Tout nouveau, tout beau.
proverbs françaises
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Des citations similaires
Tout ce qu'Egypte en pointe façonna
Tout ce qu'Egypte en pointe façonna,
Tout ce que Grèce à la corinthienne,
A l'ionique, attique ou dorienne,
Pour l'ornement des temples maçonna :
Tout ce que l'art de Lysippe donna,
La main d'Apelle ou la main phidienne,
Soulait orner cette ville ancienne,
Dont la grandeur le ciel même étonna :
Tout ce qu'Athène eut onques de sagesse,
Tout ce qu'Asie eut onques de richesse,
Tout ce qu'Afrique eut onques de nouveau,
S'est vu ici. O merveille profonde !
Rome vivant fut l'ornement du monde,
Et morte elle est du monde le tombeau.
poésie de Joachim du Bellay
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Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée,
ur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée,
Croisant les bras au ciel avec mille sanglots,
Accordait cette plainte au murmure des flots,
Outrageant son beau teint et sa tresse dorée :
Las, où est maintenant cette face honorée,
Où est cette grandeur et cet antique los,
Où tout l'heur et l'honneur du monde fut enclos,
Quand des hommes j'étais et des dieux adorée ?
N'était-ce pas assez que le discord mutin
M'eût fait de tout le monde un publique butin,
Si cet hydre nouveau, digne de cent Hercules,
Foisonnant en sept chefs de vices monstrueux
Ne m'engendrait encore à ces bords tortueux
Tant de cruels Nérons et tant de Caligules ?
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Tout le monde conçoit sans peine que, si les hommes chargés d'exprimer le beau se conformaient aux règles des professeurs-jurés, le beau lui-même disparaîtrait de la terre.
citation de Charles Baudelaire
Ajouté par Simona Enache
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Le Jambon
Je le vois toujours, ce jambon,
Avec un appétit nouveau.
Fier, il pendait au soliveau
Antique et noir comme un charbon.
Oh ! devait-il être assez bon !
Gros comme une cuisse de veau !
Je le vois toujours, ce jambon.
Avec un appétit nouveau.
Il me hantait pour tout de bon
L’estomac comme le cerveau,
Mais je viens d’en manger. Bravo !
Cette chair est un vrai bonbon.
— Je le vois toujours ce jambon.
poésie de Maurice Rollinat
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A un moment donné, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre.
Isabelle Adjani dans interview dans Studio Magazine (mars 2002)
Ajouté par Simona Enache
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Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques
Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques,
Les théâtres en rond ouverts de tous côtés,
Les colonnes, les arcs, les hauts temples voûtés,
Et les sommets pointus des carrés obélisques.
J'ai vu des empereurs les grands thermes publiques,
J'ai vu leurs monuments que le temps a domptés,
J'ai vu leurs beaux palais que l'herbe a surmontés,
Et des vieux murs romains les poudreuses reliques.
Bref, j'ai vu tout cela que Rome a de nouveau,
De rare, d'excellent, de superbe et de beau :
Mais je n'y ai point vu encore si grand chose
Que cette Marguerite, où semble que les cieux,
Pour effacer l'honneur de tous les siècles vieux,
De leurs plus beaux présents ont l'excellence enclose.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Glose
Le temps passe, le temps vient,
Tout est ancien, tout est nouveau;
Ce qui est mal, ce qui est bien
Pèse et médite à tout propos;
N’espère pas et n’aie pas peur,
Ce qui est flot en flot s’en va,
Si on te demande ou on te leurre,
A toute chose reste froid.
D’innombrables choses on voit,
On en entend sonner beaucoup,
Qui pourrait retenir cela,
Et qui pourrait écouter tout ?...
Toi, tu dois d’asseoir d’un côté,
Te retrouvant dans ton maintien,
Dans les bruits de la vanité
Le temps passe, le temps vient.
Que ne penche pas par son aiguille
La balance du froid penseur
Vers l’instant léger qui oscille
Pour le faux masque du bonheur,
Qui surgit de sa mort peut-être
Et retombe dans le chaos;
Pour celui qui peut le connaître
Tout est ancien, tout est nouveau.
En spectateur au grand théâtre
Dans ce monde imagine-toi;
Sous masques tristes ou folâtres
Son jeu, tu le devineras.
S’il se dispute ou s’il en pleure,
Tu dois méditer dans ton coin
Pour saisir dans leur art trompeur
Ce qui est mal, ce qui est bien.
Car l’avenir et le passé
Sont les deux faces de la feuille,
Voit tout au bout le point d’entrée
Celui qui exerce son œil;
Tout ce qui fut ou qui sera
Se trouve dans les faits, les mots,
Quant à leur vanité déjà
Pèse et médite à tout propos.
Aux mêmes moyens destinés
Se soumet tout ce qui existe,
Et depuis des milliers d’années
Le monde est gai, le monde est triste;
D’autres masques, la même pièce,
D’autres voix, mais le même chœur,
Même trompé, dans ta détresse,
N’espère pas et n’aie pas peur.
N’espère pas quand les salauds
Pour le triomphe se battront,
Ils l’emporteront, les idiots,
Malgré ta belle étoile au front;
Ne t’en fais pas, ils vont chercher
Entre eux-mêmes se ployer bas,
Ne sois jamais leur associé:
Ce qui est flot, en flot s’en va.
Pareil à un chant de sirène,
On vous attire en guet-apens;
Pour changer les acteurs sur scène
On vous attrappe en vous leurrant;
A côté glisse vite et sors,
Ignore leurs propos flatteurs,
De ton sentier en dehors
Si l’on te mande ou on te leurre.
Evite cependant leurs coups,
Face aux calomnies tais-toi bien;
Renonce à tes conseils surtout
Si tu connais leurs vrais moyens;
Ils peuvent parler à leur aise,
Vive en ce monde qui vivra
Et afin que rien ne te plaise,
A toute chose reste froid.
A toute chose reste froid,
Si l’on te mande ou on te leurre,
Ce qui est flot en flot s’en va,
N’espère pas et n’aie pas peur;
Pèse et médite à tout propos
Ce qui est mal, ce qui est bien,
Tout est ancien, tout est nouveau:
Le temps passe, le temps vient.
poésie de Mihai Eminescu (1883), traduction par Paul Miclau
Ajouté par Dan Costinaş
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Les Antiquités de Rome
Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.
Vois quel orgueil, quelle ruine et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois
Pour dompter tout, se dompta quelquefois
Et devint proie au temps, qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s’enfuit,
Reste de Rome. O mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps détruit
Et ce qui fuit, au temps fait résistance.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Tout le parfait dont le ciel nous honore
Tout le parfait dont le ciel nous honore,
Tout l'imparfait qui naît dessous les cieux,
Tout ce qui paît nos esprits et nos yeux,
Et tout cela qui nos plaisirs dévore :
Tout le malheur qui notre âge dédore,
Tout le bonheur des siècles les plus vieux,
Rome du temps de ses premiers aïeux
Le tenait clos, ainsi qu'une Pandore.
Mais le destin, débrouillant ce chaos,
Où tout le bien et le mal fut endos,
A fait depuis que les vertus divines
Volant au ciel ont laissé les péchés,
Qui jusqu'ici se sont tenus cachés
Sous les monceaux de ces vieilles ruines.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Nostalgie de soleil
Quel poète évoquera le rose des bruyères,
Le lézard des vieux murs, la mouche des étangs,
Et le petit rayon qui vient, tout le beau temps,
Rire au carreau crasseux de la vieille chaumière ?
Les végétaux chambrés, le fleuri, la verdure
De ces jardins vitrés plus chauds que des maisons
Et tout le trompe-l’œil des tapis, des tentures
Voulant singer les rocs, les arbres, les gazons,
Accusent mieux, l’hiver, leur piteuse imposture
Alors que l'on regrette avec tant de douleur
Le soleil qui faisait éclater la couleur,
Flamber le verdoîment dans toute la nature !
Hélas ! bien avant l’heure où l’astre roi, l'été,
De sa pourpre de sang rend les plaines rougies,
Dès l’automne déjà s’impose la clarté
Des mélancoliques bougies.
Tout seul, à leur lueur si blême,
On a l’air de veiller un mort.
Sans compter que, parfois encor,
On dirait presque — horreur suprême !
Que ce défunt-là c’est soi-même.
Chaque retour d’hiver cause un frisson nouveau
Avec ce jour de crépuscule,
Ce sol humide de caveau
Où nul insecte ne circule
Et qui paraît sous l’ombre abaisser son niveau.
Au dur tic tac de la pendule
Le corps moisit, se caille ainsi que le cerveau.
Nos jours plus obscurcis devant le bois qui brûle
Dévident l’incertain de leur maigre écheveau.
Mais que le froid sèche ou s’endorme,
Et que le ciel s’allume, alors ! tout se transforme
En notre âme, ce sphinx inquiet, noir problème,
Louche énigme pour elle-même
Dans sa prison d’humanité !
Pour cette renfermée, au ténébreux martyre,
Le Soleil, c’est le bon sourire,
C’est l’œil compatissant de la Fatalité !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Adonis
Adonis j'ai rêvé d'Adonis
Et lorsque j'avais seize ans j'imaginais souvent
Quel délice vivre au temps d'Adonis
Et pouvoir un seul instant le voir et le connaître
Cet amour de toujours un beau jour
S'est vite envolé quand je t'ai rencontré
Adonis tu n'es pas Adonis
Mais tu l'as bien remplacé car tu as su me plaire
La, la, la, la, la, la, la, la, la
Candide, solide, splendide
Tu es comme cela tout cela à la fois
Sans malice tu es mieux qu'Adonis
Tout au moins moi je le crois
Puisque c'est toi que j'aime
Adonis, Adonis...
chanson interprété par Dalida, la musique de F. Bonifay, G. Goehring, E. Warren, vers de F. Bonifay, G. Goehring, E. Warren (1959)
Ajouté par Simona Enache
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Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature.
Theophile Gautier dans préface de Mademoiselle de Maupin
Ajouté par Simona Enache
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Le Marchand d'habits
Marchand d’habits ! Ta voix de cuivre et de rogomme
Me surprend tout à coup, me hèle en tapinois ;
Et toujours dans mon âme elle pénètre, comme
Un fantôme canaille, ironique et sournois.
Entouré de bouquins, devant mon cher pupitre,
J’ai beau dompter le spleen et l'à-quoi-bon moqueur,
Pour me martyriser ton cri perce ma vitre
Et vient en ricanant se planter dans mon cœur.
Fatalement alors je cours à la fenêtre ;
Mais, cette fois, je sens frissonner tout mon être
En rencontrant ton œil obliquement tourné.
Et nous nous regardons tous les deux, sans rien dire :
Et tu pars satisfait, sachant que ce damné
Va passer la journée entière à te maudire !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Qui vient est beau, qui apporte encore plus beau.
proverbs françaises
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Allégorie
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, — sans haine et sans remords.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Il serait certes très beau qu'il y eut un Dieu créateur du monde et une Providence pleine de bonté, un ordre moral de l'univers et une vie future, mais il est cependant très curieux que tout cela soit exactement ce que nous pourrions nous souhaiter à nous-mêmes.
Sigmund Freud dans L'avenir d'une illusion
Ajouté par Simona Enache
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Nous avons fait la nuit...
Nous avons fait la nuit, je tiens ta main, je veille
Je te soutiens de toutes mes forces
Je grave sur un roc l’étoile de tes forces
Sillons profonds où la bonté de ton corps germera
Je me répète ta voix cachée, ta voix publique
Je ris encore de l’orgueilleuse
Que tu traites comme une mendiante
Des fous que tu respectes, des simples où tu te baignes
Et dans ma tête qui se met doucement d’accord avec
la tienne, avec la nuit
Je m’émerveille de l’inconnue que tu deviens
Une inconnue semblable à toi, semblable à tout ce que j’aime
Qui est toujours nouveau.
poésie de Paul Eluard
Ajouté par Simona Enache
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L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
La Fontaine dans La Poule aux oeufs d'or
Ajouté par Dan Costinaş
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Je ne fais rien du tout quand je pense tout faire.
citation de Pierre Corneille
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La Tache blanche
Dure au mordant soleil, longtemps épanouie
Aux grands effluves lourds et tièdes du vent plat,
La neige, ayant enfin fléchi, perdu l’éclat,
Venait de consommer sa fonte sous la pluie.
L’espace détendu ! le bruit désemmuré !
Et les cieux bleus, enfin ! pour mes regards moroses,
Avides de revoir le vieil aspect des choses,
Tout surgissait nouveau du sol désengouffré.
Soudain, au creux d’un ravin noir,
Un soupçon de neige fit voir
Sa tache pâle, si peureuse
Que je me figurai, songeur,
Un dernier frisson de blancheur
Au fond d’une âme ténébreuse !
poésie de Maurice Rollinat
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