
Devant les utopies pręchées par Jésus Christ, il est curieux que, de tous les apôtres, seul Judas ait craqué nerveusement.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires

Ainsi pense le barman: "Je suis l'apprenti de Jésus-Christ. Il a transformé l'eau en vin et moi le vin en eau".
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Jésus-Christ a pris sur lui les péchés des électeurs. C'est ainsi que l'on explique son succčs électoral.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Ascension
Jésus au ciel est monté
Pour vous envoyer sa grâce
Espérance et charité,
Foi qui jamais ne se lasse,
Patience et tous les dons
Que l’esprit porte en ses flamme».
Et les trésors de pardons,
De zèle au salut des âmes,
De courage durant les
Tentations de ce monde.
Ah! surtout, oui, devant les
Tentations de ce monde,
Ces scandales étalés
Tour à tour beaux puis immondes,
Pauvres cœurs écartelés,
Tristes âmes vagabondes !
Jésus au ciel est monté,
Mais en nous laissant son ombre :
L’Évangile répété
Sans cesse aux peuples sans nombre.
Jésus au ciel est monté
Pour mieux veiller, Lui, fait homme,
Sur notre fragilité
Qu’il éprouva... Mais nous, comme
Jésus au ciel est monté
Notre nuit n’y pourrait suivre
Avant la mort sa clarté :
Ah ! d’esprit allons y vivre !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Non seulement Jésus-Christ était fils de Dieu, mais encore il était d’excellente famille du côté de sa mère.
Mgr de Quélen dans Sermons
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Tous les hommes sont égaux, sauf les contemporains.
aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie Benech
Ajouté par Dan Costinaş
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Brûlez tous les ponts derrière vous! Que ceux qui vous suivent apprennent à franchir le Rubicon.
aphorisme de Mikhaïl Kouzmine de Une maison chauffée par les utopies, traduction par Sophie Benech
Ajouté par Dan Costinaş
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L'Officiant
Or donc, c’était pendant la messe de minuit :
Tout flamboyait, l’autel, la nef et la tribune,
Celle-ci, par tous les soulards de la commune,
Devenue un enfer de désordre et de bruit.
Soudain, se retournant, d’un geste exaspéré
Soulevant à demi sa chasuble de fête,
Montant ses regards durs sur cette foule bête,
Tonitruesquement rugit le grand curé :
« Vous me connaissez bien, là-bas, les bons apôtres ?
Vous savez que je peux en prendre un parmi vous,
M’en servir de marteau pour cogner sur les autres !
Voulez-vous que j’y aille ! Assez de turbulence !
Hein !... hein !... Vous vous taisez, aussi lâches que fous ! »
— Et la messe reprit dans un profond silence.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Je suis malade
Je ne rêve plus je ne fume plus
Je n'ai même plus d'histoire
Je suis sale sans toi
Je suis laide sans toi
Je suis comme un orphelin dans un dortoir
Je n'ai plus envie de vivre dans ma vie
Ma vie cesse quand tu pars
Je n'aie plus de vie et même mon lit
Ce transforme en quai de gare
Quand tu t'en vas
Je suis malade
Complètement malade
Comme quand ma mère sortait le soir
Et qu'elle me laissait seul avec mon désespoir
Je suis malade parfaitement malade
T'arrive on ne sait jamais quand
Tu repars on ne sait jamais où
Et ça va faire bientôt deux ans
Que tu t'en fous
Comme à un rocher
Comme à un péché
Je suis accroché à toi
Je suis fatigué je suis épuisé
De faire semblant d'être heureuse quand ils sont là
Je bois toutes les nuits
Mais tous les whiskies
Pour moi on le même goût
Et tous les bateaux portent ton drapeau
Je ne sais plus où aller tu es partout
Je suis malade
Complètement malade
Je verse mon sang dans ton corps
Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors
Je suis malade
Parfaitement malade
Tu m'as privé de tous mes chants
Tu m'as vidé de tous mes mots
Pourtant moi j'avais du talent avant ta peau
Cet amour me tue
Si ça continue je crèverai seul avec moi
Près de ma radio comme un gosse idiot
Écoutant ma propre voix qui chantera
Je suis malade
Complètement malade
Comme quand ma mère sortait le soir
Et qu'elle me laissait seul avec mon désespoir
Je suis malade
C'est ça je suis malade
Tu m'as privé de tous mes chants
Tu m'as vidé de tous mes mots
Et j'ai le coeur complètement malade
Cerné de barricades
T'entends je suis malade.
chanson interprété par Dalida
Ajouté par Simona Enache
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Un seul beau vers a fait plus de bien au monde que tous les chefs-d'œuvre de la métallurgie.
citation de Anatole France
Ajouté par Doina Maria Tudor
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Ballade de la grosse Margot
Se j'aime et sers la belle de bon hait.
M'en devez-vous tenir ne vil ne sot?
Elle a en soi des biens à fin souhait.
Pour son amour ceins bouclier et passot;
Quand viennent gens, je cours et happe un pot,
Au vin m'en vois, sans démener grand bruit;
Je leur tends eau, fromage, pain et fruit.
S'ils payent bien, je leur dis que "bien stat;
Retournez ci, quand vous serez en ruit,
En ce bordeau où tenons notre état."
Mais adoncques il y a grand déhait
Quand sans argent s'en vient coucher Margot;
Voir ne la puis, mon coeur à mort la hait.
Sa robe prends, demi-ceint et surcot,
Si lui jure qu'il tendra pour l'écot.
Par les côtés se prend cet Antéchrist,
Crie et jure par la mort Jésus-Christ
Que non fera. Lors empoigne un éclat;
Dessus son nez lui en fais un écrit,
En ce bordeau où tenons notre état.
Puis paix se fait et me fait un gros pet,
Plus enflé qu'un velimeux escarbot.
Riant, m'assied son poing sur mon sommet,
"Go! go!" me dit, et me fiert le jambot.
Tous deux ivres, dormons comme un sabot.
Et au réveil, quand le ventre lui bruit,
Monte sur moi que ne gâte son fruit.
Sous elle geins, plus qu'un ais me fais plat,
De paillarder tout elle me détruit,
En ce bordeau où tenons notre état.
Vente, grêle, gèle, j'ai mon pain cuit.
Ie suis paillard, la paillarde me suit.
Lequel vaut mieux? Chacun bien s'entresuit.
L'un l'autre vaut; c'est à mau rat mau chat.
Ordure aimons, ordure nous assuit;
Nous défuyons honneur, il nous défuit,
En ce bordeau où tenons notre état.
poésie de Francois Villon
Ajouté par Simona Enache
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A pas lents et tardifs tout seul je me promène
A pas lents et tardifs tout seul je me promène
Et mesure en rêvant les plus sauvages lieux;
Et pour n'être aperçu, je choisis de mes yeux
Les endroits non frayés d'aucune trace humaine.
Je n'ai que ce rempart pour défendre ma peine,
Et cacher mon désir aux esprits curieux
Qui, voyant par dehors mes soupirs furieux,
Jugent combien dedans ma flamme est inhumaine.
Il n'y a désormais ni rivière ni bois,
Plaine, mont ou rocher, qui n'ait su par ma voix,
La trempe de ma vie à toute autre célée.
Mais j'ai beau me cacher je ne puis me sauver
En désert si sauvage ou si basse vallée
Qu'amour ne me découvre et me vienne trouver.
poésie de Philippe Desportes
Ajouté par Simona Enache
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Les hommes sont devant les idées simples comme des chauves-souris devant la lumière, ils sont aveugles.
citation de Aristote
Ajouté par Micheleflowerbomb
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C’est curieux. Nous passons plus de temps à féliciter le succès des autres au lieu d’encourager ceux qui n’en ont pas.
citation de Neil deGrasse Tyson
Ajouté par Micheleflowerbomb
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La Bourrique
La bourrique luisante et forte
Brait tous les jours, à la même heure,
Devant la rustique demeure,
De la plus lamentable sorte.
Ses hi-han disent : « Je suis morte
De soif ! un peu d’eau ! la meilleure ! »
La bourrique luisante et forte
Brait tous les jours, à la même heure.
Et ma foi ! le seau qu’on lui porte
N’est pas un de ceux qu’elle effleure :
Elle y boit que son mufle en pleure !
Et puis elle broute à la porte,
La bourrique luisante et forte.
poésie de Maurice Rollinat
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Si Dieu n'est pas noir en lui-même, alors Jésus a menti quand il a pris la parole dans la synagogue de Capharnaüm et Marx avait raison de dire que la religion est l'opium du peuple.
citation de Jean-Paul Sartre
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La baigneuse
Le temps chauffe, ardent, radieux ;
Le sol brûle comme une tôle
Dans un four. Nul oiseau ne piaule,
Tout l'air vibre silencieux...
Si bien que la bergère a confié son rôle
A son chien noir aussi bon qu'il est vieux.
Posant son tricot et sa gaule,
Elle ôte, à mouvements frileux,
Robe, chemise, et longs bas bleus :
Sa nudité sort de sa geôle.
Tout d'abord, devant l'onde aux chatoiements vitreux
Elle garde un maintien peureux,
Mais enfin, la chaleur l'enjôle,
Elle fait un pas et puis deux...
Mais si l'endroit est hasardeux ?
Si l'eau verte que son pied frôle
Allait soudainement lui dépasser l'épaule ?
Mieux vaut se rhabiller ! mais avant, sous un saule,
D'un air confus et curieux,
Elle se regarde à pleins yeux
Dans ce miroir mouvant et drôle.
poésie de Maurice Rollinat
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Nous sommes plus curieux du sens des rêves que des choses que nous voyons éveillés.
citation de Diogene
Ajouté par Simona Enache
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La Tonnelle
À l’heure où le grillon racle sa ritournelle,
Lorsque le jour s’en va du monde curieux,
La tonnelle profonde, au banc mystérieux,
Tressaille en regardant la montagne éternelle.
Là, mon rêve enivré d’une paix solennelle
Poursuit nonchalamment son vol silencieux,
Car tous les bruits du soir, rauques et gracieux,
Arrivent tamisés dans la bonne tonnelle.
Aux quatre coins du clos, le moindre vent rôdeur
Emporte la sauvage et résineuse odeur
Des branches de sapins dont elle est recouverte ;
Et de loin, le soleil qui meurt dans les cieux blancs,
À travers son treillis de feuillages tremblants
Jette un rayon pourpré dans sa pénombre verte.
poésie de Maurice Rollinat
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L'amour pour un seul pays, la loyauté envers une seule race, l'identité avec une seule communauté ou l'attachement à une seule famille sont tous des produits de l'ignorance.
citation de Ramdas
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Le Solitaire
Le vieux qui, vert encore, approchait des cent ans,
Me dit : « Malgré l’soin d’mes enfants
Et les bontés d’mon voisinage,
J’suis seul, ayant perdu tous ceux qui s’raient d’mon âge.
Vous ? vot’ génération ? Ça s’balanc’ ! mais d’la mienne
Ya plus q’moi qui rest’ dans l’pays.
Ceux que j’croyais qui f’raient des anciens m’ont trahi :
I’ sont morts tout jeun’ à la peine.
Chaq’ maison qui n’boug pas, ell’ ! sous l’temps qui s’écoule,
M’rappelle un q’j’ai connu, laboureur ou berger,
À qui j’parl’ sans répons’, que je r’gard’ sans l’toucher ;
Au cimtièr’, j’les vois tous a la fois, comme un’ foule !
C’est pourquoi, quand j’y fais mon p’tit tour solitaire,
Souvent, j’pense, où que j’pos’ le pied,
Q’les morts sont là, tous à m’épier...
Et j’m’imagine, des instants,
Qu’i m’tir’ par les jamb’ ! mécontents
Que j’les ai pas encor rejoindus sous la terre.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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