
Le diamant en dialogue avec l'acier; que de répliques dures et étincelantes!
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires

Cueille dès maintenant les fleurs de la vie car la mort est si pressée que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui aura bientôt trépassé.
Walt Whitman dans dialogue du film américain Le cercle des poètes disparus
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S'il y a un diamant dans la poitrine, il brille sur le visage.
proverbs sanskrits
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De la fragilité du fer et du charbon naît la solidité de l'acier.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le bonheur n’est pas un gros diamant, c’est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées.
citation de Alphonse Karr
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Pourquoi de glaise? L'homme devrait ętre fait d'acier inoxydable.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.
Comme le sable morne et l'azur des déserts,
Insensibles tous deux à l'humaine souffrance
Comme les longs réseaux de la houle des mers
Elle se développe avec indifférence.
Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
Et dans cette nature étrange et symbolique
Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique,
Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants,
Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
La froide majesté de la femme stérile.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
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Il y avait autrefois un grain de sable qui se lamentait d'être un atome ignoré dans le désert; au bout de quelques années il devint diamant, et il est à présent le plus bel ornement de la couronne du roi des Indes.
citation de Voltaire
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La Grande Cascade
À cette heure, elle n’est sensible,
La grande cascade du roc,
Qui par son tonnerre d’un bloc,
La nuit la rend toute invisible.
Et, pourtant, sa rumeur compacte
Décèle son bavement fou,
Sa chute à pic, en casse-cou,
Son ruement lourd de cataracte.
Un instant, l’astre frais et pur
Écarte son nuage obscur,
Comme un œil lève sa paupière ;
Et l’on croit voir, subitement,
Crouler des murs de diamant
Dans un abîme de lumière.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Maniaque
Je frissonne toujours à l’aspect singulier
De certaine bottine ou de certain soulier.
Oui, (que pour me railler vos épaules se haussent !)
Je frissonne : et soudain, songeant au pied qu’ils chaussent,
Je me demande : « Est-il mécanique ou vivant ?
Et je suis pas à pas le sujet, l’observant,
Et cherchant l’appareil d’acier qui se dérobe
Sous le pantalon fin ou sous la belle robe ;
Et dès qu’il a relui, maniaque aux abois,
Dans le cuir élégant je flaire un pied de bois.
poésie de Maurice Rollinat
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Ne regardez pas en arrière avec colère, ni devant avec crainte, mais autour de vous avec conscience.
citation de James Thurber
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La femme est un grand enfant qu'on amuse avec des joujoux, qu'on endort avec des louanges et qu'on séduit avec des promesses.
citation de Sophie Arnould
Ajouté par George Budoi
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La Roue de moulin
Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.
Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l’eau s’enfourne.
Puis, à mesure qu’il s’éteint,
Des tons de l’astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.
Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l’air de brasser une hécatombe humaine !
poésie de Maurice Rollinat
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La roue de moulin
Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit reflamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.
Et la chose monstre qui tourne
Noire, en son clair rutilement,
Bat des mousses de diamant
Dans la ruelle où l'eau s'enfourne.
Puis, à mesure qu'il s'éteint,
Des tons de l'astre elle se teint.
Un rosâtre glacis carmine son ébène.
Voici que, grandie à présent,
Rouge, elle tourne dans du sang,
Ayant l'air de brasser une hécatombe humaine !
poésie de Maurice Rollinat
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Ombres visiteuses
Ô mains d’ambre rosé, mains de plume et d’ouate
Où tremble autant d’esprit que sur la lèvre moite,
Et de rêve que dans l’œil bleu !
Ô mignonnettes mains, menottes à fossettes
Qui servent à l’amour de petites pincettes
Pour tisonner ma chair en feu ;
Ô petits pieds qui vont comme le zéphyr passe,
En laissant derrière eux le frisson de la grâce
Et le sillage du désir ;
Ô jarretière noire à la boucle argentée,
Diadème lascif d’une jambe sculptée
Pour les étreintes du plaisir ;
Ô seins, poires de chair, dures et savoureuses,
Monts blancs où vont brouter mes caresses fiévreuses,
Cheveux d’or auxquels je me pends ;
Ventre pâle où je lis un poème de spasmes,
Cuisse de marbre ardent où mes enthousiasmes
S’enroulent comme des serpents :
C’est vous que je revois, ombres voluptueuses,
Dans mes instants bénis d’extases onctueuses
Et de rêves épanouis ;
Émergeant du brouillard nacré des mousselines,
Vous flottez devant moi, parlantes et câlines,
Pleines de parfums inouïs !
poésie de Maurice Rollinat
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Edgar Poe
Edgar Poe fut démon, ne voulant pas être Ange.
Au lieu du Rossignol, il chanta le Corbeau ;
Et dans le diamant du Mal et de l’Étrange
Il cisela son rêve effroyablement beau.
Il cherchait dans le gouffre où la raison s’abîme
Les secrets de la Mort et de l’Éternité,
Et son âme où passait l’éclair sanglant du crime
Avait le cauchemar de la Perversité.
Chaste, mystérieux, sardonique et féroce,
Il raffine l’Intense, il aiguise l’Atroce ;
Son arbre est un cyprès ; sa femme, un revenant.
Devant son œil de lynx le problème s’éclaire :
― Oh ! comme je comprends l’amour de Baudelaire
Pour ce grand Ténébreux qu’on lit en frissonnant !
poésie de Maurice Rollinat
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Puis m'apparut une pointe aiguisée
Puis m'apparut une pointe aiguisée
D'un diamant de dix pieds en carré,
A sa hauteur justement mesuré,
Tant qu'un archer pourrait prendre visée.
Sur cette pointe une urne fut posée
De ce métal sur tous plus honoré :
Et reposait en ce vase doré
D'un grand César la cendre composée.
Aux quatre coins étaient couchés encor
Pour piédestal quatre grands lions d'or,
Digne tombeau d'une si digne cendre.
Las, rien ne dure au monde que tourment !
Je vis du ciel la tempête descendre,
Et foudroyer ce brave monument.
poésie de Joachim du Bellay
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Le forgeron
Dans sa forge aux murs bas d'où le jour va s'enfuir.
Haut, roide, et sec du cou, des jambes et du buste,
Il tire, mécanique, en tablier de cuir,
La chaîne d'acier clair du grand soufflet robuste.
Il regarde fourcher, rougeoyer et bleuir
Les langues de la flamme en leur fourneau tout fruste,
Et voici que des glas tintent sinistres... juste :
Le crépuscule alors vient de s'évanouir.
Croisant ses maigres bras poilus,
Il songe à celle qui n'est plus.
Dans ses yeux creux des larmes roulent.
Et le brasier dont il reluit,
Sur sa joue osseuse les cuit
A mesure qu'elles y coulent.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Forgeron
Dans sa forge aux murs bas d’où le jour va s’enfuir,
Haut, roide, et sec du cou, des jambes et du buste,
Il tire, mécanique, en tablier de cuir,
La chaîne d’acier clair du grand soufflet robuste.
Il regarde fourcher, rougeoyer et bleuir
Les langues de la flamme en leur fourneau tout fruste,
Et voici que des glas tintent sinistres... juste :
Le crépuscule alors vient de s’évanouir.
Croisant ses maigres bras poilus,
Il songe à celle qui n’est plus.
Dans ses yeux creux des larmes roulent.
Et le brasier dont il reluit,
Sur sa joue osseuse les cuit
À mesure qu’elles y coulent.
poésie de Maurice Rollinat
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La Joconde
Le mystère infini de la beauté mauvaise
S’exhale en tapinois de ce portrait sorcier
Dont les yeux scrutateurs sont plus froids que l’acier,
Plus doux que le velours et plus chauds que la braise.
C’est le mal ténébreux, le mal que rien n’apaise ;
C’est le vampire humain savant et carnassier
Qui fascine les cœurs pour les supplicier
Et qui laisse un poison sur la bouche qu’il baise.
Cet infernal portrait m’a frappé de stupeur ;
Et depuis, à travers ma fièvre ou ma torpeur,
Je sens poindre au plus creux de ma pensée intime
Le sourire indécis de la femme-serpent :
Et toujours mon regard y flotte et s’y suspend
Comme un brouillard peureux au-dessus d’un abîme.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Portrait
Elle téta la vie au sein d’une pauvresse.
Dès le maillot, elle eut l’abominable ivresse
D’un lait sanguinolent et presque vénéneux.
L’air froid d’un gîte infect aux murs fuligineux
Granula ses poumons en gelant sa poitrine ;
À travers sa peau, mince et navrante vitrine,
Sa mère put compter ses pauvres petits os.
Elle a grandi pourtant : lamentables fuseaux,
Ses membres rabougris et rongés par la fièvre
Se durcissent avec des souplesses de chèvre,
L’épaule s’élargit, le buste émacié
S’allonge sveltement sur des hanches d’acier ;
Le sein s’est aiguisé jusqu’à piquer ses hardes,
Et sa figure verte aux lèvres si blafardes
Prend la vague stupeur et l’âpre étrangeté
D’une mélancolique et spectrale beauté.
De son crâne fluet où grouillent les détresses
Jaillissent des cheveux fantastiques, sans tresses,
Fouillis d’ébène, épais, tordus, fous, au reflet
Tour à tour diapré, bleuâtre et violet,
Ayant de ces frissons inconnus à la terre,
Crinière d’outre-tombe où flotte le mystère.
Et ses yeux par l’horreur sans cesse écarquillés,
Saphirs phosphorescents, douloureux et mouillés,
Qui se meurent d’ennui dans leur cercle de bistre,
Ses yeux ont maintenant une splendeur sinistre !
poésie de Maurice Rollinat
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