Voiles de mousselines et de murmures, elles volent, en extase, vers une voie lactée d’aphorismes.
aphorisme de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
Commentez! | Vote! | Copie!

Des citations similaires
Les Corbeaux
Les corbeaux volent en croassant
Tout autour du vieux donjon qui penche ;
Sur le chaume plat comme une planche
Ils se sont abattus plus de cent.
Un deuil inexprimable descend
Des arbres qui n’ont plus une branche.
Les corbeaux volent en croassant
Tout autour du vieux donjon qui penche.
Et tandis que j’erre en frémissant
Dans le brouillard où mon spleen s’épanche,
Tout noirs sur la neige toute blanche,
Avides de charogne et de sang,
Les corbeaux volent en croassant.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!

Les Babillardes
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits
Qui bâille au milieu des grands buis,
— Les abeilles rentrent aux ruches,
En grignotant le pain des huches,
Elles font des haltes, et puis,
Bavardes comme des perruches,
Elles cheminent vers le puits.
Elles vont balançant leurs cruches,
Et moi, des yeux, tant que je puis,
Dans le crépuscule je suis
Ces diseuses de fanfreluches,
Bavardes comme des perruches.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!

Aucune voie ne mène nulle part, l'important est de savoir si la voie que tu prends a un coeur.
citation de Don Juan Matus
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!


Les fruits de l’arbre de la connaissance ont parfois des vers. Aussi vaut-il mieux être prudent que vorace.
aphorisme de Ionuţ Caragea de Aphorismes jaillis de l’écume des flots, Éditions Stellamaris, Brest, France (2018)
Ajouté par Ionuţ Caragea
Commentez! | Vote! | Copie!

On ne doit jamais être aveuglé par cette philosophie futile qui prétend qu'on est que les infortunés victimes de notre héritage, de notre propre expérience de vie et de notre environnement - que ce sont là les seules forces qui prennent des décisions pour nous. Là n'est pas la voie vers la liberté. On doit croire qu'on peut vraiment choisir.
citation de Bill Wilson
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!

Les Prunelles
Ces prunelles bleu violet,
Dans le buisson plein de murmures,
N’ont qu’un terne et laiteux reflet
Auprès du noir luisant des mûres ;
Pas de guêpe au long corselet.
Mais voici que maint oiselet
S’éveille et descend des ramures
Pour picorer, tant qu’il lui plaît,
Ces prunelles.
Comme des grains de chapelet,
Elles sortent rondes et pures
D’un fouillis de vertes guipures ;
Les prés sentent le serpolet,
Et l’aube ouvre dans l’air follet
Ses prunelles.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!


Etrange! Les rivičres courent vers la mer męme si là-bas elles perdent leur identité.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
Commentez! | Vote! | Copie!

Les Infinis
Vertigineux géant du désert qu’il écrase,
La tête dans l’azur et le pied dans la mer,
Le mont découpe, ardent, sous le dôme de l’air,
Son farouche horizon de chaos en extase.
Le vide où, par instants, des vents de feu circulent,
Tend son gouffre comblé par son rutilement ;
L’onde et la nue, ayant même bleuissement,
Face à face vibrants, s’éblouissent et brûlent.
Là, ce que la Nature a de plus éternel :
L’Espace, l’Océan, la Montagne, le Ciel,
Souffre pompeusement la lumière embrasée :
Puis, la Nuit vient, gazant sous ses voiles bénis
La Lune, spectre errant de ces quatre infinis
Qui boivent les soupirs de son âme glacée.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!

Les infinis
Vertigineux géant du désert qu'il écrase,
La tête dans l'azur et le pied dans la mer,
Le mont découpe, ardent, sous le dôme de l'air,
Son farouche horizon de chaos en extase.
Le vide où, par instants, des vents de feu circulent,
Tend son gouffre comblé par son rutilement ;
L'onde et la nue, ayant même bleuissement,
Face à face vibrants, s'éblouissent et brûlent.
Là, ce que la Nature a de plus éternel :
L'Espace, l'Océan, la Montagne, le Ciel,
Souffre pompeusement la lumière embrasée :
Puis, la Nuit vient, gazant sous ses voiles bénis
La Lune, spectre errant de ces quatre infinis
Qui boivent les soupirs de son âme glacée.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!

Mes girouettes
Elles grincent, mes girouettes,
Sur le pauvre toit en lambeaux.
Tous les arbres, grands et nabots,
Ont de lugubres silhouettes !
Dans la saison des alouettes,
Quand les cieux dorment sans flambeaux,
Elles grincent mes girouettes
Sur le pauvre toit en lambeaux.
Comme elles font des pirouettes
Dès que les jours ne sont plus beaux !
Le matin, avec les corbeaux,
Et le soir, avec les chouettes,
Elles grincent mes girouettes !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!


Les idées font le tour du monde: elles roulent de langue en langue, de siècles en siècles, de vers en prose.
Rivarol dans L’esprit de Rivarol
Ajouté par Simona Enache
Commentez! | Vote! | Copie!

Acceptez la vie comme elle vient. La voie la plus sûre pour découvrir la vérité est de ne plus résister à ce qui se présente.
citation de Jean Klein
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!


Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard. Elles inondent la conscience.
citation de Franz Kafka
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!


Les femmes sont comme les feuilles: plus elles sont fanées, plus elles sont bruyantes.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
Commentez! | Vote! | Copie!

Ce n'est pas tellement vers la joie, vers la peine, qu'on a choisi d'aller. On a choisi d'aller vers autre chose.
Henri Pourrat dans A la belle bergère
Ajouté par Simona Enache
Commentez! | Vote! | Copie!

Méfies-toi des pensées négatives, car elles s’attaquent au corps et à l’esprit. Elles sont les premiers symptômes du mal. Guéris ton esprit si tu veux guérir ton corps.
citation de Dugpa Rimpoché
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!


Léonidas a habillé ses soldats en rouge pour que l'on ne voie pas le sang s'écoulant sur leur corps. Cache tes blessures pour tromper l'ennemi!
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
Commentez! | Vote! | Copie!

Vous saurez le moment venu que vous avez trouvé votre voie car vous disposerez soudain de l'énergie et de l'imagination nécessaire.
citation de Jenny Gilles
Ajouté par Micheleflowerbomb
Commentez! | Vote! | Copie!

Le Val des marguerites
C’est au fond d’un ravin fantastique et superbe
Où maint rocher lépreux penche et dresse le front :
Une espèce de puits gigantesquement rond
Dont l’eau n’aurait servi qu’à faire pousser l’herbe.
Là, le mystère ému déployant ses deux ailes
Fantomatise l’air, les pas et les reflets :
Il semble, à cet endroit, que des lutins follets
Accrochent leurs zigzags à ceux des demoiselles.
L’horreur des alentours en ferme les approches ;
L’écho n’y porte pas le sifflet des convois ;
Ses murmures voilés ont le filet de voix
Des gouttelettes d’eau qui filtrent sous les roches.
C’est si mort et si frais, il y flotte, il y vague
Tant de silence neuf, de bruit inentendu,
Que l’on pressent toujours en ce vallon perdu
Quelque apparition indéfiniment vague !
Il n’a jamais connu ni moutons, ni chevrettes,
Ni bergère qui chante en tenant ses tricots ;
Les tiges de bluets et de coquelicots
N’y font jamais hocher leurs petites aigrettes :
Mais, entre ses grands houx droits comme des guérites,
Ce val, si loin des champs, des prés et des manoirs,
Cache, tous les étés, ses gazons drus et noirs
Sous un fourmillement de hautes marguerites.
Chœur vibrant et muet, innocent et paisible,
Où chaque pâquerette, à côté de sa sœur,
A des mouvements blancs d’une extrême douceur,
Dans la foule compacte et cependant flexible.
L’oiseau, pour les frôler, quitte l’orme et l’érable ;
Et le papillon gris, dans un mol unisson,
Y confond sa couleur, sa grâce et son frisson
Quand il vient y poser son corps impondérable.
Le Gnome en phaéton voit dans chacune d’elles
Une petite roue au moyeu d’or bombé,
Et le Sylphe y glissant pense qu’il est tombé
Sur un nuage ami de ses battements d’ailes.
La Nature contemple avec sollicitude
Ce petit peuple frêle, onduleux et tremblant
Qu’elle a fait tout exprès pour mettre un manteau blanc
À la virginité de cette solitude.
On dirait que le vent qui jamais ne les froisse
Veut épargner ici les fleurs des grands chemins,
Qui plaisent aux yeux purs, tentent les tristes mains,
Et que l’Amour peureux consulte en son angoisse.
Nul arôme ne sort de leur corolle blême ;
Mais au lieu d’un parfum mortel ou corrupteur,
Elles soufflent aux cieux la mystique senteur
De la simplicité dont elles sont l’emblème.
Et toutes, chuchotant d’imperceptibles phrases,
Semblent remercier l’azur qui, tant de fois,
Malgré le mur des rocs et le rideau des bois,
Leur verse de si près ses lointaines extases.
Avant que le matin, avec ses doigts d’opale,
N’ait encore essuyé leurs larmes de la nuit,
Elles feraient songer aux vierges de l’ennui
Qui s’éveillent en pleurs, et la face plus pâle.
Le soleil les bénit de ses yeux sans paupières,
Et, fraternellement, ce Gouffre-Paradis
Reçoit, comme un baiser des alentours maudits,
L’âme des végétaux et le soupir des pierres.
Puis, la chère tribu, quand le soir se termine,
Sous la lune d’argent qui se joue au travers,
Devient, entre ses houx lumineusement verts,
Une vapeur de lait, de cristal et d’hermine.
Et c’est alors qu’on voit des formes long-voilées,
Deux spectres du silence et de l’isolement,
Se mouvoir côte à côte, harmonieusement,
Sur ce lac endormi de blancheurs étoilées.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
Commentez! | Vote! | Copie!

Parapente
Chaque matin, on se jette dans le vide.
Cours vers l’abîme, comme un civilisé.
Comme un aphoriste au lectorat défunt.
La terre tourne, encore plus folle.
Ce monde m’échappe, décidément.
Évohé, Icare, tu réussis enfin !
Dans cette plongée, ivre des profondeurs de l’air.
Comment ne pas devenir léger ?
*
Aujourd’hui, tu te jettes dans le ciel.
Porté par les vibrations ascendantes d’une vie.
Évite de regarder de haut cet aigle.
— Restons camarades, frère choucas.
L’air bruisse et ne se froisse jamais.
On tire une drisse, et le soleil vire.
L’autre, une cîme se penche.
La neige est tombée, là-bas sous la lumière.
*
La forêt, cette mousse émeraude ?
Je suis enfin redevenu un nain allègre.
À l’école des oiseaux, comme jadis.
Pourquoi ces maisons reprendraient-elles leur taille ?
Le ciel, les monts, la mer ont semblé des jouets.
Écoute la finesse de l’air, sur les rémiges.
Fin stratège, comme un freux.
La cascade vole au ciel.
*
L’herbe accueille.
— Comme elle seule sait le faire.
Au milieu de ses fleurs altières, anonymes, inoubliables.
Tout ce ciel rouge ou vert à remballer, avec soin, dans un sac.
Le monde, suspendu à un anneau de dural,
violine ou vert pomme.
*
Un recueil d’aphorismes n’est pas un univers, mais la boîte de
couleurs qui les contient tous.
Le narrateur a-t-il déjà touché terre ?
« Je suis devenu ce point, là-bas, sous la voilure
soyeuse de l’interrogation. »
天神 — Encore un dernier vœu au dieu du ciel et de la
littérature.
poésie de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
Commentez! | Vote! | Copie!
