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Lisez-moi comme j’ai écrit : dans le plus grand désordre.

aphorisme de François VaucluseSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Des citations similaires

La faute au traducteur: Mettre un peu d’ordre, là où l’auteur a laissé le plus grand désordre.

aphorisme de François VaucluseSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Mark Twain

Si vous ne lisez pas les journaux, vous n'êtes pas informé, et si vous les lisez, vous êtes mal informé.

citation de Mark TwainSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Dan Costinaş
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Si on a du génie, on ne fait pas de cinéma, on écrit un grand livre.

citation de Michel AudiardSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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L'Officiant

Or donc, c’était pendant la messe de minuit :
Tout flamboyait, l’autel, la nef et la tribune,
Celle-ci, par tous les soulards de la commune,
Devenue un enfer de désordre et de bruit.

Soudain, se retournant, d’un geste exaspéré
Soulevant à demi sa chasuble de fête,
Montant ses regards durs sur cette foule bête,
Tonitruesquement rugit le grand curé :

« Vous me connaissez bien, là-bas, les bons apôtres ?
Vous savez que je peux en prendre un parmi vous,
M’en servir de marteau pour cogner sur les autres !

Voulez-vous que j’y aille ! Assez de turbulence !
Hein !... hein !... Vous vous taisez, aussi lâches que fous ! »
— Et la messe reprit dans un profond silence.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Balzac

Balzac est parmi nous le grand poète en prose,
Et jamais nul esprit sondeur du gouffre humain,
N’a fouillé plus avant la moderne névrose,
Ni gravi dans l’Art pur un plus âpre chemin.

D’un siècle froid, chercheur, hystérique et morose
Il a scruté le ventre et disséqué la main ;
Et son œuvre est un parc sensitif où la rose
Fait avec l’asphodèle un ténébreux hymen.

Mineur amer, piochant la houille des idées,
Il est le grand charmeur des âmes corrodées
Par le chancre du spleen, du doute et du remord ;

Et la société, ridicule et tragique,
Mire ses passions dans ce cristal magique,
Double comme la vie et nu comme la mort.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Par sa brièveté même, chacune des phrases que vous lisez ici vous rappelle cette finitude. Après quelques pages, elles vous semblent cependant en nombre infini.

aphorisme de François VaucluseSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Domestique de peintre

Ah ! monsieur ! mon métier d’domestique a changé,
Me dit le grand Charly, son béret sur l’oreille :
En yentrant, j’croyais pas trouver un’ plac’ pareille,
Et j’n’ai jamais encor si bien bu, ni mangé.

Mon maîtr’ ? C’est un homm’ simpl’ qui rest’ dans sa nature,
Sans s’occuper d’la mode et du mond’ d’aujourd’hui,
Laissant pousser bien longs ses ch’veux d’un noir qui r’luit,
Tout comm’ ces comédiens qui pass’ dans des voitures.

I’ m’en paye à gogo des goutt’ et du tabac !
I’ m’donn’ des vieux habits et des neufs, sans q’j’y d’mande,
Et doux, l’air comm’ gêné tout’ les fois qui m’commande,
I’ s’inquièt’ de ma bourse et de mon estomac.

Sûr ! que j’ai jamais vu son pareil ! l’diabl’ me torde !
J’veux balayer sa chambre et ranger dans les coins ?
Alors, i’ s’fâch’ tout roug’, disant : « Q’ya pas besoin,
Q’son œil, au r’bours des autr’, voit mieux clair dans l’désordre. »

Avec ça, s’rappelant tout c’qu’on y dit ou c’qu’i’ voit,
Sans jamais les écrir’ gardant mémoir’ des notes,
Dans sa têt’ qui, des fois, semble un’ têt’ de linotte,
Ayant réponse à tout, sachant l’car et l’pourquoi.

Yen a qui lis’ un livre, à lui yen faut des masses !
Sous l’pioch’ment agacé d’son pouc’ qu’i’ mouill’ souvent
Les tournements des pag’ ça fil’ comme le vent !
Puis, soudain’ment, i’ sort comm’ s’i’ manquait d’espace.

Ah l’drôl’ de maîtr’ que j’ai ! tout c’qu’est à lui c’est vôtre.
Un homm’ q’est franc comm’ l’or et bon comme du pain !
Des fois, i’ caus’ tout seul quand i’ marche ou qu’i’ peint ;
Il est dans un endroit ? qu’i’ veut êtr’ dans un autre !

Je l’sais ben moi qui l’suis dans ses cours’ endiablées,
I’ n’voyag’ que pour voir des couleurs. En errant,
I’ braq’ ses p’tits yeux noirs q’avont l’regard si grand
Sur chaq’ roche ou taillis des côt’s et des vallées.

Des fonds et des lointains, des plain’s et des nuages,
Il emport’ la peintur’ qu’i’ soutire au galop,
Tout l’jour, i’ pomp’ la nuanc’ de la verdure et d’l’eau,
Et, la nuit, cherche encor dans l’brun des paysages.

Ça l’prend tout feu tout flamme en fac’ de son ch’valet ;
Puis, l’pinceau dans la main, v’là q’sa grand’ chaleur gèle !
Il est si vite en bas qu’il est en haut d’l’échelle...
En tout’chose on dirait qu’i’ n’sait pas c’qui lui plaît.

I’ cause, i’ chante, i’ rit, en train d’boire et d’manger ?
V’là qu’i’ songe ! — On s’équipe ? on arriv’ pour pêcher ?
I’ veut peindr’ ! vers ses toil’ en tout’ hâte i’ m’dépêche ! —
Quand j’y port’ son fourbi pour travailler ? On pêche !

Sauriez-vous m’dir’ c’que c’est que c’ t’homm’ q’est gai, q’est triste,
Qui girouett’ jamais l’mêm’ et pass’ du chaud au froid ? »
— Et je lui répondis, parlant un peu pour moi :
« Ton maître, ce qu’il est, parbleu ! C’est un artiste !

Me comprends-tu ? — Ma foi ! monsieur, ya pas d’excès.
Artist’ ? dam’ ! moi, c’mot-là j’en connais pas l’mystère !
— Comment te dire alors ? Eh bien ! ton maître, c’est :
Un fou que sa raison tourmente sur la terre.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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Le Grand-Père

La fille au père Pierre, avec ses airs de sainte,
A si bien surveillé son corps fallacieux
Que sa grossesse a pu mentir à tous les yeux ;
Mais son heure a sonné de n’être plus enceinte.

Dans la grand' chambre on dort comme l’eau dans les trous.
Tout à coup, elle geint, crie et se désespère.
On se lève, on apprend la chose. Le grand-père
Continue à ronfler sous son baldaquin roux.

Mais le bruit à la fin l’éveille, et le voilà
Clamant du lit profond d’où sa maigreur s’arrache :
« Pierr’, quoiq’ya ? – Pèr, ya rin ! – Si ! s’passe un’ chos’ qu’on m’cache ;
Et ma p’tit’ fill’ se plaint, j’ l’entends ben ! quoi qu’elle a ? »

— Elle a qu’elle va faire un champi ! — Le bonhomme
Prend son bâton ferré qu’il brandit en disant :
« Dans not’ famill’ yaura l’déshonneur à présent !
La gueus’ ! vous voyez ben tous qu’i’ faut que j’l’assomme ! »

Et, solennel, tragique, il marche d’un pas lourd
Jusqu’à la pâle enfant... mais, pendant qu’il tempête,
Tendre, il lève et rabat le gourdin sur sa tête,
Bien doux, frôleusement, d’un geste plein d’amour.

« R’commenc’ras-tu ? fait-il, ou là, comme un’ vipère,
J’te coupe en deux ! j’t’écras’ la cervell’ sur ton drap ! »
Elle gémit : « Jamais, grand-père ! »

Alors, le jeune frère égrillard qui ricane,
Glapit : « Oh ! q’si fait ben, grand-père, a r’commenc’ra
Puisqu’elle est chaude comme un’ cane !

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Rodica Elena Lupu

L'instant

L'homme, pour lui, l'ignore,
ni ne le voit,
point ne l'apprécie.
Parfois, il le convie,
d'autres fois, le maudit.
Lorsqu'il mue en un frémissement
on l'écrit,
glorifie,
l'incorpore
comme si c'était son propre sort.
Attention, pourtant:
L'instant n'est pas un présent,
mais un chemin,
un cloisonnement!

poésie de Rodica Elena Lupu de Autoportrait (2010), traduction par Constantin FrosinSignalez un problèmeDes citations similaires
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La Belle Dame

Dans le chaland moussu, la petiote ignorant
Sa figure comme son âme,
Pour la première fois, près de sa sœur qui rame,
Va sur l’étang vert transparent.

« Oh ! fait-elle, soudain, vois donc la belle dame
Là, dans l’eau, l’œil bien grand... bien grand ! »
Et, le cœur gros, les yeux déjà mouillés, reprend :
« Moi ! j’voudrais ben l’embrasser, dame ! »

La sœur répond : « Pleur’ pas ! c’te personn’là, ma foi !
Est ni plus ni moins bell’ que toi. »
Puis, elle ajoute, goguenarde :

« Au surplus, ton envie est commode à passer !
Tu n’as toi-mêm’ qu’à t’embrasser
Puisque c’est toi-mêm’ que tu r’gardes.

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Plus un écrit s’abrège, plus il doit ralentir sa lecture.

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Descartes

Je prends beaucoup plus de plaisir à m'instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais.

citation de DescartesSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Poème non écrit. – L’aphorisme commence et s’interrompt à son dernier vers. – Il se passe de métaphores, il en est une.

aphorisme de François VaucluseSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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La femme est un livre que Dieu a écrit en lettres d'or, mais pas tout le monde sait le lire.

aphorisme de George Budoi (1 mars 2013)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par George Budoi
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Colette

C'est une langue bien difficile que le français. A peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir.

citation de ColetteSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Valeriu Butulescu

Pourquoi n'écrit-il pas un journal? Chaque jour il commet des faits qui ne peuvent ętre publiés.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Valeriu Butulescu

Méchants! Vous avez écrit H2O sur le réservoir d'eau. Trois philologues sont morts de soif.

aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve GomezSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Je ne suis pas de ceux qui robent la louange

Je ne suis pas de ceux qui robent la louange,
Fraudant indignement les hommes de valeur,
Ou qui, changeant la noire à la blanche couleur,
Savent, comme l'on dit, faire d'un diable un ange.

Je ne fais point valoir, comme un trésor étrange,
Ce que vantent si haut nos marcadants d'honneur,
Et si ne cherche point que quelque grand seigneur
Me baille pour des vers des biens en contr'change.

Ce que je quiers, Gournay, de cette soeur de roi,
Que j'honore, révère, admire comme toi,
C'est que de la louer sa bonté me dispense,

Puisqu'elle est de mes vers le plus louable objet :
Car en louant, Gournay, si louable sujet,
Le los que je m'acquiers m'est trop grand' récompense.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Mihail Bulgakov

Un écrivain ne se définit pas du tout par un certificat, mais par ce qu'il écrit.

Mihail Bulgakov dans Le Maître et Marguerite, translated by Claude LignySignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Simona Enache
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Le Cheval poitrinaire

Sa toux qui retentit comme une plainte humaine
Secoue obstinément son grand corps accablé ;
Mufle bas, jarrets mous, sur sa paille de blé,
Il n’a mangé ni bu depuis une semaine.

En vain, à petits pas, un enfant le promène
Et chasse les taons lourds dont il est harcelé,
Sa toux qui retentit comme une plainte humaine
Secoue obstinément son grand corps accablé.

Il attriste l'étable et la cour du domaine
Et le prolongement de l'écho désolé
Répercute au plus creux du manoir isolé
Plein des vagues effrois que le Minuit ramène,
Sa toux qui retentit comme une plainte humaine.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Poetry Lover
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