Je suis un Cioran allègre, autant dire que je n’existe pas.
aphorisme de François Vaucluse
Ajouté par Veronica Șerbănoiu
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Des citations similaires

J'avais rompu avec la Roumanie: elle n'existe plus pour moi.
citation de Emil Cioran (1941)
Ajouté par Simona Enache
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La fourmi
Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh! pourquoi pas?
poésie de Robert Desnos de Chantefables (1945)
Ajouté par Dan Costinaş
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Sans doute, Cioran, revenu de la foi, a-t-il eu le sentiment de retrouver la religion au plan politique, par l’exaltation d’une mission choisie, d’une chaleur collective, d’une mystique, aussi monstrueuse fût-elle, en son racisme et son antisémitisme.
Stephane Barsacq dans Cioran. Éjaculations mystiques (17 février 2011)
Ajouté par Simona Enache
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Je n’ose
je veux te dire une chose
si tu pouvais m’ecouter!
tu m’ecoutes... mais je n’ose
non, je n’ose te parler.
je te sais bonne et tres douce:
mais je te crains malgre moi.
l’oiseau tremble dans la mousse
et je tremble devant toi.
j’ai bien des choses a dire
mais je ne peux pas, j’ai peur...
je te vois deja sourire
et ton sourire est moqueur.
ta bouche est comme une rose...
tu vas te railler de moi
je suis si gauche et je n’ose
lever les yeux devant toi!
ton port est un port de reine
ton regard est imposant
alors, tu comprends sans peine
pourquoi je t’admire tant
je te voudrais souveraine
et moi je serais ton roi
meme etant sur de ta haine
j’aimerais mourir pour toi
je suis bete, c’est possible
pourtant, je sais bien aimer
mon cœur n’est pas insensible
mais je ne puis m’exprimer
ah! si je savais te dire
l’amour que je sens pour toi
non, tu ne voudrais plus rire
et tu n’aimerais que moi.
poésie de Iulia Hașdeu
Ajouté par Simona Enache
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Parfois je suis si subtil que je ne sais plus ce que j'ai voulu dire.
aphorisme de Valeriu Butulescu, traduction par Genevieve Gomez
Ajouté par Simona Enache
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Chaque matin, en m’éveillant, je suis heureuse de sentir que j’existe et que la beauté du jour qui vient dépend de la beauté que je veux y mettre.
citation de Huguette Oligny
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Flatter un créditeur, pour son terme allonger,
Flatter un créditeur, pour son terme allonger,
Courtiser un banquier, donner bonne espérance,
Ne suivre en son parler la liberté de France,
Et pour répondre un mot, un quart d'heure y songer :
Ne gâter sa santé par trop boire et manger,
Ne faire sans propos une folle dépense,
Ne dire à tous venants tout cela que l'on pense,
Et d'un maigre discours gouverner l'étranger :
Connaître les humeurs, connaître qui demande,
Et d'autant que l'on a la liberté plus grande,
D'autant plus se garder que l'on ne soit repris :
Vivre avecques chacun, de chacun faire compte :
Voilà, mon cher Morel (dont je rougis de honte),
Tout le bien qu'en trois ans à Rome j'ai appris.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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Il faut
Il faut survivre jusqu'à la menace
D'aneantir un jour, certain non ferier,
Porté, non plus s'est où... quel degueulasse?
Pourquoi, pourquoi on se ment, pour espèrer?
Il faut revivre tout ce qui s'est passé,
Pour te reprendre poussière perdue
Dans un vivant de faits, des jours cassés...
Pour en pouvoir tenir ta unique rue?
Il faut reprendre goùt de balader
Les lieux d'une fois, une fois, aux pieds tous nus,
Pouvoir ainsi du temps se l'exploser?!...
A quoi ça sert futur non prevenu?
Il faut quitter l'amour avant la fin,
Pour retenir suspense de son désastre?
Je ne sais pas; la vie est sans refrain
Pour le reprendre, un jour, après son astre?
Il faut qu'on sent ainsi tant de souffrance
Juste pour savoir qu'existe du bonneheur
Et qu'on apprend si peu de l'importance
Seulement après qu'on a vecu autant d'erreurs?
Il faut qu'on croit au faible mutilé,
Qui cherche a dire restant de son intègre,
Le regardant pour temps s'est vu passer,
D'un âme... qu'on garde caché, dans son tenebre!?
poésie de Daniel Aurelian Rădulescu (15 mai 2013)
Ajouté par Daniel Aurelian Rădulescu
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La musique est probablement le seul moyen de dire quelque chose, là où il n'y a plus rien à dire !
citation de Octav Bibere
Ajouté par Kitzy Bush
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La musique est le seul moyen de dire quelque chose quand il n'y a plus rien à dire !
citation de Octav Bibere
Ajouté par Kitzy Bush
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Le fait que la vie n’ait aucun sens est une raison de vivre, la seule du reste.
citation de Emil Cioran
Ajouté par Simona Enache
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Une des clefs du bonheur est de garder le contrôle de la différence entre : dire ce que l'on pense et dire la vérité.
citation de Jean Abraham
Ajouté par Micheleflowerbomb
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Je dis mes principes, et je le dis à dessein: car ils ne sont pas, comme ceux des autres femmes, donnés au hasard, sans examen et suivis par habitude, ils sont le fruit de mes profondes réflexions; je les ai créés, et je puis dire que je suis mon ouvrage.
Pierre Choderlos de Laclos dans Les Liaisons dangereuses (1782)
Ajouté par Simona Enache
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Si tu ne sens pas que la mer pourrait te servir de pseudyme, tu n'as jamais goûté un instant de solitude.
Emil Cioran dans Le Crépuscule des pensées (1940)
Ajouté par Dan Costinaş
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Le français: idiome idéal pour traduire délicatement des sentiments équivoques.
Emil Cioran dans Aveux et anathèmes (1987)
Ajouté par Simona Enache
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Toute forme de hâte, même vers le bien, traduit quelque dérangement mental.
Emil Cioran dans De l'inconvénient d'être né (2006)
Ajouté par Simona Enache
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Celui que l'Amour range à son commandement
Celui que l'Amour range à son commandement
Change de jour en jour de façon différente.
Hélas! j'en ai bien fait mainte preuve apparente,
Ayant été par lui changé diversement.
Je me suis vu muer, pour le commencement,
En cerf qui porte au flanc une flèche sanglante,
Depuis je devins cygne, et d'une voix dolente
Je présageais ma mort, me plaignant doucement.
Après je devins fleur, languissante et penchée,
Fuis je fus fait fontaine aussi soudain séchée,
Epuisant par mes yeux toute l'eau que j'avais.
Or je suis salamandre et vis dedans la flamme,
Mais j'espère bientôt me voir changer en voix,
Pour dire incessamment les beautés de Madame.
poésie de Philippe Desportes
Ajouté par Simona Enache
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Plus encore dans le poème, c’est dans l’aphorisme que le mot est dieu.
Emil Cioran dans Croyances et religions
Ajouté par Simona Enache
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Autant comme l'on peut en un autre langage
Autant comme l'on peut en un autre langage
Une langue exprimer, autant que la nature
Par l'art se peut montrer, et que par la peinture
On peut tirer au vif un naturel visage :
Autant exprimes-tu, et encor davantage,
Avecques le pinceau de ta docte écriture,
La grâce, la façon, le port et la stature
De celui qui d'Énée a décrit le voyage.
Cette même candeur, cette grâce divine,
Cette même douceur et majesté latine
Qu'en ton Virgile on voit, c'est celle même encore
Qui française se rend par ta céleste veine.
Des Masures sans plus, à faute d'un Mécène
Et d'un autre César, qui ses vertus honore.
poésie de Joachim du Bellay
Ajouté par Poetry Lover
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La Réprouvée
Quelle était donc, ainsi, tout de noir recouverte,
Cette femme, là-bas, d’un si lugubre effet,
En me croisant, m’ayant laissé voir qu’elle avait
Le crâne dans du linge et la figure verte ?...
Mais, verte ! de ce vert végétal, cru, blanc jaune,
Comme un gros masque d’herbe et de feuilles de chou !
Elle avait passé là, d’un pied de caoutchouc,
Sans bruit, avec un air de chercheuse d’aumône.
Je la suivais des yeux, je la suivis des pas ;
Et, quand je fus près d’elle, en tremblant, presque bas,
Dans le son de ma voix mettant toute mon âme ;
« Mais qui donc êtes-vous, lui dis-je, pauvre femme ? »
Alors, parlant de dos, elle me répondit :
« C’que j’suis ? Vous n’savez pas ? eh ben ! j’suis l’êtr’ maudit !
Oh ! l’plus misérable et l’plus triste
Comm’ le plus inr’gardab’ q’existe !
N’ayant rien qu’à s’montrer pour fair’ le désert ;
J’suis la femm’ dont, au moins depuis vingt ans, l’cancer
A mangé p’tit à p’tit la fac’, comme un’ lent’ bête ;
Celle qui traîne après ell’ du dégoût et d’l’effroi,
À qui, s’renfermant vit’, les gens de son endroit
Donn’ du pain en r’tournant la tête !
poésie de Maurice Rollinat
Ajouté par Poetry Lover
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