
Le meilleur chien est le chien détaché.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Des citations similaires
Le Chien enragé
Le chien noir me poursuit dans l’orage
A travers de hideux pays plats,
Et tous deux, tristes comme des glas,
Nous passons labour et pâturage.
Il franchit buisson, mur et barrage…
Et je n’ai pas même un échalas !
Le chien noir me poursuit dans l’orage
A travers de hideux pays plats.
Et, songeant aux martyrs de la rage
Qu’on étouffe entre deux matelas,
Je chemine, effroyablement las,
Presqu’à bout de force et de courage…
Le chien noir me poursuit dans l’orage !
poésie de Maurice Rollinat
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Cette cour surréaliste où le chat aboie et le chien miaule.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Le rossignol est proche de la perfection" dit le chien. "Malheureusement, il ne sait pas aboyer.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le ministre grognait si bien qu'un vrai chien en serait mort de jalousie.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
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Le chef d'oeuvre n'est, après tout, qu'un numéro de chien savant sur une terre peu solide.
Jean Cocteau dans Journal d'un inconnu
Ajouté par Simona Enache
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Vénération. L'attitude spirituelle d'un homme envers un dieu, et d'un chien envers un homme.
aphorisme de Ambrose Bierce de Le Dictionnaire du Diable (1906)
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Si tu refuses de voir le meilleur en toi-même et choisis de t'attarder sur tout le négatif en toi, tu dois être prêt à en accepter les conséquences, car tu attires à toi ce que tu maintiens dans tes pensées. Ne pense qu'au meilleur et c'est le meilleur qui sera devant toi...
citation de Eileen Caddy
Ajouté par Micheleflowerbomb
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L'homme est le seul animal qui accepte les compromis: aucun autre animal ne le fait – aucun chien n'échange des os avec un autre.
citation de Adam Smith
Ajouté par Dan Costinaş
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Apocrypha
Le temps promène ses montres
Habillées en civil.
D'un chien court une langue.
Puis, une semaine passe.
Le clou pénètre dans le mur
Et le seau dans le puits.
Et dans la cuisine pur
Cuire tasses se mûrissent et attentent
Suspendu avec l'eau dans la bouche.
poésie de Emil Brumaru, traduction par Cristina Lila
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Le parfum, c'est l'odorisation d'une situation. Il n'est pas possible d'envisager un avis détaché de cela.
citation de Serge Lutens
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Le Facteur rural
Par la traverse et par la route,
Il abat kilomètre et lieue ;
Et, quand il rentre à sa banlieue,
Il est si tard qu’il n’y voit goutte.
— Dans les prés, un troupeau qui broute ;
Sur les buissons, un hoche-queue.
Par la traverse et par la route,
Il abat kilomètre et lieue.
A son aspect, le chien veloute
Sa langue, en remuant la queue ;
Et les richards en blouse bleue
Lui font casser plus d’une croûte
Par la traverse et par la route.
poésie de Maurice Rollinat
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Le Cabriolet
Dans mon petit cabriolet
Je ramenais la grosse Adèle.
Tête basse, ma haridelle
Mélancolique détalait.
Mon jeune chien cabriolait
Et courait après l’hirondelle.
Dans mon petit cabriolet
Je ramenais la grosse Adèle.
Or, aux frissons de son mollet
Je lui parlai d’amour fidèle,
Tant et si bien que j’obtins d’elle
Le baiser que mon cœur voulait,
Dans mon petit cabriolet.
poésie de Maurice Rollinat
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La Locomotive
Dans la vespérale torpeur,
Je fouette ma jument rétive
Qui trotte ombrageuse et craintive
En ruant sur mon chien jappeur.
— Et l’arbre fuit avec stupeur
Comme une ombre lente et furtive.
Dans la vespérale torpeur,
Je fouette ma jument rétive.
Soudain passe à toute vapeur
Une grande locomotive,
Si lumineuse et si plaintive
Que ma bête hennit de peur
Dans la vespérale torpeur.
poésie de Maurice Rollinat
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Toute douleur qui ne détache pas est de la douleur perdue.
Simone Weil dans La Pesanteur et la grâce
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Je suis capable du meilleur et du pire, mais dans le pire, c'est moi le meilleur.
citation de Coluche
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Les Petits Taureaux
Ils ont pour promenoir
Des vallons verts et mornes.
Quels prés, matin et soir,
Ils ont pour promenoir !
A peine à leur front noir
On voit poindre les cornes.
Ils ont pour promenoir
Des vallons verts et mornes.
Ils ne peuvent rester
Une minute en place.
Où qu’ils soient à brouter,
Ils ne peuvent rester.
Aussi font-ils pester
Le vacher qui se lasse.
Ils ne peuvent rester
Une minute en place.
Autour des grands taureaux
Tous trois font les bravaches !
Quels meuglements ! quels trots
Autour des grands taureaux !
Ils ne sont pas bien gros,
Mais ils courent les vaches !
Autour des grands taureaux,
Tous trois font les bravaches !
Chacun fait plus d’un saut
Sur la génisse blonde.
Pour elle quel assaut !
Chacun fait plus d’un saut.
Elle en a l’air tout sot,
La pauvre pudibonde.
Chacun fait plus d’un saut
Sur la génisse blonde.
Le pauvre petit chien
Fortement les agace.
Il est si bon gardien,
Le pauvre petit chien.
Si tous trois sont très bien,
Avec plus d’une agace
Le pauvre petit chien
Fortement les agace.
Il est estropié
Par les coups qu’il attrape,
A toute heure épié,
Il est estropié.
De la tête et du pied
C’est à qui d’eux le frappe.
Il est estropié
Par les coups qu’il attrape.
Quand ils sont altérés
Ils vont boire à la Creuse.
Ils s’échappent des prés
Quand ils sont altérés.
Oh ! les doux effarés
Sur la côte pierreuse !
Quand ils sont altérés,
Ils vont boire à la Creuse.
Ils marchent dans les buis,
Lents comme des tortues ;
Sur le bord où je suis
Ils marchent dans les buis.
Leurs pieds n’ont pour appuis
Que des roches pointues ;
Ils marchent dans les buis
Lents comme des tortues.
Moi, je fume, observant
Le liège de ma ligne
Qui bouge si souvent ;
Moi, je fume, observant ;
Eux, vont le mufle au vent,
La prunelle maligne ;
Moi, je fume, observant
Le liège de ma ligne.
Ils s’arrêtent fourbus
Sous l’orme ou sous le tremble.
Dans les endroits herbus
Ils s’arrêtent fourbus.
Joignant leurs nez camus
Ils se lèchent ensemble.
Ils s’arrêtent fourbus
Sous l’orme ou sous le tremble.
A vous ces triolets
Que j’ai faits sur la brande !
Chers petits bœufs follets,
A vous ces triolets.
Aux prés ruminez-les,
La saveur en est grande ;
A vous ces triolets
Que j’ai faits sur la brande
Oh ! quel charme ! C’était
Par une nuit d’automne ;
Le grillon chuchotait.
Oh ! quel charme c’était !
L’étang brun reflétait
La lune monotone.
Oh ! quel charme ! C’était
Par une nuit d’automne !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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La Cuisinière
Au bruit sempiternel du canon de sureau
Qu’un petit garçon bourre et rebourre sans trêve,
La bonne au coin du feu s’assoupit dans un rêve
Entre le chien blanchâtre et le matou noiraud.
Et la voilà qui dort, un pied sur le barreau
D’une chaise en bois blanc dont la paille se crève,
Au bruit sempiternel du canon de sureau
Qu’un petit garçon bourre et rebourre sans trêve.
Mais la bonne ouvre l’œil, car le vieux hobereau
La secoue à deux bras : — Qu’est-ce ? dit Geneviève.
— Ce que c’est ! ventrebleu ! que le diable t’enlève ! »
Hélas ! elle a laissé tout brûler un perdreau,
Au bruit sempiternel du canon de sureau.
poésie de Maurice Rollinat
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La baigneuse
Le temps chauffe, ardent, radieux ;
Le sol brûle comme une tôle
Dans un four. Nul oiseau ne piaule,
Tout l'air vibre silencieux...
Si bien que la bergère a confié son rôle
A son chien noir aussi bon qu'il est vieux.
Posant son tricot et sa gaule,
Elle ôte, à mouvements frileux,
Robe, chemise, et longs bas bleus :
Sa nudité sort de sa geôle.
Tout d'abord, devant l'onde aux chatoiements vitreux
Elle garde un maintien peureux,
Mais enfin, la chaleur l'enjôle,
Elle fait un pas et puis deux...
Mais si l'endroit est hasardeux ?
Si l'eau verte que son pied frôle
Allait soudainement lui dépasser l'épaule ?
Mieux vaut se rhabiller ! mais avant, sous un saule,
D'un air confus et curieux,
Elle se regarde à pleins yeux
Dans ce miroir mouvant et drôle.
poésie de Maurice Rollinat
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Mon âme, Psyché
Un ange est venu et m’a dit:
- T’es un porc de chien,
vermine et groin.
L’herbe pue sous ton ombre
qui lui pèse.
Et ton haleine sent la boue!
- Mais pourquoi, lui criais-je, pourquoi?
- Sans raison!
Un ange est venu et m’a dit:
- Le verre est plus transparent
que la plus limpide de tes pensées!
Après ta mort, les vers
grouilleront dans tes narines, dans ta gueule,
dans ton groin, dans ta trompe!
- Pourquoi, lui criais-je, pourquoi?
- Sans raison, m’a-t-il répondu...
Puis l’ange, ah, l’ange, ah, l’ange, ah, l’ange,
s’envola, ses ailes d’or flottant
dans l’air d’or.
Des papillons d’or
voltigeaient dans l’aura de l’ange d’or.
Il volait ahuri,
tout en or,
s’éloignant aux lointains mordorés
où sombrait un soleil baigné d’or.
- Pourquoi t’éloignes-tu de moi,
lui criais-je, pourquoi me quittes-tu, pourquoi?
- Sans raison, m’a-t-il répondu. Sans raison...
poésie de Nichita Stănescu de Dans le doux style classique (1970), traduction par Lucia Sotirova
Ajouté par Dan Costinaş
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Abel et Caïn
I
Race d'Abel, dors, bois et mange;
Dieu te sourit complaisamment.
Race de Caïn, dans la fange
Rampe et meurs misérablement.
Race d'Abel, ton sacrifice
Flatte le nez du Séraphin!
Race de Caïn, ton supplice
Aura-t-il jamais une fin?
Race d'Abel, vois tes semailles
Et ton bétail venir à bien;
Race de Caïn, tes entrailles
Hurlent la faim comme un vieux chien.
Race d'Abel, chauffe ton ventre
À ton foyer patriarcal;
Race de Caïn, dans ton antre
Tremble de froid, pauvre chacal!
Race d'Abel, aime et pullule!
Ton or fait aussi des petits.
Race de Caïn, coeur qui brûle,
Prends garde à ces grands appétits.
Race d'Abel, tu croîs et broutes
Comme les punaises des bois!
Race de Caïn, sur les routes
Traîne ta famille aux abois.
II
Ah! race d'Abel, ta charogne
Engraissera le sol fumant!
Race de Caïn, ta besogne
N'est pas faite suffisamment;
Race d'Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l'épieu!
Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!
poésie de Charles Baudelaire de Les Fleurs du mal
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