Covid-19
M’a courtisée la mort…
Cette affreuse grippe maudite
Oui, je l’ai eue d’abord,
Mais… je l’ai eue ensuite!
épigramme de Antonia ILIESCU (2 avril 2020)
Ajouté par Antonia ILIESCU
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Des citations similaires

L'homme est un animal aux instincts de survie primitifs: son ingéniosité s'est donc développée d'abord, et son âme ensuite.
Charlie Chaplin dans Ma vie
Ajouté par Simona Enache
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Il y a deux grandes vérités à connaître: d'abord que la pensée est une puissance réelle, ensuite qu'elle vous permet de vous transporter dans l'avenir et de vivre cet avenir par anticipation.
citation de Omraam Mikhaël Aïvanhov
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Dilemme de l’aphoriste: déplaire pour séduire, ou séduire d’abord pour déplaire ensuite? - Dans l’incertitude, il finit par se contenter de son attendrissante laideur.
aphorisme de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.)
Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince (1943)
Ajouté par Dan Costinaş
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Le Cœur mort
Je rêvais que mon cœur flottait dans le château
Au-dessus d’une coupe étrange et poussiéreuse :
— Pour y saigner, bien sûr ! Car sa plaie est si creuse
Que le temps y retourne encore le couteau !
Eh quoi ? La chose alors était par trop affreuse :
Ni la meule du spleen, ni les coups de marteau
Du malheur, ni l’angoisse aux mâchoires d’étau
Ne pouvaient exprimer sa pourpre douloureuse.
Mon cœur vit ! m’écriai-je, il palpite ; il ressent !
Je perçois son tic-tac, et certes, c’est du sang,
Du sang qui va couler de sa blessure ouverte !
Mais non ! Il était mort, archi-mort, et si mûr,
Qu’une larme de pus nauséabonde et verte
En suinta lentement comme l’eau d’un vieux mur.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.
citation de Antoine de Saint-Exupéry
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye
Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye
N'ont su dompter, cette brave cité
Qui d'un courage au mal exercité
Soutint le choc de la commune envie,
Tant que sa nef par tant d'ondes ravie
Eut contre soi tout le monde incité,
On n'a point vu le roc d'adversité
Rompre sa course heureusement suivie :
Mais défaillant l'objet de sa vertu,
Son pouvoir s'est de lui-même abattu,
Comme celui que le cruel orage
A longuement gardé de faire abord,
Si trop grand vent le chasse sur le port,
Dessus le port se voit faire naufrage.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Le Vampire
Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,
De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
— Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,
Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
— Maudite, maudite sois-tu!
J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.
Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit:
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
À ton esclavage maudit,
Imbécile! — de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!"
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Apprendre? Certainement, mais vivre d'abord, et apprendre par la vie, dans la vie.
citation de John Dewey
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Votre avenir dépend de plusieurs choses, mais il dépend d'abord et avant tout de vous.
citation de Frank Tyger
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Aucun Dieu n'est mort pour le rachat de nos péchés; il n'y a pas de salut par la foi; pas de résurrection après la mort tout cela ce sont les fausses monnaies du christianisme véritable et ces malheureux cerveaux brûlés sont responsables de cette supercherie.
Friedrich Nietzsche dans La Volonté de puissance (1884)
Ajouté par Simona Enache
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Le Lait de serpent
Le serpent est si vieux, si voisin de la mort,
Qu’il ne sort presque plus de son triste repaire,
Où, n’ayant désormais que l’ennui pour compère,
Il végète enfoui comme un ancien remord.
À la longue sa faim s’irrite et s’exaspère,
Mais une herbe laiteuse et d’un facile abord
Nourrit l’infortuné reptile qui se tord,
Et lui verse l’oubli de son passé prospère.
Aussi, quand le soleil le galvanise un peu,
Il se traîne auprès d’elle en rampant comme il peut,
Et, tout las d’avoir fait ce voyage d’une aune,
Le pauvre vieux serpent famélique et gelé,
Avec des succions de vampire essoufflé,
Pompe et bibe le lait de la plante à fleur jaune
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Ne vaudrait-il pas mieux s'attacher à rien pour n'avoir pas ensuite la douleur de perdre ce qu'on aime.
citation de Eugénie de Guérin
Ajouté par Vasiloiu Valerica
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Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis. Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu’il n’a pas commis.
Emile Zola dans J'accuse… ! (1898)
Ajouté par Simona Enache
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On est toujours plus ou moins exilé: du ventre de sa mère, ensuite de toute la famille, puis du lieu, du souvenir.
Elie Wiesel dans Mémoire à deux voix
Ajouté par Simona Enache
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Autour des corps, qu'une mort avancée
Autour des corps, qu'une mort avancée
Par violance a privez d'un beau jour,
Les ombres vont, et font maint et maint tour,
Aimans encor leur dépoüille laissée.
Au lieu cruel, où j'eu l'ame blessée
Et fu meurtri par les flèches d'Amour,
J'erre, je tourne et retourne à l'entour,
Ombre maudite, errante et dechassée.
Legers esprits, plus que moy fortunez,
Comme il vous plaist vous allez et venez
Au lieu qui clost vostre depouille aimée.
Vous la voyez, vous la pouvez toucher,
Où, las! je crains seulement d'approcher
L'endroit qui tient ma richesse enfermée.
poésie de Philippe Desportes
Ajouté par Simona Enache
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Le Miracle
Sous la pluvieuse lumière,
Dans l’air si glacé, la chaumière,
Non loin d’un marais insalubre,
Est lamentablement lugubre.
Au-dedans, c’est tant de misère
Que d’y penser le cœur se serre !
De chaque solive minée,
Du grand trou de la cheminée
Dont le foyer large est tout vide,
Le froid tombe en un jour livide ;
Et la bise a l’entrée aisée
Par la porte et par la croisée.
Or, dans ce logis où la fièvre
Allume l’œil, verdit la lèvre,
Et fait sonner la toux qui racle,
Il va s’accomplir un miracle :
La femme est accroupie à l’angle
Du mur, près d’un vieux lit de sangle.
Stupéfaite, elle est là qui lorgne
Sa petite fenêtre borgne,
Puis, machinale, elle emmitoufle
Son nourrisson presque sans souffle.
Trois petiots ayant triste mine
Rampent comme de la vermine
Sur une mauvaise paillasse
Dans un coin d’ombre où ça brouillasse.
Et la malheureuse sanglote
Et dit d’une voix qui grelotte,
Comme se parlant dans le songe
Où la réalité la plonge :
« Au moulin je suis retournée...
On m’a refusé la fournée.
Plus de pain ! a-t-elle été courte
Malgré mes jeûnes, cette tourte !
Et plus de lait dans ma mamelle
Pour nourrir l’enfant ! tout s’en mêle. »
Elle pense, elle se consulte,
Délibère. Rien n’en résulte,
Sinon qu’elle voit plus affreuse
Sa détresse qu’elle recreuse.
À la fin, pour la mort elle opte,
Et voici le plan qu’elle adopte :
« Oui, son sort n’étant résoluble
Qu’ainsi, ce soir elle s’affuble
De sa capote berrichonne,
Complètement s’encapuchonne,
Alors, sa petite famille
Dans les bras, vers l’étang qui brille
Elle s’en va, s’avance jusque
Au bord, et puis, un plongeon brusque !... »
Mais, vite, sa raison s’adresse
Aux scrupules de sa tendresse.
« Tes enfants ? c’est plus que ton âme ;
Tu les aimes trop, pauvre femme !
T’ont-ils donc demandé de naître
Tes petits, pour leur ôter l’être ?
Même privés de subsistance
Ils ont le droit à l’existence.
D’ailleurs, aurais-tu le courage
D’accomplir un pareil ouvrage ?
Vois-tu tes douleurs et tes hontes,
Quand il faudrait rendre des comptes
Au père qu’à toutes les heures
Avec tant de regret tu pleures ? »
Elle maudit l’horrible idée
Qui l’avait d’abord obsédée.
Mais la souffrance lui confisque
Son reste de force ! elle risque
De se consumer tant, qu’elle aille
Trop mal, pour soigner sa marmaille,
Mendier ? mais, bien loin, sous le givre,
Les enfants ne pourraient la suivre.
Et personne de connaissance
Pour les garder en son absence !
« Que faire ? si pour eux je vole...
La prison ! j’en deviendrais folle,
Puisqu’elle me serait ravie
Leur présence qui fait ma vie. »
Elle songe, et son corps en tremble...
« Oh ! si nous mourions tous ensemble,
Eux si malades, moi si frêle,
De la bonne mort naturelle ! »
Et voilà qu’elle est exaucée
La prière de sa pensée :
Car, soudain, les trois petits pâles
Poussent à l’unisson trois râles.
Elle aussi le trépas la touche
À l’instant même où sur sa bouche
Son nourrisson expire, en sorte
Qu’elle le baise en étant morte,
Tandis que, vers eux étendues,
Ses deux maigres mains de statue,
Couleur des cierges funéraires,
Semblent bénir les petits frères.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit
Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit
Des vieillards ne laissons à faire bonne chère :
Vivons, puisque la vie est si courte et si chère,
Et que même les rois n'en ont que l'usufruit.
Le jour s'éteint au soir, et au matin reluit,
Et les saisons refont leur course coutumière :
Mais quand l'homme a perdu cette douce lumière,
La mort lui fait dormir une éternelle nuit,
Donc imiterons-nous le vivre d'une bête ?
Non, mais devers le ciel levant toujours la tête,
Goûterons quelquefois la douceur du plaisir,
Celui vraiment est fol, qui changeant l'assurance
Du bien qui est présent en douteuse espérance,
Veut toujours contredire à son propre désir.
poésie de Joachim du Bellay
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Trouver d'abord, chercher après.
citation de Jean Cocteau
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Villanelle
En ce mois délicieux,
Qu'amour toute chose incite,
Un chacun à qui mieux mieux
La douceur' du temps imite,
Mais une rigueur dépite
Me fait pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j'ai cette douleur.
Dedans votre oeil gracieux
Toute douceur est écrite,
Mais la douceur de vos yeux
En amertume est confite,
Souvent la couleuvre habite
Dessous une belle fleur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j'ai cette douleur.
Or, puis que je deviens vieux,
Et que rien ne me profite,
Désespéré d'avoir mieux,
Je m'en irai rendre ermite,
Pour mieux pleurer mon malheur.
Belle et franche Marguerite,
Pour vous j'ai cette douleur.
Mais si la faveur des Dieux
Au bois vous avait conduite,
Ou, d'espérer d'avoir mieux,
Je m'en irai rendre ermite,
Peut être que ma poursuite
Vous ferait changer couleur.
Belle et franche Marguerite
Pour vous j'ai cette douleur.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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