toi, vieux maraudeur,
L'amour n'a plus de goût, non plus que la dispute;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte!
Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur!
Le Printemps adorable a perdu son odeur!
Et le Temps m'engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur;
Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur,
Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.
Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute?
poésie de Charles Baudelaire de Revue française (20 janvier 1859)
Ajouté par anonyme
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L'humanité du bourreau: une hache parfaitement affutée.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Qu'ai-je cherché dans la politique? Il n'existe pas de milieu plus favorable à l'étude de la misčre humaine.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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J'ai arraché le masque du bourreau. Il avait le visage en larmes.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Mes souvenirs? Oasis de sable perdu dans les steppes de la mémoire.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Le bourreau reste un criminel, élevé par la justice au rang de fonctionnaire.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Lorsque les juges feront aussi le travail du bourreau, les peines seront plus légčres.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Pour les femmes les meilleurs aphrodisiaques sont des mots. Le point G est dans les oreilles. Celui qui le cherche en-dessous perd son temps.
citation de Isabel Allende
Ajouté par Dan Costinaş
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On n'a jamais perdu sa journée quand on a contribué pour sa part à faire pénétrer dans une âme un peu de gaieté et de lumière.
citation de Girardin
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Cesse de chercher ta place dans la vie, ta place te cherche.
citation de Kalif Ali
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Il n'y a guère que le sadisme qui donne un fondement dans la vie à l'esthétique du mélodrame.
Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann (1913)
Ajouté par Simona Enache
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La Vipère
Pauvre serpent, montre ta tête
Aplatie et triangulaire.
Par ce soleil caniculaire
Dors en paix, formidable bête !
Tu siffles comme une tempête,
Mais j’ai pitié de ta colère.
Pauvre serpent, montre ta tête
Aplatie et triangulaire !
C’est bien doux qu’ici je m’arrête :
Sans te bénir, je te tolère,
Car aujourd’hui l’amour m’éclaire,
Et j’en ai l’âme toute en fête.
Pauvre serpent ! montre ta tête !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Tristesse
J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
poésie de Alfred de Musset
Ajouté par Simona Enache
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