
Dans les légendes folkloriques roumaines, il n'existe pas de plus grande noblesse que de dépouiller les riches et partager leur argent, dans les bars, avec les pauvres.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires

La religion est ce qui empêche les pauvres d'assassiner les riches.
citation de Napoleon Bonaparte
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Dieu a partagé: il a donné la nourriture aux riches et l'appétit aux pauvres.
citation de Coluche
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La fourmi
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh! pourquoi pas?
poésie de Robert Desnos de Chantefables (1945)
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Il est des degrés entre les pauvres comme entre les riches.
citation de Chateaubriand
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Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.
citation de Charles Baudelaire
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La noblesse du métier d'écrivain est dans la résistance à l'oppression, donc au consentement à la solitude.
Albert Camus dans Le premier homme (2000)
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Bon frère et bon fils
Le notaire dit : « Jean ! il s’agit d’un partage.
Votre frère, passé pour mort,
Authentiquement vit encor.
Vous êtes maintenant deux pour votre héritage.
— Ça s’rait-il Dieu possibl’ ? ah ben ! grommelle Jean,
Faut partager l’bien et l’argent ?
Moi qui croyais mon frèr’ si poussièr’ dans sa fosse !
Mais p’êt’ ben q’la nouvelle est fausse ?...
— Vous auriez tort d’émettre un doute,
Ricane le tabellion. »
— D’m’êt’ cru seul héritier ? maintenant c’que ça m’en coûte !
On l’disait mort défunt : j’ai pas eu d’ réflexion,
Et, d’ordinair’, c’est pas c’qui m’ manque.
Si j’avais pu m’méfier, d’un’ ressuscitation,
Mon pèr’ m’eût fait d’la main à la main donation
D’ses écus et d’ses billets d’banque ;
Pas seul’ment ça, ben encor mieux !
Comme à volonté je m’nais l’vieux,
Terr’ et prés j’y faisais tout vendre,
Et, faisant argent d’tout, ainsi j’pouvais tout prendre !
C’est fort tout d’mêm’ ! mon frèr’, rien q’pour m’embarrasser,
Qui s’avis’ ben d’ détrépasser !
C’lui q’était notaire avant vous
Il disait : « Faut s’fier à personne :
Les morts vous tromp’ comme les fous. »
Enfin, j’peux pas dir’ que j’m’en fous,
Mais, ça yest... Faut que j’me raisonne !
Pourtant, puisque mon frère est un ch’ti mort qui r’vient
Pour partager c’qui m’appartient,
Alors, i’m’compens’ra, j’espère,
Moitié de c’qu’a coûté mon père
Pour sa bière et son enterr’ment. »
Et puis, tout bonhomiquement,
Il ajoute : « Mon Dieu, six francs ? c’est pas un’ somme !
J’y pay’rai ben tout seul ses quat’ planch’ à c’brave homme.
poésie de Maurice Rollinat
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L'Envie
Paix à ces malheureux Esprits
En qui la Haine s’accoutume
Et dont le destin se résume
À mâcher des venins aigris.
La justice étouffe leurs cris
Et les rabat dans leur écume :
Paix à ces malheureux esprits
En qui la Haine s’accoutume.
Pauvres nains tors et rabougris
Que leur impuissance consume !
Plaignons-les donc sans amertume
Et pardonnons-leur sans mépris :
Paix à ces malheureux Esprits.
poésie de Maurice Rollinat
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Imaginez un monde dans lequel chaque personne pourrait partager librement l'ensemble des connaissances humaines.
Jimmy Wales dans Wikimedia Foundation
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A Madame M...
Vous m'envoyez, belle Emilie,
Un poulet bien emmailloté;
Votre main discrète et polie
L'a soigneusement cacheté.
Mais l'aumône est un peu légère,
Et malgré sa dextérité,
Cette main est bien ménagère
Dans ses actes de charité.
C'est regarder à la dépense
Si votre offrande est un paiement,
Et si c'est une récompense,
Vous n'aviez pas besoin d'argent.
A l'avenir, belle Emilie,
Si votre coeur est généreux,
Aux pauvres gens, je vous en prie
Faites l'aumône avec vos yeux.
Quand vous trouverez le mérite,
Et quand vous voudrez le payer,
Souvenez-vous de Marguerite
Et du poète Alain Chartier
Il était bien laid, dit l'histoire,
La dame était fille de roi;
Je suis bien obligé de croire
Qu'il faisait mieux les vers que moi.
Mais si ma plume est peu de chose,
Mon coeur, hélas! ne vaut pas mieux;
Fût-ce même pour de la prose
Vos cadeaux sont trop dangereux.
Que votre charité timide
Garde son argent et son or,
Car en ouvrant votre main vide
Vous pouvez donner un trésor.
poésie de Alfred de Musset
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Ne te laisse pas distraire par le vacarme des hommes, par leur quête insatisfaite, désordonnée. Ils sont comme l'animal emprisonné dans l'enclos, qui tourne sans comprendre et cherche une issue qui n'existe pas.
proverbs amérindiennes
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Le Pivert
Dans la grande chênaie, à l’ombre du coteau,
Je m’en vais en fumant, seul, à pas de tortue,
Par la petite route âpre et si peu battue,
Quand un pivert criard arrive d’un plateau.
— Son long bec, lui servant de vrille et de couteau.
Déloge les fourmis d’une branche tortue.
Dans la grande chênaie, à l’ombre du coteau,
Je m’en vais en fumant, seul, à pas de tortue.
Et gai, puisque mon crâne échappe à son étau,
J’admire sur un tronc, que la vieillesse tue,
Le joli perforeur dont la tête pointue
Se relève et s’abat comme un petit marteau,
Dans la grande chênaie, à l’ombre du coteau.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Mirage
Le ciel ayant figé ses grands nuages roses,
Émeraudés, lilas, cuivreux et violets,
L’étang clair, miroitant dans la douceur des choses,
Renvoya leur image avec tous ses reflets.
Dans l’onde, sous le souffle errant des vents follets,
Gardant leur infini, leurs airs d’apothéoses,
Leur éclat, leur magique et leur lointain complets,
Ils dormaient, invoilés, la langueur de leurs poses.
La voûte et lui fondus, ne faisant qu’un ensemble,
L’étang, du même bleu lisse et profond qui tremble,
Autant qu’elle, vivait ses décors glorieux :
Tel était le pouvoir du plus beau des mirages
Que j’admirais le ciel, sans relever les yeux,
Prenant l’eau pour l’azur avec tous ses nuages.
poésie de Maurice Rollinat
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La Morte embaumée
Pour arracher la morte aussi belle qu’un ange
Aux atroces baisers du ver,
Je la fis embaumer dans un boîte étrange.
C’était par une nuit d’hiver :
On sortit de ce corps glacé, roide et livide,
Ses pauvres organes défunts,
Et dans ce ventre ouvert aussi saignant que vide
On versa d’onctueux parfums,
Du chlore, du goudron et de la chaux en poudre ;
Et quand il en fut tout rempli,
Une aiguille d’argent réussit à le coudre
Sans que la peau fit un seul pli.
On remplaça ses yeux où la grande nature
Avait mis l’azur de ses ciels
Et qu’aurait dévorés l’infecte pourriture,
Par des yeux bleus artificiels.
L’apothicaire, avec une certaine gomme,
Parvint à la pétrifier ;
Et quand il eut glapi, gai, puant le rogomme :
« Ça ne peut se putréfier !
« J’en réponds. Vous serez troué comme un vieil arbre
« Par les reptiles du tombeau,
« Avant que l’embaumée, aussi dure qu’un marbre,
« Ait perdu le moindre lambeau ! »
Alors seul, je peignis ses lèvres violettes
Avec l'essence du carmin,
Je couvris de bijoux, d'anneaux et d’amulettes
Son cou svelte et sa frêle main.
J’entrouvris sa paupière et je fermai sa bouche
Pleine de stupeur et d’effroi ;
Et, grave, j’attachai sa petite babouche
À son pauvre petit pied froid.
J’enveloppai le corps d’un suaire de gaze,
Je dénouai ses longs cheveux,
Et tombant à genoux je passai de l’extase
Au délire atroce et nerveux.
Puis, dans un paroxysme intense de névroses
Pesantes comme un plomb fatal,
Hagard, je l’étendis sur un long tas de roses
Dans une bière de cristal.
L’odeur cadavérique avait fui de la chambre,
Et sur les ors et les velours
Des souffles de benjoin, de vétyver et d’ambre
Planaient chauds, énervants et lourds.
Et je la regardais, la très chère momie :
Et ressuscitant sa beauté,
J’osais me figurer qu’elle était endormie
Dans les bras de la volupté.
Et dans un caveau frais où conduisent des rampes
De marbre noir et d’or massif,
Pour jamais, aux lueurs sépulcrales des lampes,
Au-dessous d’un crâne pensif,
La morte en son cercueil transparent et splendide,
Narguant la putréfaction,
Dort, intacte et sereine, amoureuse et candide,
Devant ma stupéfaction.
poésie de Maurice Rollinat
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La Locomotive
Dans la vespérale torpeur,
Je fouette ma jument rétive
Qui trotte ombrageuse et craintive
En ruant sur mon chien jappeur.
— Et l’arbre fuit avec stupeur
Comme une ombre lente et furtive.
Dans la vespérale torpeur,
Je fouette ma jument rétive.
Soudain passe à toute vapeur
Une grande locomotive,
Si lumineuse et si plaintive
Que ma bête hennit de peur
Dans la vespérale torpeur.
poésie de Maurice Rollinat
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Certains pensent que dépouiller un voleur est honnęte.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Or il ne faut jamais craindre qu’il y ait trop de sujets, trop de citoyens: vu qu’il n’y a richesse, ni force que d’hommes: et qui plus est la multitude des citoyens (plus ils sont) empêche toujours les séditions et factions: d’autant qu’il y en a plusieurs qui sont moyens entre les pauvres et les riches, les bons et les méchants, les sages et les fous: et il n’y a rien de plus dangereux que les sujets soient divisés en deux parties sans moyens: ce qui advient ès Républiques ordinairement où il y a peu de citoyens.
citation de Jean Bodin (1576)
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La revanche du roi Decebal: les femmes roumaines ont conquis l'Italie.
aphorisme de Valeriu Butulescu de Fragmentarium, traduction par Leliana Stancu
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Les Deux Petits Frères
Ils s’en reviennent de l’école,
Un livre dans leur petit sac.
— Au loin, on entend le ressac
De la Creuse qui dégringole.
L’aîné rapporte une bricole,
De la chandelle et du tabac.
Ils s’en reviennent de l’école,
Un livre dans leur petit sac.
Mais la nuit vient ; dans sa rigole
La grenouille fait son coac,
Et tous les deux, ayant le trac
Et tirant leur pied qui se colle,
Ils s’en reviennent de l’école.
poésie de Maurice Rollinat
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Il y a des maladies qui ne se guérissent pas avec de l'argent, mais avec de l'amour.
citation de Mère Teresa
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