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La vie offre toujours une revanche, soyez en certains.... un jour la roue tourne, comme le flux et le reflux des vagues sur la plage, la vie va et vient, elle n'est jamais toute noire ni toute blanche.

citation de Josette SauthierSignalez un problèmeDes citations similaires
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La roue de moulin

Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.

Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l'eau s'enfourne.

Puis, à mesure qu'il s'éteint,
Des tons de l'astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.

Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l'air de brasser une hécatombe humaine !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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La Roue de moulin

Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.

Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l’eau s’enfourne.

Puis, à mesure qu’il s’éteint,
Des tons de l’astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.

Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l’air de brasser une hécatombe humaine !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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C'est une fontaine perdue et malheureuse. Elle n'est pas protégée. On l'a laissée comme ça, en pleins champs découverts; elle est faite d'un tuyau de canne, d'un corps de peuplier creux. Elle est là toute seule. L'été, le soleil qui boit comme un âne, sèche son bassin en trois coups de museau; le vent se lave les pieds sous le canon et gaspille toute l'eau dans la poussière. L'hiver, elle gèle jusqu'au coeur. Elle n'a pas de chance: comme toute cette terre.

Jean Giono dans Regain (1930)Signalez un problèmeDes citations similaires
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Tristan Tzara

A une morte

Tu avances toujours aux confins de la nuit
le feu s’est éteint où finit la patience
même les pas sur des chemins imprévus
n’éveillent plus la magie des buts

braises braises
l’amour s’en souvient

rien ne nous distrait de l’attente assise
sur les genoux enfants aux plénitudes chaudes
pourrais-je oublier le son de cette voix
qui contribue à répandre la lumière
au-delà de toute présence

fraises fraises
à l’appel des lèvres

comme la mer contenue
toute une vie enlacée
et sur les innombrables poitrines des vagues
l’incessant froissement des ours effleurés

rêves rêves
au silence de braise

pourrais-je oublier l’attente comblée
le temps ramassé sur lui-même
le jour jaillissant de chaque parole dite
le long embrasement de la durée conquise

sèves sèves
ma soif s’en souvient.

poésie de Tristan Tzara (1961)Signalez un problèmeDes citations similaires
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La chance vient toujours à celui qui la désire. Ne sous-estime jamais tes rêves. Tu dois faire un pacte avec eux. Ils sont la source et la force inépuisable qui te permettront de vaincre. Derrière l'obstacle, s'ouvre une liberté toute neuve, un horizon plus vaste.

citation de Dugpa RimpochéSignalez un problèmeDes citations similaires
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Charles Baudelaire

Allégorie

C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, — sans haine et sans remords.

poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du malSignalez un problèmeDes citations similaires
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La Tricoteuse

Tu tricotais ton bas de laine,
Toute rose et toute mignarde,
O ma friponne campagnarde,
Quand je t’abordai hors d’haleine.

— Suis-je encore loin de la plaine ?
— Oui, monsieur, fis-tu goguenarde,
Tu tricotais ton bas de laine,
Toute rosé et toute mignarde.

Or, j’avais bu comme Silène,
Et j’étais d’humeur si gaillarde,
Que je dis : « Tant pis ! je m’attarde ! »
Et quand je partis à grand’peine,
Tu tricotais ton bas de laine.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Friedrich Nietzsche

En réalité, il n'existe pas ni parenté, ni amitié, ni même hostilité entre la religion et la vraie science: elles vivent sur des planètes différentes. Toute philosophie qui laisse une queue de comète religieuse s'allumer dans l'obscurité de ses perspectives ultimes donne à suspecter toute la part d'elle-même qu'elle présente comme science: tout cela aussi, on s'en doute, est de la religion, quoique parée des pompes de la science.

Friedrich Nietzsche dans Humain, trop humainSignalez un problèmeDes citations similaires
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Les pieds nus de ma poésie

Les pieds nus de ma poésie
Ont peu de poids
Cherche la trace de ses pas
Sur cette eau tranquille
Comme un visage éclairé

Toute puissance agenouillée
Chanson matinale

Il brille
Une étoile toute nouvelle
Et la chanson la plus belle
Est celle que j'ai chantée
Pour accepter ces minutes
Oů mon bonheur se décide

Oů toute chose s'arręte

A la merci d'un beau vers.

poésie de Odilon-Jean Perier de La maison de verreSignalez un problèmeDes citations similaires
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Plaisir d’amour

Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.
J’ai tout quitté pour l’ingrate Sylvie.
Elle me quitte et prend un autre amant.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.
"Tant que cette eau coulera doucement
vers ce ruisseau qui borde la prairie,
Je t’aimerai", me répétait Sylvie.
L’eau coule encore. Elle a changé pourtant.
Plaisir d’amour ne dure qu’un moment.
chagrin d’amour dure toute la vie.

poésie de Jean Pierre Claris De Florian (1785)Signalez un problèmeDes citations similaires
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André Gide

Regarde le soir comme si le jour y devait mourir et le matin comme si toute chose y naissait. Que ta vision soit à chaque instant nouvelle. Le sage est celui qui s'étonne de tout.

citation de André GideSignalez un problèmeDes citations similaires
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Emile Zola

Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres.

Emile Zola dans J'accuse… ! (1898)Signalez un problèmeDes citations similaires
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La Buveuse d'absinthe

Elle était toujours enceinte,
Et puis elle avait un air...
Pauvre buveuse d’absinthe !

Elle vivait dans la crainte
De son ignoble partner :
Elle était toujours enceinte.

Par les nuits où le ciel suinte,
Elle couchait en plein air.
Pauvre buveuse d’absinthe !

Ceux que la débauche éreinte
La lorgnaient d’un œil amer :
Elle était toujours enceinte !

Dans Paris, ce labyrinthe
Immense comme la mer,
Pauvre buveuse d’absinthe,

Elle allait, prunelle éteinte,
Rampant aux murs comme un ver...
Elle était toujours enceinte !

Oh ! cette jupe déteinte
Qui se bombait chaque hiver !
Pauvre buveuse d’absinthe !

Sa voix n’était qu’une plainte,
Son estomac qu’un cancer :
Elle était toujours enceinte !

Quelle farouche complainte
Dira son hideux spencer !
Pauvre buveuse d’absinthe !

Je la revois, pauvre Aminte,
Comme si c’était hier :
Elle était toujours enceinte !

Elle effrayait maint et mainte
Rien qu’en tournant sa cuiller ;
Pauvre buveuse d’absinthe !

Quand elle avait une quinte
De toux, — oh ! qu’elle a souffert,
Elle était toujours enceinte ! —

Elle râlait : « Ça m’esquinte !
Je suis déjà dans l’enfer. »
Pauvre buveuse d’absinthe !

Or elle but une pinte
De l’affreux liquide vert :
Elle était toujours enceinte !

Et l’agonie était peinte
Sur son œil à peine ouvert ;
Pauvre buveuse d’absinthe !

Quand son amant dit sans feinte :
« D’débarras, c’en est un fier !
« Elle était toujours enceinte. »
— Pauvre buveuse d’absinthe !

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Ballade des barques peintes

Elles meurent de spleen, à l’ombre des maisons,
Les chaloupes de mer qui vacillent sans trêve,
Et qui voudraient tenter aux plus creux horizons,
Loin des miasmes chauds et stagnants de la grève,
Le gouffre qui les tord, les happe et les enlève.
Aussi quand le pêcheur prend les avirons lourds,
Chacune en toute hâte arborant ses atours
Fuit le port engourdi plein de buveurs de pintes,
Et la brise ballonne et fait sur les flots sourds
Frémir la voile blanche au mât des barques peintes.

Elles ne songent guère aux noires trahisons
De l’Océan qui dort et de l’autan qui rêve.
Oh ! quand elles n’ont plus la chaîne des prisons,
Comme l’air est exquis, l’eau verte et l’heure brève
Pourtant, il faut déjà rentrer : le jour s’achève.
Mais un brusque ouragan qui briserait des tours,
Plus fou qu’un tourbillon de cent mille vautours,
Se rabat sur la côte avec d’horribles plaintes,
Et la mouette en vain écoute aux alentours
Frémir la voile blanche au mât des barques peintes.

Hélas ! leurs flancs menus, leurs fragiles cloisons
Craquent sous le nuage orageux qui se crève.
Comme un tas de serpents qui bavent leurs poisons,
Contre elles, chaque vague arrive et se soulève
Avec le bond du tigre et le tranchant du glaive.
Et tandis qu’au milieu des éclairs drus et courts
La nuit met sur la mer son masque de velours,
Le grand phare inquiet dans les clartés éteintes
Regarde, et ne voit pas, à l’heure des retours,
Frémir la voile blanche au mât des barques peintes.


ENVOI

Dame la Vierge ! Ô vous, qui dans les mauvais jours
Donnez si promptement assistance et secours
À ceux que le danger cerne de ses étreintes,
Commandez que le vent guide et laisse toujours
Frémir la voile blanche au mât des barques peintes !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Ce que vous avez à faire c'est d'être et non d'être ceci ou cela. "Je suis ce que je suis" résume la vérité toute entière. La méthode se résume à "Soyez tranquille".

citation de Ramana MaharshiSignalez un problèmeDes citations similaires
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Le succube

Toute mie, onduleuse et le torse vibrant,
La fleur des lupanars, des tripots et des bouges
Bouclait nonchalamment ses jarretières rouges
Sur de très longs bas noirs d'un tissu transparent,

Quand soudain sa victime eut ce cri déchirant
'Je suis dans un brouillard qui bourdonne et qui bouge
Mon oeil tourne et s'éteint! où donc es-tu, ma gouge ?
Viens ! tout mon corps tari te convoite en mourant !'

A ces mots, la sangsue exulta d'ironie :
'Si tu veux jusqu'au bout, râler ton agonie,
Je t'engage, dit-elle, à ménager ta voix !'

Et froide, elle accueillit, raillant l'affreux martyre,
Ses suprêmes adieux par un geste narquois
Et son dernier hoquet par un éclat de rire.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Je ne suis pas de ceux qui robent la louange

Je ne suis pas de ceux qui robent la louange,
Fraudant indignement les hommes de valeur,
Ou qui, changeant la noire à la blanche couleur,
Savent, comme l'on dit, faire d'un diable un ange.

Je ne fais point valoir, comme un trésor étrange,
Ce que vantent si haut nos marcadants d'honneur,
Et si ne cherche point que quelque grand seigneur
Me baille pour des vers des biens en contr'change.

Ce que je quiers, Gournay, de cette soeur de roi,
Que j'honore, révère, admire comme toi,
C'est que de la louer sa bonté me dispense,

Puisqu'elle est de mes vers le plus louable objet :
Car en louant, Gournay, si louable sujet,
Le los que je m'acquiers m'est trop grand' récompense.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Chant du désespéré

La Parque si terrible
A tous les animaux,
Plus ne me semble horrible,
Car le moindre des maux,
Qui m'ont fait si dolent,
Est bien plus violent.
Comme d'une fontaine
Mes yeux sont dégouttants,
Ma face est d'eau si pleine
Que bientôt je m'attends
Mon coeur tant soucieux
Distiller par les yeux.
De mortelles ténèbres
Lis sont déjà noircis,
Mes plaintes sont funèbres,
Et mes membres transis
Mais je ne puis mourir,
Et si ne puis guérir.
La fortune amiable E
st ce pas moins que rien ?
O que tout est muable
En ce val terrien !
Hélas, je le connais
Que rien tel ne craignais.
Langueur me tient en laisse,
Douleur me fuit de près,
Regret point ne me laisse,
Et crainte vient après
Bref, de jour, et de nuit,
Toute chose me nuit.
La verdoyant' campagne,
Le fleuri arbrisseau,
Tombant de la montagne,
Le murmurant ruisseau,
De ces plaisirs jouir
Ne me peut réjouir.
La musique sauvage
Du rossignol au bois
Contriste mon courage,
Et me déplaît la voix
De tous joyeux oiseaux,
Qui sont au bord des eaux.
Le cygne poétique
Lors qu'il est mieux chantant,
Sur la rive aquatique
Va sa mort lamentant.
Las ! tel chant me plaît bien,
Comme semblable au mien.
La voix répercussive
En m'oyant lamenter
De ma plainte excessive
Semble se tourmenter,
Car cela que j'ai dit
Toujours elle redit.
Ainsi la joie et l'aise
Me vient de deuil saisir,
Et n'est qui tant me plaise
Comme le déplaisir.
De la mort en effet
L'espoir vivre me fait.
Dieu tonnant, de ta foudre
Viens ma mort avancer,
Afin que soie en poudre
Premier que de penser
Au plaisir que j'aurai
Quand ma mort je saurai.

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Forêt brûlée

On voit ce grand fond de vallée
Fuligineux sous les cieux ronds :
Là, terrain, herbes, rameaux, troncs,
Toute une forêt fut brûlée !

D'elle, si verte et si peuplée,
Qui, si fière, portait son front,
Narguait le vent, raillait l'affront
Du tonnerre et de la gelée,

Il reste la place... raclée,
Croupissante et noire, meublée
D'un seul arbre, cuit tout de bon :
Un paysage de charbon
Dans un gouffre de la vallée !

D'elle, si verte et si peuplée,
Qui, si fière, portait son front,
Narguait le vent, raillait l'affront
Du tonnerre et de la gelée,

Il reste la place... raclée,
Croupissante et noire, meublée
D'un seul arbre, cuit tout de bon :
Un paysage de charbon
Dans un gouffre de la vallée !

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La Bouchère

La vache lentement chemine
Entre le chaume et le regain ;
La bouchère suit, cou sanguin,
Moustache noire et belle mine.

Par instants, son œil s’illumine :
Elle a dû faire un fameux gain !
— La vache lentement chemine
Entre le chaume et le regain.

Et tandis qu’à chaque chaumine
S’arrête le petit doguin,
Devant la commère en béguin,
— Douce et blanche comme une hermine,
La vache lentement chemine.

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