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Buddha

Celui qui veut connaître le Divin doit sentir le vent sur son visage et le soleil sur sa main.

citation de BuddhaSignalez un problèmeDes citations similaires
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Des citations similaires

Celle qui de son chef les étoiles passait,

Celle qui de son chef les étoiles passait,
Et d'un pied sur Thétis, l'autre dessous l'Aurore,
D'une main sur le Scythe, et l'autre sur le More,
De la terre et du ciel la rondeur compassait :

Jupiter ayant peur, si plus elle croissait,
Que l'orgueil des Géants se relevât encore,
L'accabla sous ces monts, ces sept monts qui sont ore
Tombeaux de la grandeur qui le ciel menaçait.

Il lui mit sur le chef la croupe Saturnale,
Puis dessus l'estomac assit la Quirinale,
Sur le ventre il planta l'antique Palatin,

Mit sur la dextre main la hauteur Célienne,
Sur la senestre assit l'échine Exquilienne,
Viminal sur un pied, sur l'autre l'Aventin

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Les questions

Les questions

Les questions
qui insistent

Dans la bouche
le feu de l'attente

Sur les lèvres
meurent les certitudes

On ne sait pas qui
et quoi

Comment
dire ces mots?

Le vent frais
sur le visage

A qui appartient-il?
A personne?

Les questions
sont les bâtons du retour

Elles posent les jalons
de la route

Sans savoir

poésie de Eric Dubois de Mais qui lira le dernier poème (1 septembre 2012)Signalez un problèmeDes citations similaires
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Le grand flambeau gouverneur de l'année

Le grand flambeau gouverneur de l'année,
Par la vertu de l'enflammée corne
Du blanc thaureau, prez, montz, rivaiges orne
De mainte fleur du sang des princes née.

Puis de son char la rouë estant tournée
Vers le cartier prochain du Capricorne,
Froid est le vent, la saison nue et morne,
Et toute fleur devient seiche et fanée.

Ainsi, alors que sur moy tu etens,
Ô mon Soleil ! tes clercs rayons epars,
Sentir me fais un gracieux printens.

Mais tout soudain que de moy tu depars,
Je sens en moy venir de toutes pars
Plus d'un hyver, tout en un mesme tens.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Le Faciès humain

Notre âme, ce cloaque ignoré de la sonde,
Transparaît louchement dans le visage humain ;
— Tel un étang sinistre au long d’un vieux chemin
Dissimule sa boue au miroir de son onde.

Si la face de l’homme et de l’eau taciturne
Réfléchit quelquefois des lueurs du dedans,
C’est toujours à travers des lointains très prudents,
Comme un falot perdu dans le brouillard nocturne.

Pour l’esprit souterrain, c’est une carapace
Que ce marbre animé, larmoyant et rieur
Où le souffle enragé du rêve intérieur
Ne se trahit pas plus qu’un soupir dans l’espace.

Peut-être y lirait-on la douleur et la honte
La colère et l’orgueil, la peur et le regret ;
Mais la tentation lui garde son secret,
Et la perversité rarement s’y raconte.

Qui donc a jamais vu les haines endormies,
Les projets assassins, les vices triomphants,
Les luxures de vieux, de vierges et d’enfants,
Sourdre distinctement des physionomies ?

La joue, en devenant tour à tour blême et rouge,
Ne manifeste rien des mystères du cœur ;
La bouche est un Protée indécis et moqueur,
Et l’Énigme revêt la narine qui bouge.

Se rapprochant ou non, battantes ou baissées,
Les paupières, sans doute, ont un jeu préconçu
Sur leur vitrage où doit glisser inaperçu
Le reflet cauteleux des mauvaises pensées.

L’âme écrit seulement ce qu’elle veut écrire
Sur le front jeune ou vieux, limpide ou racorni,
Et ne laisse filtrer qu’un sens indéfini
Dans l’éclair du regard et le pli du sourire.

Elle exerce avec art son guet et sa police
Sur tous les messagers de la sensation,
Et fixe le degré de locomotion
Où devra s’arrêter chaque organe complice.

Calculant sa mimique et dardant sa vitesse,
Elle parcourt les traits, mais sans y déployer
L’ombre des cauchemars qui la font tournoyer
Dans ses bas-fonds d’horreur et de scélératesse.

La strideur de son cri profond et solitaire
N’y fait qu’un roulement d’échos fallacieux ;
Et les lèvres, le front, le nez comme les yeux
S’entendent pour voiler tout ce qu’elle veut taire.

Et l’homme a beau savoir combien le Mal nous ronge,
L’horrible expérience a beau coûter si cher,
À peine surprend-il, sur ce rideau de chair,
Les apparitions informes du mensonge.

Pourtant, il vient une heure où le visage exprime
La rage des démons ou la stupeur des morts,
C’est quand l’Enfer vengeur et divin du remords
Éclaire à fleur de peau les ténèbres du Crime ;

C’est lui qui, du fin fond de cette cave obscure,
Soutire lentement, comme une âcre vapeur,
L’abominable aveu dont la parole a peur,
Et le projette enfin sur toute la figure.

Alors le faciès du coupable qui souffre
Exhibe les poisons de son hideux péché ;
Il mime le forfait si longuement caché
Et répercute un coin le plus noir de son gouffre.

Et contre l’attentat qu’elle crie et proclame
Avec sa flamboyante et froide nudité,
Impitoyablement surgit la Vérité
Sur ce masque imbibé de la sueur de l’âme.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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Cependant que la Cour mes ouvrages lisait,

Cependant que la Cour mes ouvrages lisait,
Et que la soeur du roi, l'unique Marguerite,
Me faisant plus d'honneur que n'était mon mérite,
De son bel oeil divin mes vers favorisait,

Une fureur d'esprit au ciel me conduisait
D'une aile qui la mort et les siècles évite,
Et le docte troupeau qui sur Parnasse habite,
De son feu plus divin mon ardeur attisait.

Ores je suis muet, comme on voit la Prophète,
Ne sentant plus le dieu qui la tenait sujette,
Perdre soudainement la fureur et la voix.

Et qui ne prend plaisir qu'un prince lui commande ?
L'honneur nourrit les arts, et la Muse demande
Le théâtre du peuple et la faveur des rois.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Carpe Diem

Il n’y a rien d’autre à apprendre que Soi dans la vie. Il n’y a rien d’autre à connaître. On n’apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu’un pour atteindre au plus secret de Soi. Par un amour, par une parole ou un visage.

citation de Christian BobinSignalez un problèmeDes citations similaires
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Qui niera, Gillebert, s'il ne veut résister

Qui niera, Gillebert, s'il ne veut résister
Au jugement commun, que le siège de Pierre
Qu'on peut dire à bon droit un paradis en terre,
Aussi bien que le ciel, n'ait son grand Jupiter ?

Les Grecs nous ont fait l'un sur Olympe habiter,
Dont souvent dessus nous ses foudres il desserre :
L'autre du Vatican délâche son tonnerre,
Quand quelque roi l'a fait contre lui dépiter.

Du Jupiter céleste un Ganymède on vante,
Le tusque Jupiter en a plus de cinquante :
L'un de nectar s'enivre, et l'autre de bon vin.

De l'aigle l'un et l'autre a la défense prise,
Mais l'un hait les tyrans, l'autre les favorise :
Le mortel en ceci n'est semblable au divin.

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Le Chant du Coq

Un lugubre coquerico
Retentit soudain sur le chaume.
Or la nuit qui jamais ne chôme
Commence à faire son tricot.

Rouge comme un coquelicot,
Le soleil ferme son royaume.
Un lugubre coquerico
Retentit soudain sur le chaume.

Et Jean hâte son bourriquot,
Car le coq du clocher fantôme
Ouvre ses deux ailes de gnome;
Et c'est lui qui jette à l'écho
Un lugubre coquerico.

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Platon

Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique.

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Celui qui veut faire le bien va frapper à la porte. Celui qui est plein d’amour trouve la porte ouverte.

citation de Rabindranàh TagoreSignalez un problèmeDes citations similaires
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L'Amazone

Sur les grandes bouses de vache
Le soleil met un ton pourpré.
Elle chevauche au fond du pré
Avec un petit air bravache.

Elle effleure de sa cravache
Le cou d’un alezan doré.
Sur les grandes bouses de vache
Le soleil met un ton pourpré.

Mais son long voile bleu la cache,
Je ne puis la voir à mon gré ;
Et mon regard tombe navré,
Et machinalement s’attache
Sur les grandes bouses de vache.

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Alexander Pope

L'erreur est humaine, le pardon divin.

Alexander Pope dans Essai sur la critique (1711)Signalez un problèmeDes citations similaires
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Le Lézard

Sur le vieux mur qui se lézarde,
Que de lézards gris ! ça fourmille !
Quand je m’en vais dans la charmille,
Toutes les fois je les regarde.

L’un d’eux sur ma main se hasarde,
Car moi, je suis de la famille.
Sur le vieux mur qui se lézarde
Que de lézards gris ! ça fourmille !

Je n’ai point la mine hagarde
Pour la bestiole gentille,
Et c’est en paix qu’elle frétille,
Se sachant bien en bonne garde
Sur le vieux mur qui se lézarde.

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Sire, celui qui est a formé toute essence

Sire, celui qui est a formé toute essence
De ce qui n'était rien. C'est l'oeuvre du Seigneur :
Aussi tout honneur doit fléchir à son honneur,
Et tout autre pouvoir céder à sa puissance.

On voit beaucoup de rois, qui sont grands d'apparence :
Mais nul, tant soit-il grand, n'aura jamais tant d'heur
De pouvoir à la vôtre égaler sa grandeur :
Car rien n'est après Dieu si grand qu'un roi de France.

Puis donc que Dieu peut tout, et ne se trouve lieu
Lequel ne soit enclos sous le pouvoir de Dieu,
Vous, de qui la grandeur de Dieu seul est enclose,

Elargissez encor sur moi votre pouvoir,
Sur moi, qui ne suis rien : afin de faire voir
Que de rien un grand roi peut faire quelque chose.

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Ballade des lézards verts

Quand le soleil dessèche et mord le paysage,
On a l’œil ébloui par les bons lézards verts :
Ils vont, longue émeraude ayant corps et visage,
Sur les tas de cailloux, sur les rocs entr’ouverts,
Et sur les hauts talus que la mousse a couverts.
Ils sont stupéfiés par la température ;
Près d’eux, maint oiselet beau comme une peinture
File sur l’eau dormante et de mauvais conseil ;
Et le brin d’herbe étreint d’une frêle ceinture
Leurs petits flancs peureux qui tremblent au soleil.

Puis, ils gagnent après tous leurs circuits d’usage
Les abords des lavoirs toujours si pleins de vers ;
Aux grands arbres feuillus qui font le tamisage
De l’air en feu stagnant sur tant de points divers,
Ils préfèrent les houx chétifs et de travers.
Lazzaroni frileux des jardins sans culture,
Côtoyeurs du manoir et de la sépulture,
Ils s’avancent furtifs et toujours en éveil,
Dès qu’un zéphyr plus frais lèche par aventure
Leurs petits flancs peureux qui tremblent au soleil.

Par les chemins brûlés, avides d’arrosage,
Et dans les taillis bruns où cognent les piverts,
Ils s’approchent de l’homme, et leur aspect présage
Quelque apparition du reptile pervers
Qui s’enfle de poison pendant tous les hivers.
Un flot de vif-argent court dans leur ossature
Quand ils veulent s’enfuir ou bien chercher pâture ;
Mais parfois, aplatis dans un demi-sommeil,
Ils réchauffent longtemps, sans changer de posture,
Leurs petits flancs peureux qui tremblent au soleil.

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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S'il y a un diamant dans la poitrine, il brille sur le visage.

proverbs sanskritsSignalez un problèmeDes citations similaires
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Le Temple de l’Inconstance

Je veux bâtir un temple à l’Inconstance.
Tous amoureux y viendront adorer,
Et de leurs vœux jour et nuit l’honorer,
Ayant leur cœur touché de repentance.

De plume molle en sera l’édifice,
En l’air fondé sur les ailes du vent,
L’autel de paille, où je viendrai souvent
Offrir mon cœur par un feint sacrifice.

Tout à l’entour je peindrai mainte image
D’erreur, d’oubli et d’infidélité,
De fol désir, d’espoir, de vanité,
De fiction et de penser volage.

Pour le sacrer, ma légère maîtresse
Invoquera les ondes de la mer,
Les vents, la lune, et nous fera nommer
Moi le templier1, et elle la prêtresse.

Elle séant ainsi qu’une Sibylle
Sur un trépied tout pur de vif argent2
Nous prédira ce qu’elle ira songeant
D’une pensée inconstante et mobile.

Elle écrira sur des feuilles légères
Les vers qu’alors sa fureur chantera,
Puis à son gré le vent emportera
Deçà delà ses chansons mensongères.

Elle enverra jusqu’au Ciel la fumée
Et les odeurs de mille faux serments :
La Déité qu’adorent les amants
De tels encens veut être parfumée.

Et moi gardant du saint temple la porte,
Je chasserai tous ceux-là qui n’auront
En lettre d’or engravé sur le front
Le sacré nom de léger que je porte.

De faux soupirs, de larmes infidèles
J’y nourrirai le muable Prothé [Protée],
Et le Serpent3 qui de vent allaité
Déçoit4 nos yeux de cent couleurs nouvelles.

Fille de l’air, déesse secourable,
De qui le corps est de plumes couvert,
Fais que toujours ton temple soit ouvert
A tout amant comme moi variable.

poésie de Jacques Du PerronSignalez un problèmeDes citations similaires
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Si celui qui s'apprête à faire un long voyage

Si celui qui s'apprête à faire un long voyage
Doit croire celui-là qui a jà voyagé,
Et qui des flots marins longuement outragé,
Tout moite et dégouttant s'est sauvé du naufrage,

Tu me croiras, Ronsard, bien que tu sois plus sage,
Et quelque peu encor (ce crois-je) plus âgé,
Puisque j'ai devant toi en cette mer nagé,
Et que déjà ma nef découvre le rivage.

Donques je t'avertis que cette mer romaine,
De dangereux écueils et de bancs toute pleine,
Cache mille périls, et qu'ici bien souvent,

Trompé du chant pipeur des monstres de Sicile,
Pour Charybde éviter tu tomberas en Scylle,
Si tu ne sais nager d'une voile à tout vent.

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L'Écureuil

Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.
Les rayons du soleil, maintenant alanguis,
Ont laissé le ravin dans un jour fantastique.

Le paysage est plein de stupeur extatique ;
Tout s’ébauche indistinct comme dans un croquis.
Le petit écureuil fait de la gymnastique
Sur un vieux chêne morne où foisonnent les guis.

Tout à l’heure, la nuit, la grande narcotique,
Posera son pied noir sur le soleil conquis ;
Mais, d’ici là, tout seul, avec un charme exquis,
Acrobate furtif de la branche élastique,
Le petit écureuil fait de la gymnastique.

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Emmanuel Kant

L'homme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce: elle veut la discorde.

Emmanuel Kant dans L’Idée d'une histoire universelleSignalez un problèmeDes citations similaires
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