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Ambrose Bierce

Archevêque: dignitaire ecclésiastique plus sacré d'un cran qu'un évêque.

aphorisme de Ambrose Bierce de Le Dictionnaire du DiableSignalez un problèmeDes citations similaires
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Des citations similaires

Walt Whitman

Si quelque chose est sacré, le corps humain est sacré.

Walt Whitman dans Feuilles d'herbeSignalez un problèmeDes citations similaires
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Gabriel García Márquez

Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s'était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l'évêque arrivait.

Gabriel García Márquez dans Chronique d'une mort annoncée (1981), traduction par Claude CouffonSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Dan Costinaş
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Guillaume Apollinaire

La Loreley

A Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri

Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie

Je flambe dans ces flammes Ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé

Évêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège

Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien

Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure

Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla

L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence

Va-t'en Lore en folie va Lore aux yeux tremblants
Tu seras une nonne vêtue de noir et blanc

Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres

Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château

Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves

Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley

Tout là-bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle

Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin

Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

poésie de Guillaume Apollinaire de Alcools (1913)Signalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par George Budoi
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Ambrose Bierce

Baptême: Rite sacré d'une telle efficacité que celui qui trouve le chemin du ciel sans l'avoir reçu sera plongé dans les affres de la détresse pour l'éternité.

aphorisme de Ambrose Bierce de Le Dictionnaire du DiableSignalez un problèmeDes citations similaires
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La plus belle chose qui puisse arriver à un être humain, c'est de découvrir ce feu sacré, le feu de son âme. Et de faire en sorte que sa vie entière soit l'expression de ce feu intérieur.

citation de Annie MaquierSignalez un problèmeDes citations similaires
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Mircea Eliade

Il suffira de se rappeler ce que la cité ou la maison, la Nature, les outils ou le travail sont devenus pour l'homme moderne et areligieux, pour saisir sur le vif ce qui le distingue d'un homme appartenant aux sociétés archaïques.

Mircea Eliade dans Le Sacré et le profaneSignalez un problèmeDes citations similaires
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Albert Einstein

Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

citation de Albert EinsteinSignalez un problèmeDes citations similaires
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Ores, plus que jamais, me plaît d'aimer la Muse

Ores, plus que jamais, me plaît d'aimer la Muse
Soit qu'en français j'écrive ou langage romain,
Puisque le jugement d'un prince tant humain
De si grande faveur envers les lettres usé.

Donc le sacré métier où ton esprit s'amuse
Ne sera désormais un exercice vain,
Et le tardif labeur que nous promet ta main
Désormais pour Francus n'aura plus nulle excuse.

Cependant, mon Ronsard, pour tromper mes ennuis,
Et non pour m'enrichir, je suivrai, si je puis,
Les plus humbles chansons de ta Muse lassée.

Ainsi chacun n'a pas mérité que d'un roi
La libéralité lui fasse, comme à toi,
Ou son archet doré, ou sa lyre crossée.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Cependant que tu suis le lièvre par la plaine

Cependant que tu suis le lièvre par la plaine,
Le sanglier par les bois et le milan par l'air,
Et que voyant le sacre ou l'épervier voler,
Tu t'exerces le corps d'une plaisante peine,

Nous autres malheureux suivons la cour romaine,
Ou, comme de ton temps, nous n'oyons plus parler
De rire, de sauter, de danser et baller,
Mais de sang, et de feu, et de guerre inhumaine.

Pendant, tout le plaisir de ton Gorde et de moi,
C'est de te regretter et de parler de toi,
De lire quelque auteur ou quelque vers écrire.

Au reste, mon Dagaut, nous n'éprouvons ici
Que peine, que travail, que regret et souci,
Et rien, que Le Breton, ne nous peut faire rire,

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Combien que ton Magny ait la plume si bonne,

Combien que ton Magny ait la plume si bonne,
Si prendrais-je avec lui de tes vertus le soin,
Sachant que Dieu, qui n'a de nos présents besoin,
Demande les présents de plus d'une personne.

Je dirais ton beau nom, qui de lui-même sonne
Ton bruit parmi la France, en Itale, et plus loin :
Et dirais que Henri est lui-même témoin
Combien un Avanson avance sa couronne.

Je dirais ta bonté, ta justice et ta foi,
Et mille autres vertus qui reluisent en toi,
Dignes qu'un seul Ronsard les sacre à la Mémoire :

Mais sentant le souci qui me presse le dos,
Indigne je me sens de toucher à ton los.
Sachant que Dieu ne veut qu'on profane sa gloire.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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A Vénus

Ayant après long désir
Pris de ma douce ennemie
Quelques arrhes du plaisir,
Que sa rigueur me dénie,
Je t'offre ces beaux oeillets,
Vénus, je t'offre ces roses,
Dont les boutons vermeillets
Imitent les lèvres closes
Que j'ai baisé par trois fois,
Marchant tout beau dessous l'ombre
De ce buisson que tu vois
Et n'ai su passer ce nombre,
Parce que la mère était
Auprès de là, ce me semble,
Laquelle, nous aguettait
De peur encores j'en tremble.
Or' je te donne des fleurs
Mais si tu fais ma rebelle
Autant piteuse à mes pleurs,
Comme à mes yeux elle est belle,
Un myrthe je dédierai
Dessus les rives de Loire,
Et sur l'écorce écrirai
Ces quatre vers à ta gloire
« Thénot sur ce bord ici,
A Vénus sacre et ordonne
Ce myrthe et lui donne aussi
Ses troupeaux et sa personne. »

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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Le Temple de l’Inconstance

Je veux bâtir un temple à l’Inconstance.
Tous amoureux y viendront adorer,
Et de leurs vœux jour et nuit l’honorer,
Ayant leur cœur touché de repentance.

De plume molle en sera l’édifice,
En l’air fondé sur les ailes du vent,
L’autel de paille, où je viendrai souvent
Offrir mon cœur par un feint sacrifice.

Tout à l’entour je peindrai mainte image
D’erreur, d’oubli et d’infidélité,
De fol désir, d’espoir, de vanité,
De fiction et de penser volage.

Pour le sacrer, ma légère maîtresse
Invoquera les ondes de la mer,
Les vents, la lune, et nous fera nommer
Moi le templier1, et elle la prêtresse.

Elle séant ainsi qu’une Sibylle
Sur un trépied tout pur de vif argent2
Nous prédira ce qu’elle ira songeant
D’une pensée inconstante et mobile.

Elle écrira sur des feuilles légères
Les vers qu’alors sa fureur chantera,
Puis à son gré le vent emportera
Deçà delà ses chansons mensongères.

Elle enverra jusqu’au Ciel la fumée
Et les odeurs de mille faux serments :
La Déité qu’adorent les amants
De tels encens veut être parfumée.

Et moi gardant du saint temple la porte,
Je chasserai tous ceux-là qui n’auront
En lettre d’or engravé sur le front
Le sacré nom de léger que je porte.

De faux soupirs, de larmes infidèles
J’y nourrirai le muable Prothé [Protée],
Et le Serpent3 qui de vent allaité
Déçoit4 nos yeux de cent couleurs nouvelles.

Fille de l’air, déesse secourable,
De qui le corps est de plumes couvert,
Fais que toujours ton temple soit ouvert
A tout amant comme moi variable.

poésie de Jacques Du PerronSignalez un problèmeDes citations similaires
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L'olive

I
je ne quiers pas la fameuse couronne,
Saint ornement du Dieu au chef doré,
Ou que, du Dieu aux Indes adoré,
Le gai chapeau la tête m'environne.
Encores moins veux je que l'on me donne
Le mol rameau en Cypre décoré
Celui qui est d'Athènes honoré,
Seul je le veux, et le Ciel me l'ordonne.
O tige heureux, que la sage Déesse
En sa tutelle et garde a voulu prendre,
Pour faire honneur à son sacré autel
Orne mon chef, donne moi hardiesse
De te chanter, qui espère te rendre
Égal un jour au Laurier immortel.
II
Loire fameux, qui, ta petite source,
Enfles de maints gros fleuves et ruisseaux,
Et qui de loin coules tes claires eaux
En l'Océan d'une assez vive course
Ton chef royal hardiment bien haut pousse
Et apparais entre tous les plus beaux,
Comme un taureau sur les menus troupeaux,
Quoi que le Pô envieux s'en courrouce.
Commande doncq' aux gentilles Naïades
Sortir dehors leurs beaux palais humides
Avecques toi, leur fleuve paternel,
Pour saluer de joyeuses aubades
Celle qui t'a, et tes filles liquides,
Deifié de ce bruit éternel.
III
Divin Ronsard, qui de l'arc à sept cordes
Tiras premier au but de la mémoire
Les traits ailés de la Française gloire,
Que sur ton luth hautement tu accordes.
Fameux harpeur et prince de nos odes,
Laisse ton Loir hautain de ta victoire,
Et viens sonner au rivage de Loire
De tes chansons les plus nouvelles modes.
Enfonce l'arc du vieil Thébain archer,
Ou nul que toi ne sut onq' encocher
Des doctes Sueurs les sagettes divines.
Porte pour moi, parmi le ciel des Gaules,
Le saint honneur des nymphes Angevines,
Trop pesant faix pour mes faibles épaules.
IV
Si notre vie est moins qu'une journée
En l'éternel, si l'an qui fait le tour
Chasse nos jours sans espoir de retour,
Si périssable est toute chose née,
Que songes tu, mon âme emprisonnée ?
Pourquoi te plaît l'obscur de notre jour,
Si pour voler en un plus clair séjour,
Tu as au dos l'aile bien empennée ?
Là, est le bien que tout esprit désire,
Là, le repos où tout le monde aspire,
Là, est l'amour, là, le plaisir encore.
Là, ô mon âme, au plus haut ciel guidée,
Tu y pourras reconnaître l'Idée
De la beauté, qu'en ce monde j'adore.

poésie de Joachim du BellaySignalez un problèmeDes citations similaires
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L'Ancien Soldat

Indépendant d’instinct, d’esprit, d’âme et de fibre
Et rendu toujours plus jugeur sain, penseur libre,
Par son métier rôdant de pêcheur-braconnier,
Le vieil ancien soldat, franc comme son visage,
Évoquait devant moi ce souvenir guerrier
Qu’il concluait ainsi de façon simple et sage :

« Des marécag’ de sang qui s’ fige et qui s’ grumelle
Où q’ l’on voit dans des coins, noirs comm’ du jus d’ fumier,
Avec des bouts d’entraill’ et des éclats d’ cervelle,
Des cadav’ en morceaux et d’autr’ dans leur entier ;

Chefs, soldats, jeun’s et vieux, les géants, les minimes,
Tous en figur’ de cire et barbouillés d’ caillots ;
Des Turcos s’ finissant qui grincent comm’ des limes,
Montrant leur ventr’ qui bâille en perdant ses boyaux ;

Corps d’hussards ench’vêtrés à des cadav’ de zouaves ;
Des pêl’-mêl’ d’homm’ et d’arm’, de bagag’ et d’ fourgons ;
D’ la ch’valin’ roug’ de sang et tout’ mousseus’ de bave,
S’ plaignant, par tas serrés, sous des meul’ de dragons ;

Des cous d’ décapités qui pench’ leur moignon rouge
Sur des énorm’ boulots qu’ont l’air de les railler ;
Des mulets ruant encor sur des blessés qui bougent
En v’lant prendre au hasard des morts pour oreiller ;

Casques pleins d’ terre et d’ sang, de ch’veux et d’ morceaux d’ crâne ;
Tambours crevés, clairons tordus comm’ des serpents ;
Des mourants qui font peur malgré qu’i’s ont l’air crâne
Avec les doigts coupés, l’œil vid’, la cuiss’ qui pend ;

Sous des gross’ mouch’ de viand’ qui s’appell’ et s’ rassemblent,
Verminant leur voltige à tourbillons mêlés,
Des grands monceaux qui r’muent, qui s’ soulèv’, qui tremblent,
D’où sort des voix d’ cavern’, des gémiss’ments râlés :

V’la c’ que j’ai toujours vu sur tous les champs d’ bataille !
Sans parler d’ la puanteur qui m’en donne encor froid...
Et des band’ de corbeaux qui s’ gorgent les entrailles
De tout c’ mond’ pourrissant par le capric’ des rois.

Pour qui réfléchit, sans la politique,
Avec son cœur et sa raison,
Au nom d’ la conscienc’ qui n’ pratique
Q’ la bonn’ justice en tout’ saison,

L’ pourquoi d’ la guerre, allez ! c’est un sacré problème.
Ces gens là m’en veul’t’-i’ ? Null’ment.
Moi j’ leur en veux pas pareill’ment :
Ça n’ fait rien ! on doit s’ batt’ quand même.

J’ m’ai dit : « D’où q’ vienn’ l’attaq’ ? la v’là ! faut ben s’ défendre.
Mais, toujours en avant j’ai marché sans comprendre.
J’ai fait mon d’voir, soumis aux chefs comme au danger ;
Tel qu’on l’ faisait cont’ moi, j’ai tiré, j’ai chargé ;
D’ mes yeux clairs, dans c’ temps-là, qu’avaient la voyanc’ nette,
À ceux homm’ étrangers j’ leur ai pointé l’ trépas.
Mais, j’ m’excusais d’ mes meurt’ en r’grettant d’avoir pas
Au droit d’ mon coup d’ fusil, face à ma baïonnette,
En plac’ de ceux victim’ innocent’, tous les m’neurs
Coupab’ d’occasionner d’aussi sanglant’s horreurs,
Seuls auteurs responsab’ si des milliers d’ pauv’s êtres
D’ loin ou d’ près, corps à corps, s’assassin’ sans s’ connaître,
Tandis qu’eux aut’s, la caus’ de tant d’ massac’ et d’ morts,
Meur’ dans leur lit sans mal, et, qui sait ? p’t-êt’ sans r’mords !

Par tous les parents, dans tous les pays,
La guerre est maudite autant que j’ l’ haïs.
Consultez donc les sœurs, les épouses, les mères,
Et vous verrez q’yaura plus d’ guerres.
Ou, si c’est vrai q’ les homm’ peuv’ pas s’en empêcher,
Q’ les bataill’ sont pour eux un besoin d’ leur engeance,
Qu’i’s élèv’ leur famill’, froid’ment, sans s’y attacher,
Puisqu’au carnag’ la fleur en est promis’ d’avance !

Mais, ça n’ m’est pas prouvé du tout
Q’ les gens civilisés s’ batt’ pa’c’que c’est d’ leur goût,
Pour voler chez l’ voisin ou par c’te drôl’ d’idée
Q’ l’humanité pouss’ trop, q’ faut qu’ell’ soit émondée,
Maint’nue en équilib’, juste ent’ le trop et l’ guère,
Par les sécateurs de la guerre.
Comm’ si, pour tous les homm’, sur terr’ y avait pas d’ quoi
Aller et v’nir, s’ bâtir un toit,
Boire et manger à son envie ;
Comm’ si, les défunts balançant
Toujours à peu près les naissants,
La mort tout’ naturell’ ne m’surait pas la vie.

J’ croirais plutôt, depuis des siècl’ déjà
Où tant d’ mond’ partout s’égorgea,
Q’ les gens pris un par un qu’on s’rait v’nu consulter
Auraient dit : « J’ veux la paix ! » sans trop longtemps s’ tâter,
Et q’ chacun dans leurs plain’, dans leurs montagn’, leurs îles,
Les peupl’ n’auraient d’mandé qu’à rester ben tranquilles.

C’est beau d’ mourir pour la patrie !
Mais ça c’ s’rait plus beau, ces tueries
Un’ bonn’ fois faisant place à la fraternité,
D’ mourir pour tout’ l’humanité,
Tué, non par ses semblab’, mais par l’hasard des choses
Qui s’ dout’ pas, ell’ au moins, des morts dont ell’ sont cause !
Allons ! j’ souhait’ qu’enfin libr’ et ben à l’unisson,
D’ l’un à l’aut’, tous les peupl’ pens’ comm’ moi cont’ la guerre,
Qu’en fait d’ coup’, de massacr’ et d’ gis’ments sur la terre
I’ n’yait plus q’ ceux des foins, des arb’ et des moissons !

poésie de Maurice RollinatSignalez un problèmeDes citations similaires
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