Le plus clair de mon temps je le passe à l'obscurcir.
Boris Vian dans L'écume des jours
Ajouté par Veronica Şerbănoiu
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Des citations similaires
La biche
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux :
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.
Pour raconter son infortune
A la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.
Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux !
Et le cou tendu vers les cieux,
Folle d'amour et de rancune,
La biche brame au clair de lune.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La Biche
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux :
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.
Pour raconter son infortune
À la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.
Mais aucune réponse, aucune,
À ses longs appels anxieux !
Et le cou tendu vers les cieux,
Folle d’amour et de rancune,
La biche brame au clair de lune.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Momentanément éclipsé, mon passé ne projetait plus devant moi cette ombre de lui-même que nous appelons notre avenir.
Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu (1919)
Ajouté par Simona Enache
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Pourquoi?
Tiens! îl a passé tout à l’heure
L’œil farouche, le front baissé
Îl n’a point souri, et je pleure...
Ah! pourquoi donc a-t-il passé?
Îl m’en veut, îl est en colère:
Son cœur pour moi s’est-il glacé?
Je n’ai rien fait pour lui déplaire
Ah! pourquoi donc a-t-il passé?
Îl a regardé mă fenêtre
Îl n’avait pas l’air trop pressé
Hélas! îl m’aime encor peut-être...
Mais pourquoi donc est-il passé?
poésie de Iulia Hașdeu
Ajouté par Simona Enache
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Si nous sommes vraiment dans l’instant, nous ne sommes plus dans le temps. Il n’y a plus ni passé ni futur.
citation de Arnaud Desjardins
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Entre le méchant et le mauvais temps, je préfère le mauvais temps, car je sais que demain sera beau temps.
aphorisme de George Budoi (25 octobre 2010)
Ajouté par George Budoi
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Apocrypha
Le temps promène ses montres
Habillées en civil.
D'un chien court une langue.
Puis, une semaine passe.
Le clou pénètre dans le mur
Et le seau dans le puits.
Et dans la cuisine pur
Cuire tasses se mûrissent et attentent
Suspendu avec l'eau dans la bouche.
poésie de Emil Brumaru, traduction par Cristina Lila
Ajouté par Cristina Lila
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Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps
Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps ?
Je songe au lendemain, j'ai soin de la dépense
Qui se fait chacun jour, et si faut que je pense
A rendre sans argent cent créditeurs contents.
Je vais, je viens, je cours, je ne perds point le temps,
Je courtise un banquier, je prends argent d'avance :
Quand j'ai dépêché l'un, un autre recommence,
Et ne fais pas le quart de ce que je prétends.
Qui me présente un compte, une lettre, un mémoire,
Qui me dit que demain est jour de consistoire,
Qui me rompt le cerveau de cent propos divers,
Qui se plaint, qui se deult, qui murmure, qui crie :
Avecques tout cela, dis, Panjas, je te prie,
Ne t'ébahis-tu point comment je fais des vers ?
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Glose
Le temps passe, le temps vient,
Tout est ancien, tout est nouveau;
Ce qui est mal, ce qui est bien
Pèse et médite à tout propos;
N’espère pas et n’aie pas peur,
Ce qui est flot en flot s’en va,
Si on te demande ou on te leurre,
A toute chose reste froid.
D’innombrables choses on voit,
On en entend sonner beaucoup,
Qui pourrait retenir cela,
Et qui pourrait écouter tout ?...
Toi, tu dois d’asseoir d’un côté,
Te retrouvant dans ton maintien,
Dans les bruits de la vanité
Le temps passe, le temps vient.
Que ne penche pas par son aiguille
La balance du froid penseur
Vers l’instant léger qui oscille
Pour le faux masque du bonheur,
Qui surgit de sa mort peut-être
Et retombe dans le chaos;
Pour celui qui peut le connaître
Tout est ancien, tout est nouveau.
En spectateur au grand théâtre
Dans ce monde imagine-toi;
Sous masques tristes ou folâtres
Son jeu, tu le devineras.
S’il se dispute ou s’il en pleure,
Tu dois méditer dans ton coin
Pour saisir dans leur art trompeur
Ce qui est mal, ce qui est bien.
Car l’avenir et le passé
Sont les deux faces de la feuille,
Voit tout au bout le point d’entrée
Celui qui exerce son œil;
Tout ce qui fut ou qui sera
Se trouve dans les faits, les mots,
Quant à leur vanité déjà
Pèse et médite à tout propos.
Aux mêmes moyens destinés
Se soumet tout ce qui existe,
Et depuis des milliers d’années
Le monde est gai, le monde est triste;
D’autres masques, la même pièce,
D’autres voix, mais le même chœur,
Même trompé, dans ta détresse,
N’espère pas et n’aie pas peur.
N’espère pas quand les salauds
Pour le triomphe se battront,
Ils l’emporteront, les idiots,
Malgré ta belle étoile au front;
Ne t’en fais pas, ils vont chercher
Entre eux-mêmes se ployer bas,
Ne sois jamais leur associé:
Ce qui est flot, en flot s’en va.
Pareil à un chant de sirène,
On vous attire en guet-apens;
Pour changer les acteurs sur scène
On vous attrappe en vous leurrant;
A côté glisse vite et sors,
Ignore leurs propos flatteurs,
De ton sentier en dehors
Si l’on te mande ou on te leurre.
Evite cependant leurs coups,
Face aux calomnies tais-toi bien;
Renonce à tes conseils surtout
Si tu connais leurs vrais moyens;
Ils peuvent parler à leur aise,
Vive en ce monde qui vivra
Et afin que rien ne te plaise,
A toute chose reste froid.
A toute chose reste froid,
Si l’on te mande ou on te leurre,
Ce qui est flot en flot s’en va,
N’espère pas et n’aie pas peur;
Pèse et médite à tout propos
Ce qui est mal, ce qui est bien,
Tout est ancien, tout est nouveau:
Le temps passe, le temps vient.
poésie de Mihai Eminescu (1883), traduction par Paul Miclau
Ajouté par Dan Costinaş
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Comme vous le savez, certains lieux ont tellement de passé que, dès que vous y êtes, ce passé s'imprègne et vous en devenez, sinon son serviteur affecté, du moins son serviteur insolent !
citation de Serge Lutens
Ajouté par Micheleflowerbomb
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À Macondo, il ne s’est rien passé, il ne se passe rien et il ne se passera jamais rien. Ce village est un village heureux.
Gabriel García Márquez dans Cent ans de solitude (1967), traduction par Claude et Carmen Durand
Ajouté par Dan Costinaş
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Le temple des voleurs est profané, de temps en temps, par la justice.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Quand le futur vient à temps, on arrive à temps.
aphorisme de Octav Bibere
Ajouté par Octav Bibere
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A l'ambitieux et avare ennemi des bonnes lettres
Serf de Faveur, esclave d'Avarice,
Tu n'eus jamais sur toi-même pouvoir,
Et je me veux d'un tel maître pourvoir
Que l'Esprit libre en plaisir se nourrisse.
L'Air, la Fortune et l'humaine Police
Ont en leurs mains ton malheureux avoir.
Le Juge avare ici n'a rien à voir,
Ni les trois Soeurs, ni du Temps la malice,
Regarde donc qui est plus souhaitable,
L'aise ou l'ennui, le certain ou l'instable.
Quant à l'honneur, j'espère être immortel
Car un clair nom sous Mort jamais ne tombe.
Le tien obscur ne te promet rien tel.
Ainsi, tous deux serez sous même tombe.
CAELO MUSA BEAT.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive
Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive,
Comme au long d'un cadavre un cadavre étendu,
Je me pris à songer près de ce corps vendu
À la triste beauté dont mon désir se prive.
Je me représentai sa majesté native,
Son regard de vigueur et de grâces armé,
Ses cheveux qui lui font un casque parfumé,
Et dont le souvenir pour l'amour me ravive.
Car j'eusse avec ferveur baisé ton noble corps,
Et depuis tes pieds frais jusqu'à tes noires tresses
Déroulé le trésor des profondes caresses,
Si, quelque soir, d'un pleur obtenu sans effort
Tu pouvais seulement, ô reine des cruelles!
Obscurcir la splendeur de tes froides prunelles.
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
Ajouté par Simona Enache
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Le Vieux Haineux
Ce mort qui vient là-bas fut un propriétaire
Qui lui fit dans sa vie autant de mal qu’il put.
Donc, le voilà debout, travail interrompu,
Pour voir son ennemi qu’enfin on porte en terre.
Regardant s’avancer la bière, il rit, se moque,
Et, tous ses vieux griefs fermentés en longueur
Que son clair souvenir haineusement évoque,
Un à un, triomphants, se lèvent dans son cœur.
Mais, pendant qu’il ricane au défunt détesté,
La terre, l’eau, l’azur, les airs et la clarté,
Tout est amour, tendresse, oubli, calme ! Il commence
À subir peu à peu cet entour de clémence ;
Toujours plus la Nature, en son large abandon,
Lui prêche le respect du mort et le pardon,
À la miséricorde enfin son âme s’ouvre,
Et, lorsque le cercueil passe en face de lui,
Il montre en son œil terne une larme qui luit,
Et, coudant le genou, s’incline et se découvre.
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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Sacrés coteaux, et vous saintes ruines
Sacrés coteaux, et vous saintes ruines,
Qui le seul nom de Rome retenez,
Vieux monuments, qui encor soutenez
L'honneur poudreux de tant d'âmes divines :
Arcs triomphaux, pointes du ciel voisines,
Qui de vous voir le ciel même étonnez,
Las, peu à peu cendre vous devenez,
Fable du peuple et publiques rapines !
Et bien qu'au temps pour un temps fassent guerre
Les bâtiments, si est-ce que le temps
Oeuvres et noms finablement atterre.
Tristes désirs, vivez doncques contents :
Car si le temps finit chose si dure,
Il finira la peine que j'endure.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Il est plus facile d'être amant que mari, par la raison qu'il est plus difficile d'avoir de l'esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.
citation de Balzac
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Il faut
Il faut survivre jusqu'à la menace
D'aneantir un jour, certain non ferier,
Porté, non plus s'est où... quel degueulasse?
Pourquoi, pourquoi on se ment, pour espèrer?
Il faut revivre tout ce qui s'est passé,
Pour te reprendre poussière perdue
Dans un vivant de faits, des jours cassés...
Pour en pouvoir tenir ta unique rue?
Il faut reprendre goùt de balader
Les lieux d'une fois, une fois, aux pieds tous nus,
Pouvoir ainsi du temps se l'exploser?!...
A quoi ça sert futur non prevenu?
Il faut quitter l'amour avant la fin,
Pour retenir suspense de son désastre?
Je ne sais pas; la vie est sans refrain
Pour le reprendre, un jour, après son astre?
Il faut qu'on sent ainsi tant de souffrance
Juste pour savoir qu'existe du bonneheur
Et qu'on apprend si peu de l'importance
Seulement après qu'on a vecu autant d'erreurs?
Il faut qu'on croit au faible mutilé,
Qui cherche a dire restant de son intègre,
Le regardant pour temps s'est vu passer,
D'un âme... qu'on garde caché, dans son tenebre!?
poésie de Daniel Aurelian Rădulescu (15 mai 2013)
Ajouté par Daniel Aurelian Rădulescu
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Le temps mûrit toute choses ; par le temps toutes choses viennent en évidence.
citation de François Rabelais
Ajouté par Micheleflowerbomb
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