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Comme Faust, je n’ai plus qu’un desir, c’est d’apprendre
De chercher, d’expliquer ce Dieu qui vit en moi
Mais en vain je L’appelle, Il ne veut plus m'entendre
Depuis que j’ai perdu l’aveugle et pur foi.
poésie de Iulia Hașdeu de Confidences
Ajouté par Simona Enache
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Des citations similaires
L'Impuissance de Dieu
Dieu voudrait sauver Lucifer
Qui brûle, depuis tant d’années,
Au milieu des flammes damnées
De son épouvantable Enfer.
Mais l’Archange hautain et fier
Ne tend pas ses mains calcinées :
Dieu voudrait sauver Lucifer
Qui brûle depuis tant d’années.
En vain sur son trône de fer,
Satan garde encore, obstinées,
Ses révoltes impardonnées
Et triomphe d’avoir souffert,
Dieu voudrait sauver Lucifer !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La jeunesse, Du Val, jadis me fit écrire
La jeunesse, Du Val, jadis me fit écrire
De cet aveugle archer qui nous aveugle ainsi :
Puis, fâché de l'Amour, et de sa mère aussi,
Les louanges des rois j'accordai sur ma lyre.
Ores je ne veux plus tels arguments élire,
Ains je veux, comme toi, point d'un plus haut souci,
Chanter de ce grand roi, dont le grave sourcil
Fait trembler le céleste et l'infernal empire.
Je veux chanter de Dieu. Mais pour bien le chanter,
Il faut d'un avant-jeu ses louanges tenter,
Louant, non la beauté de cette masse ronde,
Mais cette fleur, qui tient encore un plus beau lieu :
Car comme elle est, Du Val, moins parfaite que Dieu,
Aussi l'est-elle plus que le reste du monde.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Nous n'arrivons pas à changer les choses suivant notre désir, mais peu à peu notre désir change.
Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu: Albertine disparue
Ajouté par Simona Enache
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Le Bohême
Toujours la longue faim me suit comme un recors ;
La ruelle sinistre est mon seul habitacle ;
Et depuis si longtemps que je traîne mes cors,
J’accroche le malheur et je bute à l’obstacle.
Paris m’étale en vain sa houle et ses décors :
Je vais sourd à tout bruit, aveugle à tout spectacle ;
Et mon âme croupit au fond de mon vieux corps
Dont la pâle vermine a fait son réceptacle.
Fantôme grelottant sous mes haillons pourris,
Épave de l’épave et débris du débris,
J’épouvante les chiens par mon aspect funeste !
Je suis hideux, moulu, racorni, déjeté !
Mais je ricane encore en songeant qu’il me reste
Mon orgueil infini comme l’éternité.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Un bohème
Toujours la longue faim me suit comme un recors ;
La ruelle sinistre est mon seul habitacle ;
Et depuis si longtemps que je traîne mes cors,
J'accroche le malheur et je bute à l'obstacle.
Paris m'étale en vain sa houle et ses décors :
Je vais sourd à tout bruit, aveugle à tout spectacle ;
Et mon âme croupit au fond de mon vieux corps
Dont la pâle vermine a fait son réceptacle.
Fantôme grelottant sous mes haillons pourris,
Epave de l'épave et débris du débris,
J'épouvante les chiens par mon aspect funeste !
Je suis hideux, moulu, racorni, déjeté !
Mais je ricane encore en songeant qu'il me reste
Mon orgueil infini comme l'éternité.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Faust: Esprit malin, qu'exiges-tu de moi? airain, marbre, parchemin, papier? Faut-il écrire avec un style, un burin, ou une plume? Je t'en laisse le choix libre.
réplique de Faust de Goethe (1808), traduction par Gérard de Nerval
Ajouté par Dan Costinaş
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Chercher à connaître n'est souvent qu'apprendre à douter.
citation de Madame Deshoulières
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui.
citation de André Gide
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Apprendre? Certainement, mais vivre d'abord, et apprendre par la vie, dans la vie.
citation de John Dewey
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit
Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit
Des vieillards ne laissons à faire bonne chère :
Vivons, puisque la vie est si courte et si chère,
Et que même les rois n'en ont que l'usufruit.
Le jour s'éteint au soir, et au matin reluit,
Et les saisons refont leur course coutumière :
Mais quand l'homme a perdu cette douce lumière,
La mort lui fait dormir une éternelle nuit,
Donc imiterons-nous le vivre d'une bête ?
Non, mais devers le ciel levant toujours la tête,
Goûterons quelquefois la douceur du plaisir,
Celui vraiment est fol, qui changeant l'assurance
Du bien qui est présent en douteuse espérance,
Veut toujours contredire à son propre désir.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Ce que femme veut, Dieu le veut.
proverbe français
Ajouté par Simona Enache
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Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison.
Baruch Spinoza dans Traité politique
Ajouté par Simona Enache
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Divins esprits, dont la poudreuse cendre
Divins esprits, dont la poudreuse cendre
Gît sous le faix de tant de murs couverts,
Non votre los, qui vif par vos beaux vers
Ne se verra sous la terre descendre,
Si des humains la voix se peut étendre
Depuis ici jusqu'au fond des enfers,
Soient à mon cri les abîmes ouverts
Tant que d'abas vous me puissiez entendre.
Trois fois cernant sous le voile des cieux
De vos tombeaux le tour dévotieux,
A haute voix trois fois je vous appelle :
J'invoque ici votre antique fureur,
En cependant que d'une sainte horreur
Je vais chantant votre gloire plus belle.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour.
citation de Rumi
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Etrangement, on en veut souvent à la personne qui vous dit une vérité difficile à entendre, impossible à croire.
Marc Levy dans Vous revoir...
Ajouté par Simona Enache
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Le regret est un amplificateur du désir.
Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu: Albertine disparue
Ajouté par Simona Enache
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Gordes, il m'est avis que je suis éveillé,
Gordes, il m'est avis que je suis éveillé,
Comme un qui tout ému d'un effroyable songe
Se réveille en sursaut et par le lit s'allonge,
S'émerveillant d'avoir si longtemps sommeillé.
Roger devint ainsi (ce crois-je) émerveillé :
Et crois que tout ainsi la vergogne me ronge,
Comme lui, quand il eut découvert le mensonge
Du fard magicien qui l'avait aveuglé.
Et comme lui aussi je veux changer de style,
Pour vivre désormais au sein de Logistille,
Qui des coeurs langoureux est le commun support.
Sus donc, Gordes, sus donc, à la voile, à la rame,
Fuyons, gagnons le haut, je vois la belle Dame
Qui d'un heureux signal nous appelle à son port.
poésie de Joachim du Bellay
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Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure et le point,
Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure et le point,
Et malheureuse soit la flatteuse espérance,
Quand pour venir ici j'abandonnai la France :
La France, et mon Anjou, dont le désir me point.
Vraiment d'un bon oiseau guidé je ne fus point,
Et mon coeur me donnait assez signifiance
Que le ciel était plein de mauvaise influence,
Et que Mars était lors à Saturne conjoint.
Cent fois le bon avis lors m'en voulut distraire,
Mais toujours le destin me tirait au contraire :
Et si mon désir n'eût aveuglé ma raison,
N'était-ce pas assez pour rompre mon voyage,
Quand sur le seuil de l'huis, d'un sinistre présage,
Je me blessai le pied sortant de ma maison ?
poésie de Joachim du Bellay
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À la Circé moderne
Puisqu’un irrésistible appeau
Attire à toi toute mon âme,
Et que toute ma chair proclame
Le magnétisme de ta peau :
Irrite, mais sans le proscrire,
Le désir qui me ronge, et puis
Viens emparadiser mes nuits,
Ensorceleuse au froid sourire.
Aux bruits mouillés, tendres et fous
De nos baisers démoniaques,
Comme deux serpents maniaques
Dans le mystère enlaçons-nous !
Chère onduleuse, mauvais ange,
Abeille de la volupté,
Donne-moi ton corps enchanté
Et reçois mon âme en échange !
Mon désir s’enroule et se tord
Autour de ton beau corps de marbre,
— Ainsi le lierre autour de l’arbre —
Horrible et doux, il rampe et mord.
Tes grands yeux caves et funèbres
Sont si libertins quand tu veux,
Et j’aspire dans tes cheveux
Tant de parfums et de ténèbres !
Moderne Circé, tes poisons
Auraient perdu le cœur d’Ulysse ;
Harcèle-moi de ta malice,
Salis-moi de tes trahisons !
Insulte-moi ! mais, ma maîtresse,
Laisse-moi repaître ma faim,
Dussé-je mourir à la fin,
Empoisonné par ta caresse !
poésie de Maurice Rollinat
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Au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.
citation de Nisargadatta Maharaj
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